AR AURAS
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même quand je serais loin de Saint-Damien, ie l'ai cueillil. Et depuis, ses pétales jaunies encadrent, dans ma ‘Flore franciscaine”, le doux nid de Saint-Damien. Il m'est à lui seul un jardin de sainte Claire.
Jardin, Saint-Damien le fut, qui vit s'épanouir tant de saintes âmes et plus précieuses, et plus belies et plus durables que les éphémères roses, que les fleurs qui ne durent qu'un Jour.
Ce fut Hortulana la “Jardinière’”, si bien nommée, qui devait donner à ce divin parterre ses trois filles et se donner elle-même, môêre des Saintes dont la vertu emplit cette maison de ses parfums, sainte elle-même.
Fleur ravissante du jardin que Soeur Pacifique, celle-là même qui accompagnait Claire lorsau’elle allait vers François pour s’entretenir de sa vocation, dans la lumineuse nuit de sa consécration à Dieu, Comment n'eût été suivi un si merveilleux exemple contemplé de si près? C'était Bonna, la tante de l'Abbesse, qui facilita la vocation de sa nièce pour la suivre à son tour. Quelque temps, elle dut se séparer de Saint-Damien pour habiter le monas-
tère de Spello, où Dieu fit pour elle le gracieux
MON PELLRINAGE
miracle de la biche; elle revint près de la Fondatrice, qu’elle assista à ses derniers moments. Avec Claire, elle partage, dans son repos, l'ombre de la même basilique qui couvre leurs tombeaux.
Après la mère, après les sœurs, après la tante, voici les nièces de Claire, Sœur Aimée, Sœur Balbine, autres fleurs de son jardin.
lors que l’on songeait, au château paternel, à marier Aimée la douce enfant, Claire, inspirée d'En Haut, la ravissait par les charmes de l'Epoux divin. Le fiancé, frustré, parla d’incendier le couvent et de ravir de force celle qu'on lui disputait, mais la résolution inébranlable de la clarisse fit plier les volontés et caima les fureurs.
Aimée expia les frivolités du jeune âge, et Jésus la traita avec une douce rondescendance jusqu’à se montrer à elle sous les traits de son enfance.
Elle suivit de près sa tante dans les joies du Paradis.
La Bienheureuse Balbine, la sœur d’Aimée.
les suivit elle aussi. Rose fleurie, elle alla fonder à Spello le monastère du Val-de-clcire,
où elle mourut le 3 février 1340.
nilisis
Petite et ravissante fleur du jardin de sainte Claire, que cette autre Agnès qui, toute petite fillette, venant visiter avec sa mère le monastère de Saint-Damien dont son père, parent et ami de saint François, est le protecteur, s'attache à la robe de sainte Claire et ne veut plus la quitter. Fidèle à imiter en tout la sainte Abbesse, rien d'étonnant que l’Epoux des Vierges la favorisät de ses visions. E]
fleur à peine épanouie,
le mourut toute jeune comme on cueille la
Fieur du jardin encore que Sœur Christine, amie de Claire dans le monde. Elle venait souvent visiter l'héroïque fille des Scefi, dans son cloître, si bien qu’elle finit par y entrer. Telle était la douce influence aue Claire exerçait, (Christine embaumait le monastère par a pureté de son cœur. Elle aussi est enterrée à coté de son amie, de sa mère.
Où faudra-t-il s’arrèter dans la contemplation de ces âmes, fleurs du jardin de sainte Claire?
Qu'elle est sublime cette Sœur Françoise qui,
le ses souffrances envoyées par le
au milieu « Ciel, s'écriait: “O vous qui avez heureusemen: blessé mon âme, ne la guérissez jamais”. Et
sa sœur Angeluccia, dont on a peine à tra-
duire l’angélique nom, qui suivit Françoise dans le cloître et dans la vertu, Honorée de l'amitié de Claire, elle fut envoyée avec Sœur Béatrice fonder le monastère de Marseille,
Il faudrait encore nommer Sœur Bienvenue, qui eut le bonheur de voir la Reine des Anges descendre du ciel, escortée d'une phalange de Vierges, pour venir recevoir l'âme de Claire au sortir de cette vie et l'introduire dans l’autre.
Et Sœur Benoite, qui devait succéder à Claire dans le gouvernement de Saint-Damien, et Sœur Philippe, d'Assise, et Sœur Lucie, de 2ome, et Sœur Cécile Gualtieri, de Spello, il | faudrait les nommer toutes ces fleurs sérade sainte
phiques qui composaient le jardin
Claire.