‹ Mon pèlerinage à Assise, Cortone, l'Alverne [microforme]Chapitre 20 sur 87 · SAINT-RUFIN · texte numérisé non relu

SAINT-RUFIN

Ce fut un dimanche après-midi que je fis ma visite à Saint-Rufin, la cathédrale d'Assise, Il fallait habilement profiter de tous les moments libres que me laissait mon ministère.

Je m'arrête d'abord devant la statue de bronze aue l’on a élevée sui la place de la Üathédrale en 1882, au Vilie “entenaire de la naissance de saint François. Elle est due au sculpteur Dupré, qui avait fait naitre tout d’abord le sujet d'un bloc de marbre que nous verrons à l'intérieur, pour le couler ensuite en ce bronze immortel. Francois, les mains croisées sur la poitrine, la tête inclinée, semble tout à la fois presser au dedans de lui-même les grâces dont Dieu a comblé son âme et rendre ainsi sa reconnaissance au Très Haut, qui de petit l’a fait grand à ses yeux, et nous dire combien son cœur nous aime.

Je contemple cette façade romane où ce-

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pendant déjà l’ogive se dessine: elle est noircie par le temps. En m'approchant, je constate que les lions de pierre qui en gardent l’entrée ont été polis, usés, par le frôlement des robes et des manteaux des génératiors qui ont passé le seuil du saint lieu. Cette usure de la dure pierre, ce qu’elle représente de flux et de reflux humains!

Je m'engage dans cette porte où François passa et repassa si souvent, enfant, écolier, élégant jouvenceau, pénitent, prédicateur du jour, trainant une existence blessée par le Ciel même !

Et, comme lui, Claire, paroissienne de la Cathédrale, que de fois n’avait-elle pas franchi ce seuil dans sa pieuse enfance, alors surtout qu’elle préparait dans son cœur sa rupture avec le monde et qu’elle allait, assidue, écouter les sermons du fils de Bernadone, le Frère François?

J'entre dans le temple sacré, je m'’agenouille et j'adore. Longtemps je suis resté dans la méditation de ce qui s’est passé ici. Je me relève pour suivre chacune des stations franciscaines.

Ce qui m'attire tout naturellement d’abord,

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ce sont les fonts baptismaux, dans le bas de l’église, à droite.

Ils ort été restaurés lors du VIle Centetenaire, mais la cuve baptismale est bien la même sur laquelle François fut baptisé du nom de Jean et fait enfant de Dieu.

On a peint comme tableau de fond la gracieuse scène du baptême du fils de Pica de Bourlemont. Pendant que le curé d’alors verse l’eau baptismale sur la tête du petit Jean emmaillotté, la gentille marraine le tient, et l’Ange pèlerin, qui a sollicité l’honneur d’être le parrain, se porte garant de la fidélité de ce nouvel enfant de Dieu. Les Anges du Ciel contemplent la scène pour retourner là-haut en porter la bonne nouvelle,

Sur ces mêmes fonts baptismaux ont été baptisés sainte Claire, sainte Agnès, la Bse Béatrice, le Frère Rufin et plusieurs compagnons de saint François. Dans la frise qui entoure d’un demi cercle la cuve baptismale, sans en faire partie, on a, en une série de médaillons, représenté les illustres baptisés qui, sur les mêmes fonts baptismaux, reçurent la trace indélébile du saint Baptême.

Bien qu’Assise compte plusieurs paroisses,

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