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nombreux et variés, Toute cette vie si forte et si douce passait devant mon esprit, Je me portais jusqu'au Ciel, dans la gloire, où l'ame de Claire attend ce saint corps que la terre retient encore, Je contemplais ce que l'on a puar ] la hu 1 1.»
VIP : natiison titicieliement reconstituer qe Ia P
la glorieuse Fondatrice, Sur l'ossature de la
face, on a modelé une fine toile métallique; ce moyen donne, à la fois, une garantie de ressemblance et permet de distinguer à travers les mailles de la toile les ossements méme de la sainte Abbesse,
Le style de la châsse est de bon goût. En somme, tout ici est disposé avec art et piété. A l'intérieur de la chässe, on remarque un cœur d'or, Il contient tous les noms des Ciarisses qui remplissaient les monastères du monde entier, lors du VIle centenaire de la fondation de l'Ordre en 1912, [L'antique monastère de Marseille, fondé du vivant meme de sainte Claire, avait eu cette ingénieuse inspiration.
La religieuse qui me fait les honneurs de la visite me connait déjà par correspondance :
elle parle français. Sa joie de me voir ici, de
d'une sœur qui voit pour la première fois un frère aîné, absent, dont elle a souvent entendu parler.
Il est convenu que je reviendrai mardi matin dire la sainte Messe au tombeau de la sainte Mère.
Je suis fidèle.
Quelle consolation! De ce petit autel on voit parfaitement le corps de sainte Claire ; les dispositions sont telles que la distance qui en sépare semble supprimée; on croirait la châsse sur l'autel, quoiqu'ei en soit éloignée de quelques mètres. Ce n'était certes pas une distraction que de fixer de temps à autre cette sublime amante de la Sainte Eucharistie, et qui, du fond du reliquaire où elle repose, paraissait assister à la sainte messe, tout comme elle le faisait, de «en lit Ge douleur, alors que le frère Ange ou le frère Léon venait, pour elle, célébrer les saints mystères dans son infirmerie.
Le petit édicule sous lequel se trouve l’autel de la crypte, soutient la partie du rocher dans laquelle se trouvait primitivement le tombeau de sainte Claire. Nous y montons par un
escalier latéral, et nous nous trouvons dans
une chambre sépulcrale, taillée dans le roc vif.
Le grand cercueil de pierre, qui a contenu le
saint rps vendant près de six siècles, est là, privé de son trésor. Il parait triste, comme si on |’ il ti et trop sévère, lui qui jaiou Ï , pence t de lo is siècles, à gardé la clarté comme ; le boisseau. Mais ficr ae sa iorce el confiant en sa fidélité, il semble
dire: Si vous pouvez contempler le trésor que je vous cachais, le pensez-vous plus en sûreté?
Une habituée de tombeau de sainte Claire, qui est venue assister à la messe, me donne un exemple de cette témérité dilapidatrice de l'acier : de son couteau elle gratte la pierre du sépulcre et en extrait une précieuse poussière que nous emportons comme une relique dont personne ne pourra nous contester l’authenticité.
Je suis invité à déjeûner au parloir. Ce frugal repas ne manque pas de me rappeler ce que pouvaient être ceux que notre Mère sainte Claire offrait à saint François, et que la charité lui faisait sûrement accepter, à lui qui, volontiers, rompait son jeûne pour épargner la confusion à un frère affamé par les privations, 0‘
ui, encore, s’asseyait sous une treille, pour
manger, avec un malade, la grappe vermeille de raisin qui pendait.
Je ne suis pas seul à cette petite table près de la grille du parloir; il y a d’autres privilégiés. Un mot d’une convive valut une belle répartie que je ne saurais oublier. La Mère Abbesse n’est pas depuis longtemps dans sa charge; elle vient de remplacer la Rve Mère Carmèle Chérubine, partie pour une nouvelle fondation en Sicile. “Ma Mère, dit la demoiselle, je connaissais bien l’ancienne Mère Ab-
lepuis le changement, je n'ai pas
besse, mais « osé me présenter, ne sachant pas qui je trouverais.””
Et la Mère Abbesse de répondre avec finesse : “Vous auriez trouvé une fille de sainte
Claire !”
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LE SACRO CONVENTO
Je n'avais pas tardé à faire une première visite au tombeau de saint François, et j'y reviendrai souvent, surtout à l'heure du midi, pour que le grand jour me révèle toutes les nuances secrètes de tant d'oeuvres d'art.
Le couvent des Clarisses, sur la rue du Bourg St-Pierre, “Borgo San Pietro”, n'est pas éloigné de la Basilique; m’y rendre est un bonheur.
A peine ai-je dépassé la porte St-Pierre qu'une fillette me poursuit de ses instances; elle veut me vendre, je puis bien dire à tout prix, un tout petit bouquet de fleurs. Je suis déjà au milieu de la place des portiques qu’elle me suit encore, pieds nus plus que moi. N'ayant ni or ni argent, je n’ai pas même à m'informer des conditions de son enfantin marché.
Me voici au milieu de la grande place, qu’en-
cadre le cloître aux arcades multiples mais