‹ Mon pèlerinage à Assise, Cortone, l'Alverne [microforme]Chapitre 5 sur 87 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

voir même jeune homme frivole, mais géné reux et pur; converti, et luttant victorieusement contre les fureurs de son père, mendiant son pain aux portes des maisons d'Assise: le suivre pas à pas à Rivotorto, à Notre-Dame des Anges, dans ses missions lointaines ou dans ses prédications aux villes et villages d'Italie ; le voir en de sublimes extases dans la profondeur des grottes ou sur les hauteurs de ?’Alverne ; le voir stigmatisé, mourant d'amour en bénissant ses enfants, le soupçonner dormant au fond de son tombeau de pierre; le voir, le contempler, l’aimer fait le bonheur de l’îme franciscaine.

L’âme franciscaine contemple encore François dans sa progéniture spirituelle. Les saints franciscains sont comme un radieux reflet du Père Séraphique.

Sainte Marguerite de Cortone, par exemple, n'est-elle pas une éclatante manifestation de ce que peut sur les âmes l'esprit franciscain?

Esprit d’humilité, de pénitence et d'amour, de la pécheresse il fera la pénitente, de la “pauvrette” la “Fille” de Dieu, de la scandaleuse la Sainte. Le Seigneur Jésus ne lui a-t-il pas dit que, comme François est le Père du Pre-

PREFACEH y

ier Ordre, Claire, la Mère du Second, elle, la pénitente Marguerite, sera l'étoile du Tiers- Ordre.

Ames franciscaines, nous aimons à voir les saints de notre famille comme un rayonnement de la gloire de François.

C’est à ces âmes franciscaines, éprises du Séraphique Patriarche, que je dédie ces humbles pages.

Plusieurs, ici, se nommeront elles-mêmes, qui savent que c’est à leur intention que j'ai fixé mes souvenirs qui deviennent les leurs:

celles qui m’ont précédé dans ce saint pèleririnage, qui ont prié pour moi dans la chapelle de la Portioncule, pour qu'à mon tour j'aille prier pour elles: celles qui m'ont reçu si fraternellement et qui en retour de leur bienveillance m'ont demandé d'écrire quelque chose des gloires infinies de l’Alverne ; celles qui me suivaient par la pensée et par le coeur dans chacun de ces bénis Sanctuaires ; celles qui depuis ont écouté ces pieux récits avec l’avidité et l’attention que leur inspirait le sujet, puisqu'il s'agissait d’un pèlerinage franciscain, et qui, insatiables, ont voulu encore les lire afin

vi PREFACE

d’y revenir à leur gré et faire renaître à vOlonté ces fugitives visions.

Qu'’elles se nomment sans hésiter toutes les âmes franciscaines qui aiment saint François, son esprit et ses oeuvres, car c’est à elles, si nombreuses, que je dédie ces pages.

Pour leur plaire et me donner à moi-même une franciscaine satisfaction, j'aurais voulu largement illustrer ce livre. C'est qu’il n’est pas un Coin qui nous soit indifférent, s’il a été sanctifié par la présence de notre Père, et s’il retient encore pour le transmettre son précieux Souvenir. Il a fallu sacrifier ce désir aux dures exigences des temps mauvais que nous traversons.

Puissions-nous, en refaisant par la lecture de ce livre notre pèlerinage, nous perfectionner davantage dans la connaissance de tant de ravissantes choses qui forment une auréole autour de la vie de notre Père. Puissions-nous nous faire une âme plus franciscaine encore, toujours plus franciscaine !

L = Mon pèlerinage ñ

Assise

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