BIT MON PELERINAGE
François et de chercher à l’intimider par sos insultes et ses menaces.
François s'était déjà accoutumé aux loups,
surtout aux loups de cette espèce, Il fit tant,
par sa douceur et son humilité, par ses prières et ses mortifications, qu'il convertit “Fra
Lupo” qui, par son repentir et sa pénitence,
devint le doux “Fra Agnello”,
Le bandit converti vécut saintement dans les exercices de la vie monastique, contre-pied de ses premières occupations.
Cet îlot rocheux, qui se dresse dans le vide, servait de prison aér'enne à ce maître en déprédations, Par un pont-volant, qu’il retirait ensuite, il faisait passer ses victimes sur la roche isolée, et les tenait 1à dans cette prison au grand air, jusqu’à ce qu'ils payassent rançon et acceptassent ses dures conditions.
Devint-elle aussi une roche tarpéienne d’où il précipitait ses victimes ?... L'histoire ne le dit pas.
En tout cas, le “Sasso” a gardé le nom terrible de “Fra Agnello” avant sa conversion, c'est le “Sasso di Fra Lupo”’,
C'est en compagnie de mon charitable guide que je monterai à la “Penna”, “La Plume”.
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Lens
A L'ALVERNE C'est le plus haut point de j’Alverne. Le Père me dit que son altitude, rectifié
culs précis, est à 1282 mètres au-dessus du ni-
e par des cal-
veau de la mer.
Pour la tranquillité du touriste pèlerin, on
a scellé dans le rocher un solide balcon de fer, du haut duquel on peut contempler le panorama, Le P, Samuel a eu soin d'apporter una lunette d'approche, Mais d’abord usons de nos veux naturels et remplissons-les à satiété de cette immensité.
C’est une riche Couronne de mont che de sa beauté naturelle.
d'ombre et
agnes, rifaite de lumière et de nuances qui se fondent et se succèdent; c’est l’incomparable vallé tend de l’Alverne aux h sont des villages et de des perles, et de émeraudes,
e qui s’éauteurs de l'horizon ; ce s hameaux, semés comme s bosquets semés comme des au milieu d’un filigrane de sentiers, de petits chemins, de routes qui courent et serpentent,
Après m'être rassasié d’étendue et d’ensem-
ble, je veux Jouir des détails, et c’est alors que vient à mon aide la puissante jumelle du Père Samuel: les maisons lointaines s
approchent, les coins de terre
cultivés se pressent au pied
ne À à 5% +.
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de l’aride rocher, et on est étonné de ne plus les y voir quand les verres ont fini de créer l'illusion qui les rapprochait.
Le Père Samuel a l'enthousiasme encore plus méridional que moi. Breton et Maçonnais qui a vécu à Marseille, volontiers, ‘‘avec un peu d'imagination confusément’”’, du haut de la Penna il verrait la Cannebière.
Près du balcon de fer il y a une chapelle dédiée au Prince des Apôtres. Devant la porte, qui est efrmée, nous faisons une prière au Patron de la Province de France, Cette porte est blindée pour la protéger de toute avarie. Cela n’a pas empêché les pèlerins de replier le blindage pour déchiquer le bois, qu’ils emportent comme un souvenir de Saint-Pierre de la Penna.
Après avoir joui de la vision que nous a donnée la Penna, nous descendrons un autre jour au pied de la montagne. Nous irons faire parler l'écho!
Amusements d'enfants? ou rimes de poètes? Les deux peut-être, car nous restons de grands enfants et d’incorrigibles poètes, le P. Samuel et moi:
C'est qu'en toi tout résonne,et c'est la de toi 8 plus Qui = ort partout N importe!
“Voix des choses” Ne Joyeuses ou moroses, î
D, ; on les ouït sans être las jamais, Ê reer Sous la vaste Coupole, asile de la paix. : (P, Samuel) | Le Père me condui ê ndroit, i EE e c nduit à un endroit, au pied { con | de la montagne, où cet écho est multiple tout à la fois et Juissant.
avec | 0 ; n crie!
haut :
On crie de saintes choses : “E Viva Maria !”’ pelle pour que l’Alverne nous redise :
—"#€ Viva Maria!
orte, Ah:
— 1} Z è . P l'AI 4 our que l’Alverne nous rec ise:
orte 1 .
: —Ah! Ah!
arie. x = # = L’Alve ‘ne nous a parlé. à Naïve joie!
por- J ; = | Avançons encore un peu, en tournant.
| r . . . “ ‘ P2 . . W Voici, me dit le Père, “la Ruée du Diable". i — —La Ruée du Diable?
; = “ = Descendant de l’Alverne, je vois une lon- " + £ue traînée de roches. de gros cailloux. de frag- d #- 4 | ments de rochers, entassés. bousculés, comme | L A 2 EE, poè Si, du haut de la montagne, une immense dé- ME : à charge de pierres avait été lancés dans la r — laine. 1 e P. — 1.
Un jour, le Diable, furieux de toutes les
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