I.KITItKS or GKNKUAI, .M.MUiUKltlïTK
pelant 1.1 l'i'aiice entière aux armes et à la (16loiise (lu sol. .laime ce mouvement, car il est possible que nous ayons hesoin de faire de grands efforts pour expulser les IM'ussieii^ de la France.
.lai vu que Ion parlait de prendre encore des régiments en Algd'rie, vous aurez donc, ma chère femme, à vous garder peut-être vous-mi^me. mais conune vous èles aux portes dAlgcr, cela me rassure.
Je songe bien souvent à vous et à noïj^ chers enfants, je me transporte par la pensée au milieu de vous et ce sont mes meilleurs moments...
MeU, le J(l août 1870.
L'homme propose et Dieu dispose; nous devions d'après les ordres donnés venir en trois jours à Metz, et voilà qu'hier soir une dépêche télégraphique du major général iious prescrit de partir sur l'heure et d'arriver d'urgence, le matin si nous pouvons. Certes nous le pouvions, et nous avons pa^é jiotre nuit à marcher rapidement : dix-sept lieues dune traite, voilà comment nous sommes arrivés ce matin à Metz, pensant que l'ennemi était aux portes. Il n'en était rien heureusement, et c'était une simple
LETTKKS 1»! CÉ.NKUAL MAKGrFHlTTE 303
gageure entre MM. Lebrun et Jarras. Enfin Lebrun qui avait parié pour nous a gagné.
On est moins éraolionné que ces derniers jours à Metz. C'est le maréchal Bazaine qui a pris la direction des opérations. Ce que l'on va faire, je n'en sais rien, mais il serait opportun, avec le gros de nos forces, de nous rabattre contre une des deux armées prussiennes et de chercher à l'écraser, quitte à revenir ensuite sur l'autre. Si au contraire on hésite, il est clair que les deux armées se réuniront pour nous attaquer de nouveau avec des forces imposantes. Bref, notre première vue de la manière dont les choses ont été menées jusqu'à ce jour n'est pas des meilleures et des plus satisfaisantes. C'est seulement hier qu'on s'est avisé d'armer les forts qui dominent Metz; il y a dans tout ceci beaucoup d'incurie et d'imprévoyance. Dieu veuille que tout cela ne nous coûte pas trop cher...
Metz, le 1 1 août.
Nous n'avons pas encore d'ordres pour la journée, l'Empereur est toujours à Metz. Hier, le Prince impérial est venu à notre bivouac, 1p
;t()'( LKTTHICS m l.liMlKAL MAUGIFIIITTR
pauvre enfanl avait l'air rôveiir. Il dolL drjù, avoir conscience de la lourde lAchc qui incomhe aux gouvernants des nations. L'Eniperciir a dit au général Du IJarrail, qu'il avait Juil venir la division de chasseurs d'Afrique pour l'employer dans les reconnaissances.
Nous avons commencé ce service le matin à quatre heures. De GallifTet est parti avec 250 chevaux de son régiment pour aller en reconnaissance du côté de Deuze oii se trouve l'ennemi. Hier soir, nous avons entendu quelques coups de canon de ce côté.
Les uhlaus prussiens s'enhardissent à courir le pays par petites bandes et semer l'effroi partout. On voudrait les rendre plus circonspects. C'est à cela, paraît-il, que nous serions d'abord employés. J'ai passé ma nuit sans trop dormir, parce que je voulais mettre cette première reconnaissance en route et parce qu'ayant entendu un ou deux coups de canon, je voulais en savoir la signification. 11 faut, dans les circonstances présentes, compter beaucoup plus sur soi que sur les autres et je cherche à mettre mes hommes dans cette conviction.
Mais que d'impéritie et, comme l'a dit le général Trochu, quelle illusion fâcheuse nous avons conservée de l'idée que nous étions la
première armée du monde! Oui, pour le courage; mais pour l'instruction militaire, et surtout pour la préparation, non. Enfin, il n'y a »>pas. à récriminer, il faut agir et redonner confiance à bien des gens qui la perdent.
Le général Ghangarnier est ici près de l'Empereur, faisant le noble métier de cheval de renfort avec une énergie qu'il communique de la fa{;on la plus opportune. J'ai été pour le voir, il était sorti et venu à notre bivouac. J'ai vu là quelques connaissances, beaucoup de personnel de l'étal-major, trop d'oisifs.
Que vous dirai-je que vous ne deviniez? Jamais plus grande épreuve n'a été donnée à la France depuis longtemps! Élevons nos âmes et Dieu veuille nous tenir compte des efforts que nous ferons pour supporter courageusement cette situation...
L'armée est toujours excellente et son esprit est des meilleurs. Les Prussiens se trompent s'ils pensent la trouver démoralisée. -
Il aui'l 1870.
Hier, j'ai eu ma première affaire. J'ai été en- voyé à Pont-à-Mousson pour rétablir notre ligne
M(i(l i,i.iTi;i>< lui (;i';.m:ii Al. m vitci iniiiri';
(le t'oiiiiniiiiicalidii (•oiip(^o. On est 1res conlciil du résuUiiL L'EnipcMTiii lu'a dit: « Gel.i ne m'6lonne pas de vous, mais, dans les circonstances présentes, c'est bien opportun. •« Ce que je. ne» ♦ •> dis pas dans mon rapport, c'est que, dans la sortie qu'ont faite les Prussiens pour s'échapper, j'ai été bourré par un oflicier des hussards de la garde'. Nous nous sommes heurtés, lui en me donnant un coup de sabre sur la tête, que j'ai paré.^i partie, en me baissant et en lui donnant un coup de pointe en pleine poitrine; cela a empêché la violence du coup qu'il me destinait. En même temps, il recevait un coup de revolver de Révérony, qui l'achevait. Je n'ai pas la moindre égratignure, Dieu merci, et il n'y a qiie le
turban de mon képi de coupé.
Verdun, le 16 août 1870.
Me voici à Verdun avec ma brigade. J'étais loin de me douter ce matin, quand je vous ai écrit de Doncourt, qu'il en serait ainsi. J'étais à
Cheval, et me promenais dans le bivouac quand l'Empereur passa escorté par une brigade de cavalerie de la garde. Ayant aperçu le général Du Barrait et moi, il eut l'idée de se faire accom-
• pagner par une brigade de chasseurs d'Afrique. La route de Doncourt à Verdun était occupée \
LRTTRFS DC GÉNÉHAL MAItGUKrUTTK 307
par des éclaireurs ennemis. C'était donc une assez grav^responsabilité et j'avais une peuratroce d'être attaque, ayant l'empereur à garder et à mener à bon port. Dieu merci! j'y ai réussi et, après une halte àÉtain, nous sommes arrivés à Verdun sans encombre. Le cortège arriva vers deux heures et ne fit que traverser la ville. L'Empereur monta immédiatement en chemin de fer pour se rendre au camp de Châlons. Il a été extrêmement gracieux et nous a comblés d'éloges; tout l'entotiragc chante les louanges des chaleurs cV Afrique e4.sila fin de la guerre était heureuse, cette campagne serait favorable aux chasseurs d'Afrique.
Sainte-Mcnehould, le 18 août.
Nous n'avons pas assisté à la bataille du 16. Le général Du Barrail a pris part à la bataille avec les deu.x régiments de dragons et de lanciers de la garde qui lui avaient été donnés pour remplacer la brigade des chasseurs d'Afrique. 11 a dû nous regretter. Enfin, à la grâce de Dieu, les prévisions humaines sont bien peu de chose dans ce torrent qui semble nous précipiter vers un gouffre. Nous voici à un moment que l'on peut appeler suprême. Je vous écris d'un petit moulin où j'ai abrité ma tête sous un
.'U)S Lr.TTHES nu GKNKHAL SIAHGUKIUTTE
loil, ce ijne je n'ai pas fait depiiiï^ qiialio jours (le Itellc étoile. Nous sommes séi^Rrés de nos bagages, (]ni nous rejoindront, Dieu sait quand.
Sdintc-Menêhoiild, le 10 août IH70.
.l'ai passé ma journée à organiser des reconnaissances et difl'érents services. Je viens un peu causer avec vous. De détails, vous le savez, je ne puis vous en donner. Nous sommes sans nouvelles certaines du maréchal Bazaine et de son armée. 11 se bat tous les jours, aujourd'hui encore, on a entendu le canon de l'autre cùté de Verdun, un peu à gauche, vers Montmédy. Remonterait-il de ce côté? Je voudrais espérer le contraire. L'ennemi est assez nombreux pour faire des sacrifices d'hommes considérables et se renouveler sans cesse, et malheureusement nous ne pouvons en faire autant. Que d'angoisses pour tous? et que de tristes retours vers le passé 1...
Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de privations, malgré que nous soyons toujours sans bagages, et que je tienne à donner l'exemple sur la manière de s'en passer.
Saintc-MeneJiould, le 21 août 1870.
Je tiens de proléger l'arrivée d'un convoi de
LETTRES DU GK.NÉliAL MAHGLEHITTE 309
six cents voilures venant de Verdun sur Reims. C'est sur Reims que nous concentrons pour nous rapprocher et tendre la main au marécharl Bazaine, qui fait sa retraite par la ligne des Ardcnnes, harcelé par l'ennemi de tous côtés. Je voudrais bien qu'il puisse se rejoindre à nous assez intact. C'est là un grand point et bien nécessaire dans les circonstances présentes. Combien je suis navré en songeant à toutes les misères que subissent nos soldats, forcés de se battre tou? les jours en marchant et sans moyens suffisants d'existence.
Nous ne perdons pas espoir, au contraire, nous réagissons contre la mauvaise fortune.
Je vais toujours très bien. Je fais mon deuil de mes bagages et je me reconstitue ici une rechange de vêtements de flanelle. Une couverte, une brosse à dents, avec cela on va partout.
Monthois, le 24 août 1870.
Je pense que le maréchal Bazaine est en retraite vers Mézières et que nous pourrons bientôt lui tendre la main. Si nous le recueillons en bon ordre, comme je l'espère, nous pourrons faire payer cher aux Prussiens leur marche envahissante.
Gallifîet vit avec moi, nous sommes cinq ou
:!|(l I.KTTUKS IH." CKM'.IIAI, MAIllil i;iUTTK
si\. J'ai donc, comme vous voyez, une grosso maison, .r.ii remplacé notre premier cuisinier, llobftrl. (jui a cU'î tné à Pont-à-Mousson, par un autre g;\te-sauc<' qui nous plonge dans la [lommc (le Icrrc jusqu'au menton. Cette luiit j'ai pu dormir un peu plus. Je n'ai été réveillé que sept ou huit lois.
A présent il n'est plus permis d'user du télégraphe pour les affaires particulières, mais je vous écrirai toutes les fois que je pourrai, mais ce n'est pas toujours possible avec des corps d'armée qui absorbent et encombrent. .Te viens de me regarder dans le miroir de la lionne femme, chez laquelle je me suis installé au bout du village pour être près de mon monde. .T'ai laissé pousser ma barbe, ce qui ne me rajeunit pas du tout. Néanmoins, j'ai la mine de quelqu'un qui se porte bien. Nous avons très bien déjeuné, ce matin, d'une soupe à la potée et d'une grillade, le tout arrosé, d'un petit vin du cru. Combien j'ai souhaité que les pauvres soldats du maréchal Bazaine en aient autant tous les jours ! Je voudrais bien que notre réunion soit faite et que nous puissions écraser ces affreux Prussiens.
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Semw/, jirA? d' Attignij, le 25 août J870.
Je VOUS écris ces quelques lignes de mon nouveau camp. Nous allons dans ce moment-ci ver« Sedan et Montmédy, saîis doute poftr don-^^ uer la main au maréchal Bazaine, dont nous "n'avons pas de nouvelles, du moins moi. Nous traversons un bon pays ardennais dont les gens sont on ne peut plus dévoués et serviables. Quelle calamité de songer que tout cela peut être Ibulé par les affreux Prussiens.
Les nouvelles de Châlons disent que l'ennemi y est, les communications de Paris vont être plus difficiles et peut-être même interceptées pendant quelques jours.
Cette nuit je couche dans une charrette qui me servira de tente et de maison. J'ai de la paille, une bonne couche et mes waterproofs, plus du bois pour nous chauffer. C'est très bien, embrassez les enfants.
29 août, plntcai' de Voi'.r.
Hier, nous avons eu une horrible journée 4 de pluie pénétrante et de froid, avec des marches et des stations sans fin dans la boue jusqu'à mi-jambe. Voilà un" des côtés pénibles (le notre métier. Que de réflexions tristes' en
'.\\1 LKTTUF.S ni! GKNKllAI, MAlir.lFIMTTF
^■oyalll ci's loiif^iios Ir.'iînres (l'Iioinincs s'.illoiigcanl sur les i-oules avec la soulVrnnce peinte sur le visaj^o 1 J'ai rlé appel»'' par le maréchal et par romporcMir. .l'ai élr initié au plan de cani- * paient' *que nous exécutons à, présent. Prions Dieu qu'il réussisse. Faure m'a dit, lorsque je suis sorti : « Vous savez que l'on va vous faire général de division. » Je n'en ai pas, croyez-le bien, une joie immodérée. Je vais avoir le A" chasseurs d'Afrique demain, ce qui m<' fera cinq régiments, plus une batterie dartillerie. C'est un gros las de monde et de chevaux quand il faut nourrir cela au jour le jour. Jusqu'à présent. Dieu merci, nous n'avons manqué de rien; les pauvres gens chez lesquels nous allons requérir les vivres s'y prêtent avec botyie volonté; mais pour mettre un peu d'ordre dans tout cela, il faut bien le vouloir.
Il se livre un combat à quatre lieues de nous, • entre le IV'' corps, général de Failly et les ■• ♦«• Prussiens. Je l'ai vu de la position que j'avais prise avec ma division au-dessus de Mouzon. La • canonnade a é^p assez vive et a duré sept ou huit heures. Cela va retarder notre marche sur Metz et nous n'avons pas de temps à perdre.
Illy, jyrès Sedan, le 31 août 1870.
Je n'ai pas assisté aux désastreux combats
qui viennent d'être livrés près de BeaumonL et Mouzon, et je ne puis le regretter en aucune façon. Yoilà qui anéantit le projet de jonction avec Bazaine. A quelle combinaison va-t-on s'arrêter? Y en a-t-il une passable ou possible? Hier soir, quand j'ai été voir le maréchal, son état-major m'a complimenté sur ma nomination. C'est chose faite, m'a-t-on dit. Pauvres gens qui pensent à ces choses-là en ce moment. Pour moi, cela me préoccupe peu. Je voudrais pouvoir dormir.
IlUj, 31 août 1870.
Les rapports qui arrivent dans la nuit, confirment rénorme développement des troupes de lennemi entre Donchery, Donzy, et Francheval. Il est évident que ses deux armées ont fait leur jonction et un coup de canon tiré de leur camp pendant la nuit, et dont la significacation ne fut connue que plus tard, annonce la réussite de leur plan.
Seda». le /«'■ septembre 1870.
Je rentre de cette affreuse bataille qui dure
depuis le matin. J'ai reçu une légère blessure
qui m'a forcé à venir me faire panser à Sedan
.môme et la tournure des choses a voulu que je
passe devant riIôtel-de-Yille. L'Empereur, qui
.■{|i LKTTHES nil (il't;Nf:HAL MAHGl Kiinric
y demeure, m'aperçut cl m'a liiil doinier une chambre où je suis très bien. Ma blessu're est une balle, qui me traverse les deux joues et qui m'a enlevé quelques dents; vous voyez que ce n'est pas grand'chose. Je dois m'estimer bien heureux d'en être quitte pour si peu. Pendant dix heures j'ai clé au milieu d'une pluie de bombes et de balles. Mon brigadier Milliard a été tué avec son aide-de-camp. J'ai eu bien d*s officiers et des soldats tués. Je n'en connais pas le-nombre et la bataille dure encore! J'ai voulu vous écrire de suite pour vous rassurer dans le cas où vous verriez que j'étais blessé. Ma bonne étoile m'a conduit pour être bien soigné dans le meilleur milieu possible, puisque j'ai les chirurgiens de l'Empereur, entre autres Legouest que j'ai connu autrefois. Le docteur Coignet, qui est ici, a soigné le maréchal de Mac-Mahon qui est aussi blessé; ne vous préoccupez pas de mon état qui est très bon et saméliorera promptement. Révérony a eu son cheval tué. Henderson blessé légèrement, deux autres de mes officiers d'ordonnance ont eu jusqu'à deux ou trois chevaux de tués. Dieu m'a préservé, c'est bien évident. Ne bougez pas, je vous en supplie, cela n'en vaut pas la peine et je ne veux^bsolument. pas que vous tombiez en pleine invasion prus-
LETTRES DU GÉNÉKAL MARGUEKITTE 315
sienne. Je ne sais quand cette lettre vous parviendra, je vous écrirai toutes les fois que je pourrai, mais de là à voir mes lettres arriver, il y a loin.
Seihin, le 2 .septembre.
Dans la bataille d'hier j'ai été blessé, mais légèrement. Je m'empresse de vous rassurer sur mon sort, ne vous préoccupez pas trop de moi. Dieu aidant, tout ira bien. J'ai une balle qui me traverse les deux joues. C'est en résumé peu de chose; ne bougez pas de chez vous.
En noir. — « Si cette lettre tombait entre les mains de nos ennemis, je les prie de l'envoyer à destination. Il n'y a là rien qui ne doive les toucher. >
'■i septembre, Sedan.
Je ne sais si la lettre que je vous ai écrite le i" septembre, soir de la bataille, vous sera parvenue. En tout cas, je profite de la bonne volonté de l'état-major prussien pour vous envoyer de mes nouvelles. J'ai été blessé d'une balle qui me traverse les deux joues. Mais en réalité je puis remercier Dieu de celte blessure qui n'a absolument rien de grave. Je suis très bien soigné par le chirurgien en chef Legouest, et dans quelque temps il n'y paraîtra plus : soyez donc tout à fait rassurée. Je ne veux absolument pas
.'{|(» LKTTIŒS Dr C'.ÉNKHAL MAItGUlilllITTE
que vous bougiez. Le cas n'en v.inL pas la peine et j'ai (lu reste mes raisons pour cela.
Restez près de nos chers enfants et do votre pi're. Je vous donnerai souvent de mes nou-, vcUcs, et j'espère que Dieu nous l'era bientôt la grâce de nous réunir.
JiouiUon, le 4 septembre 1870.
Aie voici eu Belgique et Dieu en soit béni, il me semble que ma guérison va marcher rapidement. Je vais ù Beauraing avec les Doyen, mes olTiciors d'ordonnance et Jean, je pense que par lùliice de M""" Ilasselauer nous serons bien casés. Je vous ai dit dans toutes mes lettres, de ne pas quitter Alger, vous tomberiez dans des dilllcultés qui ne l'eraient qu'ajouter aux miennes.
Château de Beaurainrj , le G septembre 1870.
Je voulais surtout, ma chère iemme, vous faire donner un itinéraire de votre marche, mais je n'y suis pas paiwenu, vous le ferez vous-même. Venez, en appuyant à gauche et avec quelques conseils, vous vous en tirerez. A bientôt donc, celte idée me réjouit beaucoup, et il me tarde de vous embrasser au château de Beauraing oii Ton est parfait pour nous. Et papa, quel parti prendil dans cette occurrence'.' mille baisers et à vous
encore