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INSURRECTION EN ALGERIE

Le colonel Margueritte trouve en France sa nomination au l" chasseurs dAIVique, à Blidali. El le maréchal llandon lui donne avis que la subdivision de Médéah lui est destinée. Mais il ne trouva point l'Algérie calme comme ill'avait laissée. La tribu du cercle de Géryville s'était soulevée, avait battu et tué le colonel Beauprêtre et sa colonne. La tribu du cercle de Boghar se soulève et assassine une partie de l'escadron de spahis.

Nos troupes n'ont point d'avantages en des combats difficiles, sans succès.

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Une grande Iribu, la seule qui nous fût restée lidèle, celle des Larbaas, fait défection. Toute la province de Constantine aussi. Le général Yusuf sort d'Alger. Marguerilte renonce à son congé et se met à la disposition du général Yusuf, qui lui donne le commandement de trois petits escadrons. De tous côtés lui arrivent des renseignements, il est \ite au courant.

Une grosso colonne s'enfonce dans le pays, impuissamment.

Le général Yusuf est repoussé à Tadjmouth et rentre à Laghouat. Il s'enfonce dans l'est, lance à la poursuite d'une tribu rebelle Margueritte et ses escadrons, tandis qu'une colonne, venue de Milianah, cerne et razzie des troupeaux énormes. De là, elle remonte vers Oran, où elle resta. La colonne Yusuf rentre à Djelfa, à Laghouat, d'où le général part pour Alger, laissant Margueritte pacifier le pays.

Margueritte peu à peu fait rentrer les Larbaas dans le devoir. Il se dirige vers El-Ma'ïa, où se trouvait un grand nombre de révoltés. Sa présence suffit' à en mettre une moitié en fuite et soumet l'autre. Il voulut faire une pointe dans le Mzab. On l'en empêcha; ignorant, non, feignant d'ignorer combien pour lui c'était chose facile. Margueritte rendait trop de services, c'était

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gi>ii;inL, cl la jalousio de s'escriiiior conlrc lui. 11 haussa les épaules. II répand du moins dans le Mzal) le bruit. de son arrivée, simule môme une marche (entre temps razzie une tribu hostile) et entre en pourparlers avec les envoyés du Mzab. Les soumissions augmentent. Il se sort des tribus soumises et les envoie contrôles derniers rebelles.

Appelé dans la province d'Oran, 11 razzie deux tribus par un rapide coup de main.

Le pays est calmé. Margueritte n'a plus rien à faire. On choisit le moment du voyage de l'Empereur pour le retenir à Laghouat, par ordre.

Margueritte, jugeant la guerre terminée, demande et obtient un congé de convalescence. 11 part le 21 juin 1805. 11 emporte une impression douloureuse, lassée. Décidément le bien est difficile à faire. Puis les idées sur la colonisation de l'Algérie ont changé. Des tâtonnements, iofructueux, malheureuv, heurtent les efforts militaires, comme un avant-goût de la domination civile. Mon père regarde sa mission en Algérie comme finie. Il vivra désormais pour les siens et lui-même. Il prend le commandement de son régiment à Blidah (1" chasseurs d'Afrique) et le conserve jusqu'à sa nomination de général de brigade, en 1807.

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