‹ Mon premier néChapitre 21 sur 22 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Cher lecteur,

Avez-vous eu la patience de me lire entièrement avant de vous rendre à cette fin tant désirée ? Quand vous avez jeté les yeux sur ce mot " Fin," dans la table des matières, vous avez cru sans doute, en poussant un soupir de soulagement, que c'était réellement le bout de votre martyre Mais, hélas ! j'avais encore quelque chose à ajouter avant de terminer mon petit travail. Cependant, je ne voudrais pas vous laisser en colère contre moi, parce que vous avez peutêtre perdu votre temps à- lire mes élucubrations ; aussi, avant de me séparer de vous, je vous demande humble pardon, car je serais bien chagrin de partir pour le grand audelà, en pensant que vous pourriez conserver de la rancune contre moi. Je suis déjà un vieil arbre rabougri, battu par les tempêtes de la vie ! Je penche déjà vers la tombe que j'entrevois béante à mes pieds ! Ma chevelure brune d'autrefois se parsème de jour en jour àejils d' 'argent plus nombreux ! Tel le chêne qui incline sa tête altière sous les vents de l'automne, et dont les feuilles jonchent déjà le sol ; il lui reste bien de la sève, mais combien peu d'ombrage ! Ainsi, moi-même, je sens mon cœur rajeunir à mesure que j'avance vers le terme fatal ! et je suis un peu comme ces bonnes vieilles filles qui cachent aux yeux inquisiteurs P irréparable outrage des ans, et qui ne laissent après elles qu'un

doux souvenir/ Hélas! je n'aurai pas même cette suprême consolation, car mon souvenir n'aura pas la douceur du miel: c'est pourquoi je vous ai offert mon "Premier Né" qui sera suivi de ma " Cadette ; " (on est toujours plus indulgent pour les enfants !) mais je vous défends de la lire cellelà, à moins que ça ne soit pour faire pénitence, à la fin du carême, car elle verra le jour durant la semaine sainte, je crois, ou avant, si mon éditeur ne fait pas trop jeûner ses typos pendant cette maigre quarantaine ou vice-vcrsa !

NOTA. — Le nom de M. le Dr. J. O. Camirand a été omis par erreur, car le

Docteur a payé sa part de cent dollars un des premiers ; la même

' chose est malheureusement arrivée pour M. Théod. Camirand, qui a

: aussi, depuis longtemps, enrichi le Monument National de sa part de

vingt-cinq piastres.

Errf.urs. — Plusieurs fautes typographiques se sont glissées, inaperçues, malgré toute la bonne volonté de l'éditeur, des typographes et même du correcteur d'épreuves. Hutr'autres: page 5, avant dernière ligne, qui préfère parfois frapper ; etc., au lieu de à frapper. — Page 27, 4ème ligne, 1837 au lieu de 1857 ;

Page 112, 4cme ligne au bas de la page, amateur remarquable au lieu d'amateurer marquable ;

Page 156, 3ème ligne, au haut de la page, lisez célestes au lieu de délestes, etc., etc.

N'en parlons plus et passons pardessus!

V\\\ fuiale de "Mou Premier Né."

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