‹ Mon premier né [microforme]Chapitre 16 sur 29 · Æ LL · texte numérisé non relu

Æ LL

Disgracieux.

Généralement, Chacun aime à y et ses belles, et je suis un de ceux- bornes à la patience h mbule,

X, oui,

bons citadins ; hiver.

que, pour aller à Sur la voie des chars urbains, al, voilà! Pareille chose ne

re ville qu’à Sherbrooke, Que

8are * Union ” » Qui est res-

Lennoxville,

côté, et ligne urbaine de l’autre. Cela est encore disgracieux pour les responsables. On répondra peut-être : il faut s'attendre à ces désagréments, après ure tempête de neige. Après une tempête, soit; mais non pendant trois semaines ou un mois de beau temps. Il n’y a pas d’excuses qui tien. nent ; il faut être décents partout, surtout dans les rues, comme dirait M. le Chef. Allons, citoyens, vous payez vos taxes, je suppose, puisque notre généreux conseil augmente le salaire de ses employés assez souvent, et se paye même le luxe de faire des cadeaux à vos dépens? Eh bien! alors, vous avez droit que l’on ne nous fasse pas casser le cou, chose qui arriverait cent fois par jour, sans l'extrême prudence des conducteurs de voitures. Si le nouveau conseil ne fait pas plus pour nos rues que son ou ses aînés, qu’on le change; qu'on n'élise que des automédons et nous aurons le règne des beaux chemins.

A bon entendeur, salut !

Le Bazar de 1902.

Encore le bazar! toujours le bazar qui aura lieu à , dans la semaine du 13 octobre courant. ce trop d’une fois par année,

u de bien à nos Pauvres, à nos ssiteux ?

acun de

l’obole du pauriche. A l'œu-

Ps-ci, à l'hôpital, beaucoup d'êtres souffrants, et combien d’autres y seraient admis, si les Révérendes Sœurs pouvaient seulement les loger; mais il n’y a pas

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de place : la maison est remplie du rez-de-chaussée aux mansardes, il faut donc nécessairement bâtir au plus tôt. Que tout le monde offre son obole, et plus tard, quand nous au. rons le magnifique hospice projeté, chacun de nous pourra dire : ‘ J'ai aidé, moi aussi, à construire cet asile où tant de misères sont et seront soulagées !”” N'est-ce pas que nous serons fiers de notre œuvre?....

J'ai été témoin, ces jours-ci, à l'hôpital, d’une petite scène bien touchante: un petit orphelin s’en va mourant ; l'ange de la mort plane déjà sur son petit lit blanc, si bien entretenu par une bonne Sœur, qui a pour ce cher déshérité une vraie tendresse de mère. L'enfant souffre sans se plaindre—la Sœur lui a dit d’imiter le petit Jésus —Ce petit homme pourrait, sur ce point, faire la leçon à bien des hommes ! il disait à la Sœur: “ Ma Sœur, vous dites que le ciel est bien beau, je veux bien y aller moi aussi, au ciel, pour connaître ce petit Jésus que vous m'avez appris à aimer, et pour revoir petite naman; mais, s’il vous plaît, ma Sœur, gardez-moi toujours avec vous, je ne veux pas qu’on me porte en terre, j'aurais trop froid cet hiver !... .”O candide naïveté de l'enfance, comme son bon ange devait sourire en entendant ces mots, et comme il devait déjà tresser la couronne de ce petit martyr! Ilest mort depuis. Qui a appris à ce pauvre petit bosse, perclus dans tous ses membres, endurant parfois des souffrances atroces, qui lui a appris, disje, à se résigner ainsi? Une Sœur Grise, une de ces nobles femmes qui ont tout quitté pour consacrer leur vie à adoucir les souffrances de leurs semblables! Allez, mes Sœurs, continuez l’œuvre si belle que vous avez entreprise ; laissez les méchants ou plutôt les sots vous calomnier, soyez toujours le bon Samaritain qui console ceux qui pleurent. Méprisez, non, plaignez plutô: les malheureux qui vous injurient ; un jour viendra peut-être (il est déjà venu!) où un

Prétendu heureux de la terre, un de vos détracteurs, —chà. timent ou Plutôt clémence du ci

lit d'hôpital] ! a belle de Vous venger ! Que dis-je ? i

Mais de vous venger À votre :

le sourire aux lèvres, le régard tourné vers le ci don dans le Cœur!..., Vous ê Maine, mes Sœurs, lique et il nest pas quefois, mais Conme vous dompter ! i

avec elles, il

"++ Et pour qui #rgent, s’il vous plait ? Pour nourrir et vêtir nos n’ont plus de mère !

à peu près, le nombre considérable de Personnes qui ont été admises À l'hôpital Î i i

valides ; deu phelins; cent trente-deux ma 767 repas donnés aux pauv le par les Sœurs,

lades Pensionnaires ; de plus, Tes, et 2,169 visites faites en vil.

* Jugez ut cela a nécessi.

urrir tout ce monde ; pour moi, c’est mer-

Appelez-vous cela «“}»

Soyons sincères,

mb

Nous avons des Sœurs de quatre ordres différents, en ville; partout, vous trouverez la même économie, le même esprit de sacrifice, le même dévouement : ne travaillent-elles pas toutes pour le même Maître ?

J'ai entendu dire (peut-être par des femmes!) qu’une femme qui se dévoue vaut dix hommes ; je le crois, (un peu par galanterie).

Eh bien ! messieurs les hommes, faisons comme d’habitude la plus douce part : donnons, donnons généreusement ; qu'y a-t-il de plus doux que de donner quand on le peut, et surtout pour faire des heureux! Ce faisant, nous prouverons à ces Dames que nous pouvons aussi nous dévouer, à notre manière.

En foule donc, au bazar, j'y convoque le ban et l’arrièreban de toute la population masculine, pour prendre d'assaut la salle St. Joseph, qui sera bien défendue, je vous en réponds. Emparons-nous des listes qui sont si habilement préparées par ces Dames, qu’elles les multiplient à l’infini ! mais avec beaucoup de munitions dans notre gousset et un peu de bonne volonté, nous en viendrons à bout.

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Congrès N ational

À SPRINGFIELD, MASs,

Mon cher rédacteur,

J'avais une bien fausse idée de ce aux Etats-Unis, avant de les v chanté de tout ce que j

rait vrai:nent en plein Montréal, ] Baptiste.

À 8 heures a. M., Sa Grandeur Mgr Beaven, évêque de Springfield, chanta Ja 8&rand’messe et M, l'abbé Caisse fit un sermon des plus patriotiques. L’éloquent Prédicateur a su toucher les cœurs de Son auditoire, en nous parlant de nos frères des bords enchantés du St. Laurent, du respect que nous devons avoir Pour le nom que nous Portons. “Canadiens-français, noblesse oblige,” s’est-il écrié. “ Nous sommes les descendants d’une noble Tace, race de héros s’il en fût! Nous devons donc nous Tespecter ; c’est le meilleur

T les sympathies et le respect des autres races qui Somposent la grande nation américaine.”

Notre seconde Albani, Mile Eugénie Tessier, s’est fait

entendre à l’'Offertoire. Elle a chanté délicieusement, assistée d’un chœur puissant.

Après la messe, à 11 heures a. m., tous les délégués se sont rendus à l'hôtel de ville, où l’hon. M. W. P. Hayes, maire de Springfield, leur a souhaité la bienvenue ; il le fit en termes bien sentis. 11 rappela les gloires de la France, l’aide puissante que la jeune République a reçue d’elle à plusieurs épc jues, surtout lors de la déclaration de l’indépendance. ‘“LaFayette et Rochambeau, dit-il, ont été les bras droits de l’immortel Washington.” Ce maire améric&in aime les Canadiens.

j'oubliais de :,ous dire que Ja première motion du Congrès fut proposée pour stigmatiser l’attentat odieux commis contre le digne et respecté citoyen américain, le grand Mc- Kinley, premier magistrat de son pays.

Très-bien, Canadiens, mes frères, vous avez fait votre devoir de citoyens de notre voisine et vous avez bien mérité de vos amis du Canada. Nous sommes fiers de vous, au pays!

Après ces devoirs accomplis, les différents comités se sont mis à l’œuvre; je vous tiendrai au courant.

Au revoir.

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