‹ Mon premier né [microforme]Chapitre 17 sur 29 · DEUXIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME LETTRE

Tous les journaux quotidiens ont donné des rapports plus ou moins longs des grandes assises nationales qui ont eu lieu à Springfield ; il semble donc que je devrais rester coi et ne pas venir de nouveau vous entretenir de choses qui sont déjà du domaine du passé. Cependant, permettez-moi de vous faire part de quelques-unes de mes impressions.

Et d’abord, j'ai eu le plaisir d'assister au magnifique concert donné par des artistes canadiens-français, dans l’im-

olore se déroulait artistiquement, À côté du

aigle majestueux de la grande Réput''jue. De nombreuses devises, ntourées de guirlan.

des ornaient les murs de la salle. Entr'autres, j'ai remarqué celles-ci: “L'union fait la force :” Notte foi, notre langue et nos lois ; ” “Franc et sans dol;" «Se chercher et s’unir;” 4 Gesta Dei Per Francos ; ” “Affirmons-nous RE. À A

dons-nous les nns les autres ;” « Fais ce que dois ;”” 4 Diey le veut,” etc., etc.

Il y aurait bien des choses à dire Sur chacune de ces devises, mais Je temps me fait défaut.

Dieu le veut !

nos frères soient ci

manque pourtant pas de terres fertiles au Ca fées par les Tayons du même soleil !

déjà essayé d'expliquer, avec plus o te anomalie de l’émigration des n Pour ma part je ne ferai aucun com tenterai de dire: Dieu le veut!

nada, réchauf.

Plusieurs écrivains ont u moins de succès, cet- Ôôtres aux Etats-Unis.

mentaire et je me con-

les différents comités se mirondement sous l’habile préde Putnam, Conn. On parla d'abord

isati frères aux Etats-

S ont raison de se iennent par là plr:s influents et peuarges im Portantes, qu'ils n'auraient Mais ce qui m'efque, si un jour il y avait conflit en-

are rer ernpe mime

TR mme mes men

tre les Etats-Unis, d'une part, l'Angleterre et partant le Canada, de l’autre, les Canadiens, devenus Américains, seraient forcés de combattre leurs frères du Canada! Espérons que le Dieu de toute justice ne permettra jamais cet horrible

Vint ensuite la question vitale pour nos nationaux de là-bas : ‘ Notre langue et notre religion.” C'est une question de vie ou de mort! Je ne parle pas ici de la vie matérielle, mais bien de la vie religieuse nationale. Dans l’ancien Testament, on lit que Moïse, à la tête des Hébreux, s’efforça de les diriger vers la terre promise. Aujourd’hui, comme en ces temps reculés, il faut au peuple, en outre des souverains temporels, des guides spirituels pour le conduire sûrement au port, à cette terre promise qui n’est pas de ce imnonde! Heureusement, ces excellents guides, nouveaux Moiïses, n’ont jamais fait défaut à nos chers émigrés. Je pourrais vous citer des centaines de noms de bons prêtres qui ont suivi et qui suivent encore les nôtres pas à pas, mais, pour aujourd’hui, je ne mentionnerai que le nom du vénérable vétéran du clergé canadien aux Etats-Unis, de ce beau vieillard à longue barbe et aux cheveux blancs, ressemblant aux patriarches bibliques, le Rév. Père Gagné, curé de l’église St. Joseph à Springfield, Mass., où a été chantée la grand’messe de la convention. Cet apôtre, qui évangélise ses frères depuis plus d’un tiers de siècle, est connu et respecté dans toute la Nouvelle-Angleterre. Il y en a bien d’autres qui marchent sur ses traces, ad majorem Dei gloriam !

Si quelquefois, par hasard, on sacrifie ax veau d'or làbas, ce n’est pas la faute du clergé. Ærrare humanum est ! Oui, il est humain de se tromper, mais il est divin de pardonner. Dieu le veut encore! et toujours vous trouverez des prêtres pardonnant les erreurs des leurs et s’efforçant de les ramener au bercail.

ques, Je ne Partage pas cette opinion, écoles des Etats que du Canada,

nadiens-français, orateurs sacrés ou da que de ja république voisine, grands hommes de

Pas plus pour les 1 Nos grands hommes caprofanes, tant du Cana-

ne le cèdent en rien aux

-là ont suivi le

Nos femmes écrivai dans nos couvents, i i étudié dans les éc En général, elles

| $ aux autres qui ont :1h Non, mille fois non! ‘1 Ÿ |

Oh! Ja religion, Cependant il en ‘11 de la vie! Vous ni:

faut beaucoup pour Supporter les épreuves

suicides parmi les bons catholiques. On

» aux prêtres, aux frères, d'enseigner Pas assez de calcul...

Il faut autre chos toujours !

losophie

Somme toute, je crois que le congrès de Springfield produira de bons résultats.

Il y aurait bien des nôtres contre une certain €n parlerai dans une aut

choses à dire aussi sur les griefs des € partie du clergé irlandais ; je vous re causerie,

Nos pauvres Institutrices !

Est-ce un bon titre? je le crois....pauvres, elles le sont doublement, les malheureuses jeunes filles vouées à l’enseignement primaire. Je vais vous le prouver.—Prenez une famille d'ouvrier, ou de cultivateur, par exemple, qui, à un moment donné, découvre chez leur fillette un talent plus qu'ordinaire, l'envoie au couvent ou à l’école normale, pendant 3, 4 à 6 ans peut-être ; paie, pour chaque année scolaire de 10 mois, de 100 à 150 dollars, et encore fautil que la jeune fille soit économe si elle veut attacher les deux bouts, comme on dit. Si cette élève apprend la musique vocale, —ponrquoi pas ? s7 e/le a de la voix —la musique instrumentale, le dessin, etc., le tout compris peut se monter de 150 à 200 piastres sans /afiner / Je parle des couvents ordinaires ; mais si l’on fait le choix d’un couvent fashionable, les dépenses se monteront bel et bien de 200 à 300 piastres pour le même temps.— Est-ce vrai ? personne n’osera le nier !....Dans le premier cas, 6 ans d’études égalent #600 à #900; dans le second, $1,200 à $1,800.—Ah ! mais c’est sérieux, cela !

Ses études finies, je suppose que notre fille est pourvue d’un diplôme et cherche une position dans l’enseignement. Ah ! pauvre enfant, je vous plains !....fussiez-vous ma nièce, ma sœur, ma fille même, j'aimerais mieux vous voir servante dans une bonne maison à 15, 12, 10 et même 6 pias-

tres par mois, car au moins, en sus de votre salaire, vous

seriez bien nourrie et voir fille de charge te, en haut lieu,

Campagnes ? non, ; s'occuper d’

Glanchie. —Oui j'aimera qu’institutrice !

aque municipalité de régler cette question d'intérêt local. Peut-être ; mais s’il] y a des commis-

oui, inhumains, je maintiens le mot, e à une pauvre enfant pour 6, 8, 10

ment oui..,,Ilest plus q te injustice, si humiliante Pour un pays civilisé ! Quoi ! nos jeunes filles, j

Prix pour élever et instrui P&S une voix ne s’élèver.

fois non ! Ja mienne n’est toyen, j'ai mon franc part crier aux quatre coins de notre beau Canada: « Payez bien les éducateurs de vos enfants ! ”

Suivez-moi un instar pagne.—

couvent avec son diplôme, après 4 à 6 années d’études ardues ; son instruction a coûté les yeux de la tête à ses parents. Va-t-on au moins lui donner un salaire équivalant à ce qu’elle a payé pour s’instruire? Pas du tout, on lui offre en général 70, 80, peut-être 100 piastres pour 10 mois ; sur ce maigre salaire, l’infortunée est obligée de payer 6, 7 ou 8 piastres par mois de pension ! que lui reste-t-il donc ?... rien !...Ou bien, on l’emprisonne dans une misérable chambre, dans un coin de l’école, où elle fera sa cuisine après les heures de classe....de cette façon, elle pourra peut-être économiser 1, 2 ou 3 piastres par mois, au détriment de sa santé. Honte!....Oui, honte aux commissaires d'écoles ! honte à ceux qui, bien logés, bien nourris et bien payés ne remédieront pas à cet esclavage !”.,,..,,,,.,..........., Je n’approuve pas les grèves, mais une grève de tous les instituteurs et institutrices mal payés serait légitime; j'en appelle à tous les gens sensés....Pauvre fille, pauvre enfant, pauvre martyre, je te plains de tout mon cœur! Quoi! tu passes les plus belles années de ta jeunesse à instruire les enfants (qu’on t'envoie bien souvent pour s’en débarrasser) ; oui, tu te sacrifies corps et Âme pour une bouchée de pain, un os qu’on te jette comme à nn chien !—le chien au moins est caressé par son maître |—mais toi, chère enfant, tu es souvent vilipendée, si tu n’es pas parvenue à plaire à ton entourage! Vraiment, les larmes me viennent aux yeux quand je peuse à tes souffrances !....Ah! courage, pauvre petite, le ciel t’aidera.—Mais dès que l’occasion s’en présentera, abandonne cette ingrate profession ; n’attends pas que les privations de tous genres, les émanations méphitiques de marmots souvent sales et déguenillés t’empoisonnent le sang! N’attends pas qu’une toux cachectique te conduise à la consomption !....Ne sacrifie plus ta Jeune vie, pour des

ingrats qui te donnent sistance !...

» Si possible, unesse !

sano |! ”

‘éducation de La je “Mens sana in Corpore po

Le Bazar des Médecins, 1903.

Hourrah pour le bazar! Nous avons bien failli ne pas en avoir cette année cependant ; aussi, nous devons de sincères remerciements à toutes les Dames de Charité qui ont bien voulu faire un nouveau sacrifice.

Tous ne savent pas la somme de travail que demande l’organisation d’un grand bazar comme ceux que nous avons chaque année. Et, quand une Dame, surtout la Présidente, s’est dépensée pendant 10 à 15 ans au succès de cette grande œuvre de charité, il semble qu’elle s’est acquis la reconnaissance de ses concitoyens et qu’elle devrait prendre un repos bien mérité. Comme de raison, il n’y a pas de doute que, sortant de charge, elle se fera toujours un plaisir de faire profiter de sa longue expérience celle qui la remplacera. Cette année, heureusement, la Présidente qui a bien voulu en prendre la direction, a gagné ses épaulettes dans plus d’un combat pacifique de ce genre.

Le bazar est populaire chez nous ; c’est une preuve que tout le monde, petits et grands, s'intéresse à l’œuvre si humanitaire de l'hôpital. Nous avions besoin d’une institution de ce genre pour nos Cantons ; aussi, Sa Grandeur feu Mgr. Racine, de regrettée mémoire, avait comblé cette lacune en demandant des Sœurs de Charité pour sa ville épiscopale. Son successeur, Sa Grandeur Mgr. LaRocque, continue cette œuvre déjà si belle, mais qui promet encore plus pour l'avenir.

Vous voyez donc que l'autorité nous a montré le che-

É min et que nous n'avons plus qu chacun selon n

battu depuis longtemps.

À apporter notre offrande, ’à marcher dans le sentier

toutes choses égales d’ailleurs, tout u’est pas parfait à l’hôpi » Mai

comme les bon-

édecins, chacun es efforts pour Y parvenir! Un exem-

La Bonne sœur ne recule devant aucune tâche, si pénible qu’elle soit : le devoir est là, en avant, marche! Le Cœur se gonfle, se révolte Parfois, mais la raison commande et le cœur obéit : c’est pour l'humanité, c'est pour Dieu !. Peut-on Maintenant appeler les Sœurs avares, mauvarses riches, etc., non, mille fois uon! Elles ramassent quelque chose, c’est vrai, mais c’est POur nos pauvres ; elles bA. tiront une maison plus &rande, c’est encore vrai, mais t Pour recueillir plus de nécessiteux, plus d’orphelins, it les malheureux Parents, qui ont peiné toute leur vie, sont partis pour l’‘au-de]à »” et dont la charité seule nous ouvri. ra les portes!

Donnons un peu de notre Superflu, un peu du nécessaire, pour Secourir de plns malheureux que nous.

O sainte charité, sois bénie, tu effaces les péchés et unis l’homme à son Dieu et la terre aux cieux !

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