‹ Mon premier né [microforme]Chapitre 20 sur 29 · L.E, Dastous · texte numérisé non relu

L.E, Dastous

8, J. Caron, G. N, Bourque, L. À, Bélanger, E, C, Gatien,

* E. Genest,

”, Grégoire,

Dolor Rousseau,

homas Tremblay, J. À. Archambauit.

A, Z, nsonnault, Eugène Codère, Alphonse Be n, F

. Bernier, Jos. Simonean, J. A. Bouthillier, Edmond Morin, J. H. Gauvin, Napoléon Labrecque, Achille Joncas, Louis Desjarlais, A, Lac ance, Télesphore Daigle,

Souscriptions de 825 puyées:

Dr RS tr Joseph Gagné, N. Lacroi

. E. Massé, Marcotte & Pelletier, L. E. Panneton,

+ E. Choquette,

A. Morency, S. Fortier, M. O'Bready,

Dr I, Frégean, B. J. Boucher,

Rév. J. À. H. Gignac, Codère,

Omer Bonin,

Pierre Couture, G.F, Desruisseaux, Joseph Fresne,

J. S. Maguire, Edmond Précourt, John Leonard, George Bélanger,

Souscriptions de $10 payées:

Dr J.F. Rioux,

P. Desaulniers, Ovide St. Cyr,

P: Bousquet,

M.T. Stenson, AE Bourgeauit, Josepl Thibaudeau, P. M, Vaillancourt,

Edouard Bérubé, À Duranleau, V. S. Gervais,

Henri Couture,

James D, Maguire,

Révs. Frères du Sacré- Cœur,

Z ero TE Gadbois, M. D.

$100 payées jusqu'à ce jour:

JE M. Labadie, + FE. Marceau, ules Bruneau,

Geo. E, Delorme, Joseph Lemay,

D. McManamy, Siméon Fraser, P.C.Ss., Rév. J.A.R, Plamon-

Josep Trudeau,

. Kennedy, Olivier Desru sscaux, H, Samson,

FE. W. Tobin, GE Morissette,

G, H, Vaillancourt Rév. E, St. ns | 0 Fréc

D, J. McManamy,

J. S. Tétreauit, N.P,, A. J. McWilliams,

J. Walsh

Antoine Albert,

M. A. Lainé,

J. O. Dufour,

M. Chagnon, M. D., H. H, Langlois.

AD L. Cor: 7 .

Dr EF, Bertrand,

P. À. Chassé, C. R- Dr P.E, Grandbois, Rév. J.S, LaRocque.

nt sstanasiésannee rem

Souscriptions de $5 payées:

Dr J. F. Rioux, Rév. J.S. LaRocque, Léandre Proulx, Prof. J. O. Casgrain, Rév. Paul Côté, J. B. McGee, Rév. N. HG. Gaulin, G.E. Robitaille, Gédéon Morin, Rév. G. A. Lemieux, Joseph Lemieux, Antoine Albert.

Les directeurs du Monument National remercient, de tout cœur, les messieurs ci-haut nommés, pour leurs généreuses souscriptions, payées ou promises, ainsi que les trèsnombreuses personnes qui ont bien voulu faire des cadeaux quelconques, soit en livres, câdres, cartes géographiques, etc., etc. —tout est entré dans le livre d’or, que chacun peut consulter, à la bibliothèque, (aux heures déterminées).

D nn eee rrmsenere

Lo re

Réponse à M. Ralph Malo.

Je viens te lire un che,”

Cœur, Ça vous ra- DPetisse le Cerveau, ça vous fait d’un homme, bon du reste,

un véritable avare.…. Sa Vous crochit les doigts plus que ceux de l’infortuné Iscariote dont vous p

riche, dites-vous, je ferais bâtir des édifices

cé des ça—des monastères ! pas Pour y entrer vous-même,

même coup que vous Prendriez

u Crésus d'antan. Mais chut!

pas d’indiscrétion. Vous parlez aussi

“Monuments N ationaux ” est fort beau, mon ami, mais il ne s’ l'écrire ou de le dire, il faut le faire, même quand on est pauvre et voici comment :

VOuS avez entendu parler, n'est-ce pas, du Projet de fonder “Monument National” bien ç ches et les Pauvres seront éga bien ! répétez-vous bien bas à VOS amis, qu’il faut aider à co Vous coûtera si peu. Quoi!

Vous pourrez et de la mani

nstruire ce monument. Ça Pour cent piastres, payées quand

pre:

| # | fi !

un des fondateurs du “ Monument National ” à Sherbrooke … de ce monument qui durera tant qu'il y aura un (‘anadien dans la Reine des Cantons de l'Est, et vraiment, il y en aura longtemps des Canadiens ici, si surtout vous avez, comme ça, l’idée de prendre femime ! |

Persévérez dans vos bonnes résolutions, M. Ralph, dites bien à vos amis qu'ils en fassent autant, et je vous promets une sérénade au ‘ Monument.” Mais soyons de bons comptes, prenez une part dans le Monument National, où vous serez chez vous.—Et notre “ chez nous,” on le respecte toujours, n'est-ce pas? (Cest Pourquoi je ne crains pas de dire aux plus hargneux, aux pessimistes qui voient déjà du sang couler à flots dans le « Monument,” qui voient — toujours par anticipation—les adeptes de feu Chiniquy y trôner en maîtres, qui voient déjà une délégation envoyée par le trop fameux Combes, nous faire des règlements y chasser nos prêtres, qui ÿY ont pourtant une place proéminente. Allons ! trève de sarcasmes et mettons-nous À l’œuvre sérieusement.

M. Ralph, si vous voulez former une société, avec trois de vos amis qui fourniront chacun $25, qui, avec le vôtre, formeront cent piastres—par conséquent, Ralph & Cie, $100—au profit du “ Monument National.” Dites à 4 autres de nos jeunes gens d’en faire autant et 4 autres encore ; avec toutes ces parts, nous paierons et réparerons chiguement la bâtisse que nous avons achetée, et votre rêve sera réalisé, —au moins en partie—puisque vous aurez réellement Pillusion d’être riche ! Topez-là, Ralph, mon ami, et allez-y gaiement. !

Une Bonne Œuvre,

Soignent pas les malades, Mais que ce qu’elles font! Elles méditent

e du Divin Leur Corps est éma-

les matines.. ..Oh! merci, mes révérendes sœurs, merci de vos bonnes Prières, qui doivent toujours être entendues et €xaucées par le Dieu trois fois Saint que vous implorez Pour nous!

Pour nous, vos concibien Souvent, avoir eule nécessaire : le

salut de nos Âmes! Mais vous êtes là, vous, sœurs chéries, vous veillez et priez pour qu'il ne nous arrive rien de fAcheux en ce monde, et surtout afin de nous rencontrer plus souvent dans l’autre vie, en présence de l'Eternel !.….. ‘

Mais, jusqu'ici, qu’avons-nous fait pour vous? Presque rien. Cependant, ‘ reconnaissance oblige!” Donc, vous ne serez pas oubliées plus longtemps. Onsait que vous devez nourrir vos corps : c’est la loi naturelle—et que vous ne pouvez vivre seulement de prières et d’adorations. Dieu le veut ainsi, à moins qu’Il fasse des miracles. Tout le monde comprend si bien tout cela que plusieurs dames organisent une partie de cartes (euchre), pour le mercredi, 14 Courant, au profit de nos bons anges gardiens, les révérendes sœurs du Précieux Sang. Allons, citoyens, à l'œuvre! —les occasions de faire la charité ne nous manquent pas, il est vrai, mais ce n’est que la deuxième fois qu’on nous demande pour cette communauté qui fait tant de bien parmi nous. Que chacun donc se fasse un devoir, devoir d'honneur et de reconnaissance, d'acheter un billet pour le euchre de mercredi prochain—et nos ous anges ne cesseront de prier.

Concert ‘“ Sublime ”

: À peu près tous les amateurs de bell

le brooke assistaient au Concert du “Par

1 Bravo!

i qui avez su si bien rendre Bleau-Dubois. Il faut être artistes et x non simplement amateurs pour ren

le

dre si Parfaitement une avais déjà €ntendue par un

œuvre comme celle-]à, Je l

chœur et un orchestre Puüissants, mais j'ai encore plus goûté le concert de jeudi, donné Par nos jeunes, La diction était tellement Parfaite qu’on Pouvait suivre sans “libretto ” Ja belle poésie de Bleau. Que dire de Ja musi c’est ni plus ni moins

qui était si bien secondée AU piano par M. A. Létourneau, et à l'orgue Par son mari, s’

toujours à Ja hauteu Comment ne Pas être

€Mpoigné par cette Î éTesse qui vous charme

et VOus ravit !

Mlle Flora O 5 l’Archange,” a ad- Mirablement bie

Sa voix douce et Sympath

ique

nous allait droit au cœur—on était vraiment porté à s'unir à elle et au chœur des Séraphins pour chanter les louanges de l'Eternel, ou appeler les lestes phalanges au combat !

Si notre grand'mère Eve avait la voix enchanteresse de Mlle Fréchette, je ne suis pas surpris de la chute de notre pauvre et regretté père Adam, qui s’est si bien laissé prendre à ses charmes! M. le Dr Fleury, dans le rôle d'Adam, a été superbe.

‘La mort va la frapper, que je tombe avec elle ! Donne ce fruit, je ne veux pas, En restant immortel, contempler ton trépas ! ”’..….

Oui, c’est bien ça; Adam, vous ne pouviez faire autrement—et vous vous êtes montré dès ce jour le soutien e‘ le défenseur du sexe faible.

Uriel, Béliol et Moloch, trinité infernale, mais représentée, cependant par trois gentils garçons: notaire Sylvestre, Dr. Gadbois et M. L. E. Codère. Comme ils ont bien interprêté leur rôle—tantôt rageurs contre le chef qui les a perdus, tantôt pleins de foi en son géuie, ils lui obéissent en aveugles.

Mais que dire de Lucifer, de satan lui-même, personnifié par M. l'avocat V, Emile Rioux? Quelle ampleur de voix ! quel tonnerre qui gronde à la tête des cohortes rebelles! Quel rôle terrible que celui-là! Quoi! oser lever l’étendard de la révolte au sein même du Paradis? Quelle audace !

Oh ! le charmeur, comme il se faisait caressant et fascinateur auprès de notre chère et vieille mère Eve—j'en frémissais et je me disais: où donc est Adam ? va-t-il la laisser perdre? Ah! oui, c'en est fait, elle a succombé et Adam avec elle! Malheur à nous, malheur à leurs descendants!

Ah! tu peux triompher, Satan, chant: avec délice :

“Tu l'emportais, Dieu Sévère,

À mon tour je suis vainqueur !

oO séraphins, repliez vos ailes,

Et remontez vers les voutes éternelles ! *’

À nous les pleurs, les re

grets et les douleurs; nous sommes perdus!,... Adieu,

beau Ciel, céleste parvis, adieu !

Mais qu’entends-je ? une voix Séraphins, plus puissante que celle Parvient à mon oreille.

plus douce que celle des des damnés et leur chef,

Ah ! courage, Adam et Eve,

c'est le Fils qui vient, et ce Fils sera le Rédempteur, ne le

dit-il pas Lui-mêime :

‘Homme, Courage! O femme espère !

Le Ciel ne peut toujours punir :

Vos enfa

D TEE 2e shs Lace

PS some pherna

Terrible Noyade.

M. le curé est mort ! et quatre jeunes gens de deux de nos meilleures familles ont péri avec lui! Les cinq se sont noyés, mercredi soir, à Garthby,......

Telle était la poignaute nouvelle qui nous arrivait le soir même par le téléphone: —Chacun se demandait s'il faisait un mauvais rêve... Enfin, après maints rapports, il fallut bien se rendre à l'évidence et tout le monde, frappé de Stupeur, put enfin se rendre compte de l’épouvantable malheur qui venait s’abattre sur notre petite ville.

M. l'abbé Gignac, curé de la cathédrale et administrateur du diocèse de Sherbrooke; MM. Hector et Eugène Codère, fils de M. L,. A. Codère; MM. Wilfrid et Damase Massé, fils de M. Joseph Massé, ne sont plus! Hier encore, tous joyeux, ils prenaient place dans une petite embarcation pour faire une excursion sur l’eau ;:—le temps était beau et une brise légère ondulait les eaux du lac. Mais voilà que tout à coup le vent s'élève et une bourrasque fait chavirer le frêle bateau! ‘ Nous allons périr, mes enfants,” dit M. le curé, faites votre acte de contrition et je vais vous absoudre: Ægo vos absolvo in nomine Patris, etc, et tous, après avoir demandé pardon au Dieu trois fois Saint, devant la Majesté duquel ils allaient paraître en un instant, s’engloutissent dans le gouffre immense !. .......

Moment sublime, s’il en fut ! Quoi ! tout est fini ici

bas, il faut mourir sans dire adieu À ceux qu'on aime!

Ah! à la pensée des angoisses éprouvées Par ces infortunés jeunes gens! Que dut-il se

Il ne redoutait Pas la mort, lui, le prêtre modèle, l’apôtre infatigable, l'ami sincère, mais

il a dû souffrir une agonie effrayante, en quelques instants, car je le connaissais bien, moi, allez : i] a été mon compaétude et mon ami toujours! Oui il a

* NON Pour lui, mais Pour les chers en.

i accuser d’être la cause,

» de l’affreux malheur qui

paroisse !

Quel deuil pour Sherbrooke, Pour le diocèse et pour

l'Eglise ! Quelle douleur Pour notre vénérable Evêque, averti de la perte qu’il vient de faire !

» Qui venait de les absoudre ; d’ailleurs, ils , Sur le sort desquels vous ne

reux, pleins de confian

Dieu ! nous avons Un extrême regret de Vous avoir offensé, Parce que vous êtes infiniment bon ! Pardonnez, oh! oui,

Pardonnez-nous nos offenses au moment de paraître en vo. tre divine présence!... »

j STE Pet

EL hésig a ic hs nee h RS EC Là CAO LUE

11 me semble voir le fidèle ministre de Dieu qui regarde le ciel! I] me semble voir ces Pauvres enfants jeter un : dernier regard sur le rivage où les attendent des êtres chéris! Un seul, M. Wilfrid Massé, était marié, et sa jeune épouse et son enfant sont là sur la rive, attendant son retour! Les pères et mères, frères et sœurs sont là aussi, dont quelques-uns sont témoins impuissants de l’horrible drame qui se déroule non loin d'eux, là-bas, sur l'onde perfide qui va bientôt engloutir les êtres qui leur sont si chers !

Les mots font défaut Pour exprimer ce qu'on doit éprouver dans de telles calamités !

Adieu À tout ce que j'aimais sur la terre! Venez me rejoindre au ciel où, il n’y aura plus de douleurs ni de séparatious! Adieu ! non, pas adieu, mais au revoir!....

RÉV. J. A. H. GIGNAC, J. C. D.

Curé de St-Michel de

Sherbrooke Administrateur du diocèse.

Le Bazar de Ja Crèche, 1905.

Nous aurons encure notre bazar annuel, cette année, — c'est t'a évènement attendu avec Plaisir, par les petits comme par les grands. Je crois que tout le monde serait bien Chagrin d'en être Privé, car c’est entendu, c’est passé dans nos habitudes d’avoir cette fête de famille, chaque automne, avant le mois du recueillement, le mois du silence, le mois de la prière Pour nos morts chéris, qui nous ont précédés dans le grand au-delà /

L'année dernière, à pareille époque, notre très-vénéré ct regretté pasteur, feu M. le curé Gignac, faisait un chaleu-

Pris leurs besoins ! Comme sa parole vibrante avait su trou. ver des mots brûlants de charité pour toucher les nôtres, en faveur des orphelins dont les mères dorment leur dernier sommeil ; en faveur surtout des malheureux petits enfants des bourreaux d'ivrognes, indignes du beau titre de père, qui gaspillent, dans l’orgie et la Crapule, le peu d’argent qu'ils gagnent et qu’ils devraient ménager pour le soutien de leur famille !

Hélas! la voix sympathique et Convaincante de mon vieil ami ne résonnera jamais plus à mes oreilles ni aux vôtres; mais Souvenons-nous, .. .« Heureux celui qui passe en faisant le bien,” avait.i] Coutume de dire. —N est-ce pas ce qu’il a fait » OU, éransiit benefaciendo /—Et quelle plus

de donner à deux mains à ceux qui pleurent, à ceux qui ont froid, à ceux qui ont faim!

Ah! cher et bon curé, dormez en paix dans votre humide et froide fombe: vos bonnes paroles et vos bons exemples porteront leurs fruits. —Cette année, comme l’année” dernière, vos paroissiens trouveront les moyens de faire un grand succès du bazar de la Crèche. Ils se souviendront, oui, ils se souviendront de celui qui n'aura pas même une croix sur laquelle le passant lira son nom! Mais ce nom est ineffaçable, car il est à jamais gravé dans nos cœurs ! Les eaux du lac feront entendre leur éternel clapotement, et rouleront leurs ondes perfides, sans égard pour la précieuse dépouille qu’elles ont engloutie; et qui se souviendra du drame de 1905, qui se rappellera de notre cher noyé? Qui? mais nous tous qui l’avons connu et aimé, et nous le redirons aux enfants de la Crèche, qui répèteront ce nom dans leurs prières. Il aimait tant les /ow/ petits ! Un soir, il était huit heures, je visitais avec lui la classe des orphelins de l’hôpital du Sacré-Cœur ; la révde sœur gardienne nous dit: “Cxut/ MM. n'éveillez pas mes petits enfants !”’—trois chérubins dormaient à poings fermés, sur un banc, dans un coin de la salle—la bonne sœur n'avait pas voulu les déranger dans leur premier sommeil. Quelle sollicitude vraiment maternelle !—-Entrez ici, messieurs, nous dit-elle, venez voir mes autres enfants.— Plusieurs orphelins de 3 à 8 ans reposaient déjà bien gentiment dans leurs petits lits proprets.

Ah! je crois au dévouement, je crois à l'amour quasi maternel, je crois au sacrifice de ces femmes encore jeunes et belles, qui pouvaient elles-mêmes inspirer de l'amour, avoir une famille bien à elles... .Mais non, /o4/, entendezvous? fout ici est sacrifié pour les pauvres, pour les orphelins, pour les malheureux de toutes sortes.

Et qu'ont-elles, en Dropre, Œuvres? rien! N'ont-elles pas n'ont que nos aumônes quel naissance, non pour elles, mais pour les tout petits, au bazar de la Crèche, dans la semaine du 23 courant. Faisons-leur une large part des biens dont la Providence nous a comblés, chacun suivant nos moyens; l’obole du pauvre vaut autant aux yeux de Dieu que la &rosse offrande du riche, Y a-t-il uu plus grand bonheur Pour celui-ci que de donner au né-

cessiteux qui lui tend la main? Iln’ya pas de grandes fortunes parmi NOUS, mais toutes nos aumônes réunies en for- Mmeront une collossale pour les {out Petits, aux yeux du Souverain Juge.

On objecte :

et il n’y a rien de

Pour faire tant de bonnes fait vœu de Pauvreté ? elles les recevront avec recon-

“ La Crèche devait se bâtir tout de suite, fait, à quoi bon donner pour cette œu- , Soyons de bon Compte : d’abord, Paris ne

avec un redoublement d’ardeur.

Ne craignons rien, l'argent que nous donnerons sera

ailleurs, ne serons-nous aumônes par le Grand

bien employé avant longtemps. — I Pas récompensés au centuple de nos Dispensateur de tous les biens !

En foule donc, au bazar de la Crèche ! so comme d'habitude, afin de faire du baza

yons généreux et plus encore même si c’est possible,

1 de 1905, un succès Sans précédent.

“Le Monument National”

Il y a près de 10 mois qu’on parle d'élever, à Sher. brooke, un Monument National. Ce temps paraît ## szècle à quelques-uns, et bien court à plusieurs autres, qui pensent qu’il faut bien müûrir ce projet avant de le mettre à exécution. Les uns et les autres ont sans doute raison, mais auraient tort, par exemple, ceux qui, malgré l'enthousiasme du début, ne voudraient plus faire honneur à leur signature, ou, d’une manière ou d’une autre, chercheraient à nuire à l’œuvre commencée !

Il ne faut pas oublier que le syndicat du Monument National, qui a acheté l’Académie, qui s’est fait incorporer, etc., n'aurait pas fait toutes ces démarches, toutes ces dépenses, s’il n’eût compté sur le bon vouloir et sur l’honneur des signataires fondateurs. La grande majorité a répondu à l’appel des directeurs, mais il est de la dernière importance que tous suivent l'exemple des premiers, car comment voudriez-vous mener à bonne fin, cette belle œuvre commencée sous d’heureux auspices, si plusieurs ne se croyaient, en honneur et en justice, responsables envers leurs co-signataires?..., Ah! non, je ne doute pas de l’honneur de mes concitoyns. Loin de moi l'idée de faire une telle injure à n'importe qui de ceux qui ont bien voulu nous promettre leur concours, mais il est temps de voir où nous en sommes avec nos finances, car le contrat est donné pour construire le “ Monument National” et les travaux

non œuvre !” car Ça sera l’œuv Nous serons chez nous, Pour not honnêtement. Ça sera un lieu

rons à mieux Î ner et

est là que nous nous

Ï oir

tracés Par nos ; à otre langue, à notre foi, sous l'égide ; Hélas! il en man- , à l'inauguration de notre

+ le curé avait en.

“Non,non, me ré-

Quartiers ; si haut!

De plus, j'ai fait TéMarquer au généreux exécuteur testamentaire que son Vénérable frère m'avait dit qu’il donne.

rait plusieurs livres pour la bibliothèque du ‘ Monument.” —“Très-bien, dit-il, je ferai un choix de volumes qui pourtont intéresser vos. jeunes gens et je vous les donnerai an nom de mou frère. ”—Ah! si chacun de nous voulait en faire autant, comme nous aurions un joli monument et une belle bibliothèque qui nous coûteraient Presque rien : notre

souscription, et quelques cadeaux en livres ou objets d’art pour notre salle de lecture.

Allons, messieurs, un peu de bonne volonté; faisons honneur à notre signature et que ceux qui n'ont pas encore souscris le fassent au plus tôt pour l'honneur de notre race, dans les Cantons de l'Est surtout, dans l'intérêt de notre population catholique et pour l'instruction et l'éducation de

notre intéressante jeunesse, qui ne demande qu’à suivre les bous exemples de ses aînés.

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