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Une Crèche.
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Et, d’abord, jaire du mot la Nourriture d
qu’entend-on Par “Crèche » ” » Crèche veut dire
oke, la “Reine des Can-
nt jusqu’à 8 où ces chéris ?, ,, Où il travaille aussi, je
Le loyer coûte
; heureu.
Malheureusement,
quelques-unes, pour ne pas dire plusieurs, ont /o#/ à faire elles-mêmes, pendant que leur seigneur et maître bawbocke au cabaret. Honte à ces kommes-pères, si peu dignes de ce beau titre! Honte à ces sans cœur qui se font nourrir par une femme à laquelle ils ont cependant juré, aux pieds de l’autel, fidélité, aide et protection! Honte et déshonneur à ces monstres qui se gorgent de boisson, pendant que leur pauvre femme sve sang et eau pour élever leur progéniture à eux!....Ah! s’il m'était permis d’alier fouetter les ivrognes qui s’abrutissent dans les hôtels, au lieu de gagner le pain de leur famille, conime je le ferais avec plaisir !
Dames de Sherbrooke, qui que vous soyez, Anxi.ises, Ecosses, Irlandaises, ou Françaises, pourvu que vous soyez femmes, je m'adresse à vous en toute confiance : vos œuvres charitables du passé me sont une garantie de votre dévouement futur à la cause sacrée de l'Enfance! Vous, bonnes et tendres mères, qui vous dépensez jour et nuit auprès du berceau de vos enfants, mais qui cependant avez tout le confort possible, des maris modèles, voyez un peu ce qui se passe autour de vous. N'est-il pas vrai que vous avez souvent à votre service des femmes, des mères de famille comme vous, qui laissent leurs enfants à la maison pour gagner quelques sous ?
Et que font ces petits malheureux peudant l'absence forcée de leur mère ? Ils appellent “ maman !” à grands cris, ils pleurent et sont malmenés par des enfants plus âgés du voisinage; ils souffrent du froid, l'hiver, de la chaleur, l’été, et souvent de la faim!....1ls sont presque toujours sales et déguenillés, les petits infortunés, car la fillette de 7 à 10 ans préposé: à leur garde ne peut remplacer les soins d’une mère, puisqu'elle n’est guère plus raisonnable que les petits. En ouvrant une “crèche,” ici, les vas//antes, qui peinent chaque jour, pourront y déposer leurs poupons le matin et
Éd sin rar à
les reprendre Je soir. Les braves Sœurs qui en auront char- 8€ Seront leurs secondes mères et, moyennant une légère
éTont et les soigne.
orte, ces chers petits au contact de saintard d’honnêtes citoyens.
M ete
obole pour Payer leur entretien, les gard Tont comme s'ils étaient Zeurs. De las aPPrendront de belles et bonnes choses, tes femmes, et deviendront plus
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CR Re % EE tone
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-fait réalisable, avec égère aumône !
de l'enfance et peuv
ent marcher sen] œuvre nouvelle ne se
, tra aux bonnes Sœurs d'ouvrir, avant
cet asile depuis si longtemps attendu.
Cercle Dramatique, Musical et Littéraire.
Outre la “ Crèche et le jardin de l'Enfance” dont j'ai parlé dans une causerie précédente, et qui seraient d’une importance majeure à Sherbrooke, il nous manque aussi un “Cercle” pour les jeunes gens. J'ai lieu d'espérer que les deux premiers auront tout l'appui désirable de la part des citoyens en général, puisqu'ils ont l'approbation de l’autorité. Attaché au premier établissement (“Crèche et jardin de l'Enfance,” qui ne font qu’un,) serait aussi un “ Ouvroir,” où les jeunes filles qui se destinent au service, surtout celles venant de la campagne, trouveraient un asile sûr, <a arrivant en ville, avant de se placer comine domestiques. 11 est À ma connaissance que des malheureuses, de simples fillettes pour ainsi dire, ont été indignement trompées en débarquant dans nos murs. Elles arrivaient de leur village, où elles avaient laissé des mères chrétiennes, qui en avaient pris soin comme de la prunelle de leurs yeux, et qui auraient voulu les garder près d'elles toujours, toujours! Mais, comme il arrive dans bien des cas, les wi0ches augmentent au foyer, le pain se fait rare pour nourrir toutes les bouches nouvelles! Alors les plus vieux garçons quittent le toit paternel pour d’autres cieux, et les filles (chose inouïie, il n’y a pas encore bien des années!) abandonnent à leur tour, pour l’énconnu, le nid douillet que l'amour maternel leur
avait préparé. Abh:! chers enfants, le départ a été navrant ; la mère sanglotait et les fibres de son cœur semblaient prêts
sement en arrivan fait votre sacrifice
“Crèche, jardin de l'Enfance et Ouvroir,” les trois sous ême toit, combleront we &rande lacune si on peut les fonder ici,
Maintenant, Tévenons au « Cercle ” Projeté. — Proté. &éons notre jeunesse qui, une fois sortie de l’école, s'émancipe si facilement.
dre :
école four
S à appren-
nuyeux à écrire, Plus de Frè.
hors des classes, mais ses cou-
— Quel bonheur CA 27 SarÇonnet entre à
comment notre écolier arrive à perdre en peu de temps la saine et solide instruction reçue à l'école —Ça serait pour obvier à ce grand malheur que je voudrais voir à Sherbrooke un “Cercle” ou maison de réunion pour les jeunes.
Quelques citoyens, je devrais dire plutôt fous les citoyens un peu philanthropes devraient s'occuper de cette grande question sociale. Louons des sall:s ou mieux, encore, achetons une maison, au frontispice de laquelle nous graverons : “ Aux jeunes par les vieux !/” Oui, nous qui sommes déjà à l’automne, même à l'hiver de la vie, laissons quelque chose à la jeunesse, afin qu’elle se souvienne !
Ce beau projet est tout à fait réalisable et peut marcher de pair avec la Crèche. Supposons qu'on achète un local ‘qu'on a sous la main) où se réuniront tous nos jeunes gens —les vieux seront là de temps en temps pour les aider de leur expérience, —ce serait une espèce de monument national où nos sociétés de bienfaisance pourraient se réunir à leurs jours. On y ferait de la musique, aidé de notre belle fanfare Harmonie; un peu de littérature, car on y placerait divers journaux et revues. Il y aurait aussi un gymnase pour les exercices du corps; enfin tout ce: qui peut instruire et délasser en même temps.
Nos nombreuses sociétés de bienfaisance mettraient le comble à /eurs bienfaits en prenant l'initiative de ce beau projet, et en payant au ‘Monument National” les loyers qu’elles paient ailleurs ; avant dix ans la dette serait éteinte et il leur resterait un superbe édifice qui redirait aux jeunes
Juturs ce que leurs aînés auraient fait pour eux ! Ou mieux encore, les sociétés pourraient devenir elles-mêmes y ropriétaires de cette maison et, à la fin, au lieu de paye. loyer, elles en retireraient un dividende matériel, sans compter tout le bien qu’elles pourraient faire.
Etudions la question sérieusement et hâtons-nous de mettre ce projet à exécution.
bre ; peu m'importe !
moins les trois-quarts du sexe laid !—Tant
Pour ceux qui les aimen
Mains.
pelez Souverne du ans ce cas, la division n’est saient de la même
t, point d'élections.
Ceci dit, je reviens à mon Sujet qui devra intéresser, Lassionner même tout le monde indépendamment des partis, car il s’agit d’une œuvre de charité de Ja plus haute importance,
d’indépendants de bonne volon-
La charité efface beaucoup de péchés ; donc faisons Ja
£grande pour effacer d'avance ceux que nous pourrons commettre pendant les dites élections.
Au bazar, tout le monde sera d'accord, il n'y a qu'un but À atteindre: amasser autant que possible pour alléger les souffrances des petits miséreux ! Candidats et voteurs des deux cainps fraterniseront et pourront même faire un
tantinet de cabale, si bon leur semble, mais bien discrètenent par exemple,
Une Crèche, comme je l'entends, existe dans toutes les principales villes du Canada et des Etats-Unis, pour ne pas parler des vieux pays. C’est tout simplement un asile où les pauvres mères de famille placent leurs jeunes enfants pendant qu’elles vont travailler, à la marufacture ou ailleurs. Comme ce sera nn fardeau de moins pour elles de
penser que leurs chéris seront bien £gardés pendant leur absence !
Et ces enfants feront plus tard des bons citoyens, messieurs, et d'autant meilleurs qu’ils auront eu de bons exemples sous les yeux, même dès le berceau.
Tenez, je prends au hasard une famille de 7 enfants, que je connais ; le père, indigne de ce beau titre, est un ivrogne incorrigible, il boit le peu qu’il gagne ; la mère, une brave femme s'il en fut, va laver à la journée, 5 jours sur 6. Les deux aînés, âgés de 12 et 14 ans, sont déjà employés à l’usine, au lieu d'aller à l’école ; mais que peuvent gagner deux enfants? Les plus jeunes : 1, 2, 4 et 6 ans, sont sous la garde d’une fillette de 9 ans, qui ne peut aller à l’école puisqu'elle est constituée gardienne de ses petits frères et sœurs, et quelle gardienne, mon Dieu !....et quels exemples ont sous les yeux, ces pauvres petits, du matin au soir ? c'est désolant et ça fait pitié! Oh! je n’ai pas de sympathie pour l’être indigne du beau titre d'homme et de père,
'e mère et ses en.
les trois derniers
autres ?—y seront placés le
€ soir, en revenant de son
Cole. —Voyons, n'est-ce pas
quelques sous Pour aider les
autorités à fo 11 asile, qui Complètera nos
admirables in ns de charité déjà existantes ! L'œu-
Vre est si belle, Je but si noble, que #rsonne ne refusera son obole pour Ja faire réussir,
Comme je l'ai dit plus haut, i] n'y a pas de Parti qui
ne en présence du bien à fai:e—1a vraie charité ne s’oc- CUpe pas de qui la reçoit ni de qui la demande— ;] n’y aurait pas d’excuses assurément Pour ceux et celles qui s'abstiendraient de la faire.
‘‘en avant!” C'est d’ailleurs la devise de notre
uable et Téconnue depuis longtemps Pour sa &rande charité !
Au revoir, au bazar.
Premières Souscriptions.
Liste de souscriptions pour fonder à Sherbrooke un Monument National, où toutes nos Sociétés de bienfaisance pourront se réunir.—Ce sera un lieu de ralliement pour la société St. Jean-Baptiste, c'est-à-dire pour fous les Canadiensfrançais, et dans certaines occasions pour /ows les catholiques, et même pour les citoyens en général.
Les parts-actions sont de cent piastres pour acheter l’école connue sous le nom de “ Young Ladies’ Academy,” près du nouveau palais de Justice. !« site, tout À fait central, est un des plus beaux de la ville.
Les membres qui formeront le syndicat pour acheter cette propriété ne pourront certainement rien perdre, car cette maison, réparée, ne pourra qu’augmenter de valeur.
Sa Grandeur Monseigneur Paul S. LaRocque, deuxième Evêque de Sherbrooke, a bien voulu donner l'approbation suivante à cette œuvre nationale et patriotique :
‘Nous, soussigné, verrions avec plaisir la fondation, à Sherbrooke, d'un Monument National, qui servirait de lieu de réunion à toutes nos sociétés catholiques, de bienfaisance et de secours mutuel,
t PAUL, Ev. de Sherbrooke.’
Nous, soussignés, formons le dit Syndicat, et nous serons les copropriétaires de l'immeuble en question.
Souscriptions de Mgr E. C. Tangua À DrJ.F, Rioux Cie J. L, Mathieu,
C. A.E, Lefebvre, Dr, P, Pelletier, B, À. Dugal, Alfred Lanctôt, François Godbout, Télesphore Bélanger, + J. Genest, J. P. Jutras, Boucher & Lacroix, G. L, de Lottinville, Firmin Campbell, A +7 Ledoux, M. 5e Joseph Paré, L, À, Dufresne, » RU +2 Bachand, M, D; Moïse Audet, J. A. Gauthier, 15 À Duford, L. H. Olivier, Rév J.A, Castonguay, Ludger Forest, Louis À, Codère, Joseph Charest,