‹ Mon premier né [microforme]Chapitre 28 sur 29 · TES · texte numérisé non relu

TES

Concert à Sherbrooke-Est.

Jeudi soir, 15 novembre, j'eus le Plaisi très, très-jolie petite soirée donnée par Jes jeu de St, Jean-Baptiste, dans la &rande salle de Révds Frères Cett i

tif et dévoué M. Laporte, curé Paroisse ; ji] y avait salle co les choses à l'Est—i] y dans ce beau et Progressif quartier de not

Tout a été bien, très-bien, et l'éloge de nos jeunes amis n'est

plus à faire— ils ont fait leurs Preuves ; inutile de donner Donc, Chants, opérettes, déclamations, tableaux, tout à été réussi à Ja perfection, grâ-

ce surtout à la dévouée, active et habile directrice, Mlle Ida Biron.

Vous êtes dignes de monter au Panthéon, mes jeunes amis ; aussi, la prochaine fois, venez vous faire entendre sur un plus grand théâtre, où l’on Pourra loger Pour être témoin de vos succès :

au “ Monument National,”

Ce qui m'a le Plus frappé, enfantines de petits bons hom:

campés sur leurs torses, chanter d’une voix vib parlant du “ Canadien » :

peau !” Quand j'entendis ces voix, dis-je, mêlée

c’est quand j'entendis les voix nes de 10 à r2 ans, fièrement

rante, en “Il gardera l'honneur de son dra- £g

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plus mâles de jeunes gens et d'hommes faits, je sentis les fibres de mon cœur se dilater et une larme humecter ma paupière, et je me dis: Non, non, ceux-là ne failliront pas à l'honneur !...,.

Qu'est-ce donc que l’honneur du drapeau? Le poëte entendait-il par 1à qu’il fallait vaincre ou mourir sur un champ de bataille ?—oui, pour ceux que le devoir appelle sous les étendards de la patrie menacée !—mais il voulait aussi nous faire comprendre out simplement le devoir accompli, dans les choses mêmes ordinaires de la vie.

Garder l’honneur du drapeau, c’est tendre une main secourable à son frère dans le besoin! Garder l'honneur du drapeau, c’est ne rien faire qui puisse blesser la société dans ses droits sacrés /—" Fais à autrui ce que tu voudrais qu’il te fut fait à toi-même.” — Par conséquent, le plus é/evé comme :e plus #wmble des citoyens peut et doit garder l'honneur du drapeau; que ce soit l’Union Jack, le Tricolore, le Fleur de lys, le drapeau de Carillon ou du Sacré-Cœur, c’est le drapeau de son choix ou celui de la Patrie : il ne faut pas le traîner dans la fange! L’humble ouvrier, qui travaille péniblement mais honnêtement aux travaux les plus pénibles, pour le soutien de sa famille, est plus grand, à mes yeux, que le multi-millionnaire qui entasse ses millions, quand une partie de l'humanité peine, souffre et pleure! Le manœuvre honnête vaut mieux, à mes yeux, que le plus grand des orateurs qui emploie le talent que Dieu lui a donné à vilipender ses frères !

Le bon Dieu a placé chacun de nous où il a voulu ; employons hien notre temps, 52 court, hélas ! qui nous est donné, à soulager l'humanité souffrante, dont chaque membre est solidaire l’un de l’autre :—ce faisant, nous travaillerons tous ensemble à la gloire du Drapeau !

Ouverture de la “ Crèche.”

Enfin, c’est un fait accompli: Sherbrooke a sa « Crèche,” ou “ refuge ” pour les Detits.

Les dificiles n'aiment Pas ce mot qui leur semble vulgaire....Allons donc! la « Crèche,” un mot vulgaire ? n'est-ce pas dans ce berceau improvisé que le Sauveur du

monde a voulu être déposé, à Bethléem, il y a près de vingt siècles ?

Qui êtes-vous donc, zows qui prétendez être plus grana, plus savant, plus riche, plus saint que votre Créateur ?

Pour moi, ce mot béni de Crèche” rend bien toute ma pensée : je l'aime et le vénère et n’en voudrais pas choisir un autre dans notre belle langue française, pourtant si riche en expressions de toutes sortes.

Sois bénie, 6 sainte Crèche de Bethléem, qui a été sanctifiée par le doux Agneau que la Vierge de Nazareth y a déposé! Sois bénie aussi, Ô Crèche de Sherbrooke, pour tout le bien que tu feras aux petits orphelins, aux petits dé-

laissés, à ces enfants auxquels le Sauveur a dit: “ Venez tous à moi! ”—Allez, mes chéris, allez vous jeter dans les bras de ces femmes dévouées, les onnes Sœurs de charité, qui seront pour vous de secondes mères ! Allez, mes agnelets, l’Agneau divin, le Jésus de la « Crèche” de Bethléem . vous chargera tous sur ses épaules et vous fera traverser, sans encombre, les écueils si souvent dangereux de l’enfan-

ce et de la première jeuncsse ! Allez, en toute confiance, dans cette maison bénie, fondée par l’amour paternel de notre premier Pasteur.—Allez sans crainte dans ce refuge, que notre vénéré Curé a pris, avec tant d'intérêt, sous sa protection immédiate, Vous y recevrez la nourriture de vos âmes en même temps que celle de vos Corps. Répondez-moi, enfants, n’avez-vous pas déjà subi la douce influence de vos bonnes mères d'adoption ? Oui, n'est-ce pas ? je vous ai vus, les mains jointes, À genoux devant le Divin Crucifixé, demandant grâce pour votre malheureux père ivrogne! Je vous ai vu supplier la très-sainte Vierge d’encourager votre pauvre mère à supporter les épreuves de la vie | —Eh bien ! les sceptiques, si le spectacle qui m'a si vivement frappé ne vous touche pas, je ne saurai trop comment vous qualifier ! Dans tous les cas, l’œuvre est belle et mérite tout l’encou- Tagement possible des gens bien pensants, et il n’a pas fait défaut jusqu'ici, grâce à Dieu! Le tronc de St. Antoine sera bientôt trop petit pour toutes les offrandes qui y seront déposées ; aussi, M. le curé se propose-t-il d’en faire placer d’autres dans différents endroits. Imaginez donc, durant la la semaine de l’ouverture de la « Crèche,” il y a trouvé $12.04, au lieu de trois ou quatre piastres qu’il y trouvait généralement. Il a fait un Pacte avec le bon saint Antoine, c’est sûr; il en est bien capable, allez !—Et les pains donc: dix-huit (18) 4ons complets, assez pour nourrir tous les kabitants de la Crèche pendant un mois !—n’est-ce pas merveilleux ?

Il y a encore bien des choses qui manquent : les salles paraissent très-pauvres dans leur nudité, mais combien riches pourt:nt du dévouement de leurs quatre premières gardiennes!—Je connais trop mes concitoyens, pour croire un moment qu’ils ne se feront pas un Point d'honneur d'en- Courager cette nouvelle œuvre, qui est appelée à faire tant

les à tous Pris sous sa d

de bien aux 407 Petits. S'ils ont le bonheur d’être pères surtcut, oh! alors, leur charité ne Connaîtra pas Car ils penseront à leurs fout petits, à eux, de tant de sollicitude, d’ Tont une /z/4/e part aux

de bornes,

qu’ils entourent amour et de bien-être! Ils en fe-

Petits amis de Jésus de Noël, qui ivine Protection, je n’en doute pas.

Agapes fraternelles.

L'Association médicale de Sherbrooke conviait, mercredi soir, à un superbe banquet, au ‘“ Château F rontenac,” tous les membres de la profession de nos beaux Cantons, ainsi que les délégués des universités Laval et McGill. Les couleurs entrelacées de nos deux bonnes vieilles Alma Mater ornaient la magnifique salle à dîner de l'hôtel éclairée à £gtorno.

Le président, le Dr Banfill, de East Angus, s’est acquitté de sa tâche avec beaucoup de tact, ainsi que le secrétaire, le Dr Darche, et les membres du comité d’organisation.

Le menu, artistement typographié par l’habile prote du Progrès de l'Est, était recherc26 et fut bien servi, comme on sait toujours le faire au “Château ;” maïs je crois que le maître d'hôtel s'était encore surpassé—il sait que les médecins sont de bons juges de l’art culinaire et qu’il leur faut des mets hygiéniques.

L'Orphéon local a régalé les convives de ses morceaux de choix.

Plusieurs discours de circonstance ont été prononcés par des medicos qui se sont révélés bons orateurs.

Le représentant de McGill, le Dr Armstrong, a annoncé aux jeunes qu’une chaire nouvelle serait ouverte chez leur Alma Mater, grâce à la munificence d’un Crésus montréalais.

Le DrsS. Lachapelle, l'ami des tout petits, sentait l'Université Laval lui connaît. Ses Paroles de FEU vont droit au c auditeurs qui sont littéralement suspendus à Qu'il fait bon d'entendre ce vétéran des bonnes c

Sa vie, Pourtant si chère : l’œuvre de la Crèche de maitenue à force de dévouement par les bonnes Sœurs de la Miséricorde, Le Savant ; ‘ofesseur, qui est aussi un auteur distingué, a Promis d'envoyer plusienrs Copies de son incomparable livre : 4 Femme et Wurse” à la bibliothèque du Monument. Ce beau livre sera prêté, surtout ax mères

qui y puiseront tant de bons conseils Pour bien élever leurs chers petits.

Somme toute, ce premier ban

quet des médecins a été un grand succès. Il a cimenté c

ette union, déjà pourtant entre des hommes appe-

, donnent certainement l’exemple de la tolérance ; ils Peuvent bien différer d'opinion général passe pour eux Ils sont placés dans des poes portes; c’est Pourquoi ils n Semant partout l'esprit de -mêmes les plus doux fruits.

J'espère que ces réunions se Tenouvelleront au moins Chaque année, et que tous les médecins, sans exception, se feront un point d’honneur d’appartenir à cette belle société médicale qui se réunit tous les mois au “ Panthéon ” de Sherbrooke : le Monument National,

La Kermesse du “ Monument National.”

Le 4 février prochain (1907), aura lieu le joyeux anniversaire de l'inauguration du Monument National. Ilya déjà un an que cet édifice public a vu le jour ; at-il répondu à l'attente de ses fondateurs ? Je le crois, car, que de belles choses y ont déjà été accombplies et que d’autres il se propose de faire. Aussi, comme il est choyé, le petit Monument ; comme il est dorloté, comme il est £gâté par tout le monde, sans distinction de croyance ni de race: c’est la mascotte du tout Sherbrooke intellectuel ! Il comprend si bien qu’il est dans les bonnes grâces de tous que, chaque jour, il se pare, pour s’embellir de nouveau, afin d’être plus digne de ses nombreux bienfaiteurs.

Oh ! ce n’est pas un ingrat, allez ! il reconnaît /ovs les sacrifices que sous se sont imposés et s'imposent encore pour lui, et j'affirme, en son nom, que sa reconnaissance sera aussi durable que le roc sur lequel il s'élève fièrement, mais Sans ostent. 1on! De son observatoire, il a vu surgir d’autres institutions, si je puis n’exprimer ainsi; il ne les jalouse pas, au contraire, il leur a tendu et leur tendra toujours une main secourable et amie, car s’il veut vivre luimême, il veut aussi laisser vivre les autres.

Le club des jeunes g?ns anglais (Y. M.C. A.)a ses sympathies ; ils seront toujours, je l'espère, comme deux frères

Siamois qui travailleront de concert Pour le plus grand bien de la jeunesse sherbrookoise, Chacun dans son genre. L'’im- Posant Stadium, l'œuvre grandiose de deux de nos jeunes et entreprenants concitoyens, lui a fait un Leu envie, mais seulement parce qu’il désirerait être aussi grand, aussi vaste que lui pour donner plus de confort à ceux qui veulent bien le favoriser de leurs visites. Enfin, si modeste qu'il soit, dans ses proportions, il compte sur l'appui général pour fé. ter convenablement l'anniversaire de Sa naissance, durant la semaine du 4 février prochain. La kermesse sera inaugurée, comme l’année dernière, Par un grand sournoi de cartes. Le reste de la semaine prochaine sera consacré à divers amusements : du chant, de la musique, des déclamations, des ventes publiques ; des rafraîchissements seront servis, etc., etc. Une Succursale de l'Hôtel des Postes y se-

dans leur belle roulotte, qui a un Peu souffert du froid et de la tempête de ces jours passés. Les splendides costumes des dames et demoiselles sont arrivés de Paris par le dernier paquebot. Enfin, tout sera Prêt pour le jour indiqué.

De beaux prix seront donnés chaque soir aux heureux Sagnants qui n’auront Pas d’autres dépenses à faire (s’ils ne le veulent Pas) que de Payer dix centins d'entrée, car cette année, comme l’année dernière, il n’y aura pas de listes.

Madame la Présidente et ses aides vous diront ellesmêmes toute leur TéConnaissance et moi je vous tre ma ré. vérence.

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