Une legua équivaut à trois milles
Malgré ce commerce considérable, le peuple est trèspauvre, ce qui tient particulièrement à ce que le cultivateur, au lieu d’etre propriétaire du sol, n’est que fermier,
ar toute sa vie, mais seulement pour un
dire de la petite ville de Punta 12000 âmes, ou 16 000 en y: come style de construction ressemble à ‚ la plupart peu remarquaet des tuyaux de cheminée excesarges. Je ne pouvais pas m'expliquer
ité de ces grands conduits pour la fumée, d’autant le feu de la cuisine est le seul qu’on fasse dans la maison. A mon grand regret, je découvris que l’on ne se servait sa de cheminées ; et cependant l'hiver, dei de novembre jusqu’au mois de mars, ne laisse rude, pluvieux et orageux. J’eus ntrer, à ce qu’on me disait, un hiver "eux que, d'habitude : aussi je souffris oid., Cependant il n’y eut ni neige ni
des tempêtes tepnbleas ins rares ; nus au commencemer
leur n’était pas beaucoup plus :
Ce.qui prouvait que la températi d être aussi rude, c’&taient, indé amment des oranges, beaucoup d’autres fruits de la zone torride : la banane mûrit parfaitement à Saint-Miguel; le custod-apple y vient moins bien et reste äpre et sans saveur, L’ananas vient dans des serres sans que l'on ait besoin de le chauffer, et il arrive à une grosseur extraordinaire. Une dame portugaise, la femme de M. le docteur Agostinho Mochado, m’envoya un ananas qui surpassait en grosseur tous-ceux que j'avais vus dans les Indes, mais il n’était pas aussi agréable au goût. Les légumes d'Europe, tels que les raves, le chou,
beaux jours étaient aois ne mai, la cha-
les haricots, les pois et autres, viennent & Saint-Miguel sans qu’on soit obligé de leur donner beaucoup de soins.
Les habitants des Açores, issus des Portugais, ont de beaux yeux et de beaux cheveux noirs. A Saint-Miguel, je trouvai le contraire de ce que j'avais remarqué partout ailleurs : le peuple est mieux que la classe supérieure. Celle-ci s’habille à la française; le peuple, à l’exception de la-coiffure, porte le même costume que les Æuropéens. La coiffure des hommes consiste en casquettes de drap roides avec une visière excessivement large, échancrée d’une façon comique, et bordée tout autour d’une bande de drap ou de velours de huit à dix pouces de large qui descend par derrière sur l'épaule et garantit le cou contre le soleil et la pluie. La coiffure des femmes est encore plus grotesque : elles portent une espèce de capuchon en drap bleu, haut de près de dix pouces et long certainement d’un pied et demi, auquel elles donnent, au moyen d’une forte baleine, à peu près la forme d’une crête de”coq plus que gigantesque. Indépendamment de cette coiffure ingénieuse, elles portent encore, par-dessus des vêtements européens, un long et lourd manteau d’homme, qui est généralement en drap bleu et descend jusqu’à terre, et qu’elles ne quittent jamais, même pendant la plus grande chaleur. Ce costume bizarre et ridicule a de plus cet inconvénient, qu'une mère ne reconnaîtrait pas sa fille sous cet affublement ; car le grand capuchon qui couvre la tête se ferme par devant, de manière à ne laisser presque rien voir de la figure, et les manteaux se ressemblent tous. Pas une femme du peuple ne sortirait dans la rue sans manteau et sans capuchon; elles économisent denier par denier pour pouvoir se donner cette magnifique toilette. Celle qui n’est pas assez heufeuse pour s’en procurer une pareille, l’emprunte à une amie ou la loue.
Une coutume non moins étrange de ce pays sal qu'une
jeune femme ou une jeune fille ne peut pas sortir seule; vous ne verrez jamais une bonne traverser la rue, bien moins encore aller chercher ou acheter quelque chose. Dans chaque maison il y a un domestique chargé de faire les courses et les emplettes. Je plaignais bien sincèrement ces pauvres servantes cloîtrées comme dans une prison; quand elles n’ont pas quelque bonne vieille parente qui, par pitié, leur fasse prendre l’air de temps à autre, elles peuvent rester toute l’année à la maison, car elles n’osent pas même aller seules le dimanche à l’église.
En général, à ce qu’on m’a raconté, il régnait encore, il y a à peine une quarantaine d'années’, des coutumes étranges, même dans le monde éclairé.
Ainsi, quand une dame voulait faire une visite d’étiquette à une autre dame, elle lui faisait dire la veille, par un domestique, qu’à une heure déterminée elle passerait en voiture devant sa maison. A l’heure dite, elle arrivait en grande toilette dans une voiture avec les stores hermétiquement fermés. Cependant son amie l’attendait à sa fenêtre également bien fermée. Quand la voiture était arrivée devant la maison, on arrêtait un instant: d’un côté, le store se levait; de l’autre, la croisée s’ouvrait, et aussitôt que les deux dames s'étaient saluées, le store s’abaissait, la fenêtre se fermait, et la voiture partait.
Dans le temps dont je parle, les dames, à ce qu'il paraît, craignaient tellement de se trouver avec des hommes, qu’il n’était pas permis à ces derniers d'assister aux visites des dames. Une dame venait-elle voir une de ses amies, et le hasard voulait-il qu’un monsieur, fût-ce même un parent, se trouvât avec la maîtresse de la maison, ou la visiteuse effarouchée s’éloignait au plus vite, ou bien son amie priait le monsieur de s’en aller.
Les choses se passaient encore bien plus ridiculement dans les bals particuliers, car pour des bals publics on n’en donnait jamais. Les dames invitées ne prenaient pas
du tout part à la danse, mais elles se tenaient avec les dames et les demoiselles de la maison dans une pièce contiguë à la salle où l’on dansait. Elles restaient là sans lumière, peur ne pas être vues des messieurs. Quant à ceuxci, ils dansaient avec les servantes de la maison et avec celles du dehors invitées par la dame qui donnait le bal.
Je restai quelques mois à Saint-Miguel, et, indépendamment de quelques promenades dans les environs, je fis encore une excursion aux bains de Furnas, à 9 leguas de Punta del Gada, célèbres par leurs sources chaudes. Le beau monde de Saint-Miguel va y passer tous les ans quelques semaines ou quelques mois, moins pour ‘s'y baigner que pour s'amuser, coutume d’ailleurs assez générale aux eaux. |
Nous fimes cette petite excursion, suivant l'usage du pays, à ânes, en passant par Villa-Franca (à 5 leguas de Saint-Miguel) et en longeant le bord de la mer. Villa- Franca est une petite ville aussi agréablement située que Punta del Gada. Nous passämes la nuit dans la maison de M. Gago, où tout était préparé pour nous bien recevoir.
Le lendemain, nous nous rendimes en bateau à Ilheo, petite île, ou plutôt baie, à peine éloignée de deux ou trois cents pas du rivage et entourée d’une ceinture de rochers, où Ton a ménagé une toute petite ouverture, à peine assez large pour qu’un bateau à fruits puisse y entrer. Tout démontre qu’il devait y avoir autrefois, dans la mer même, un petit volcan, qui a cessé de jeter du feu et qui s’est tout à fait enfoncé. A peu de frais, on pourrait faire de cette baie en miniature un excellent dock pour radouber les vaisseaux ; mais, dans ce pays, on n’a 2 l’idée de ces choses-là.
Vers midi, nous continuämes notre route à âne, et, au trot léger de nos montures, nous arrivämes à Furnas de bonne heure dans l'après-midi. A environ un quart de mille de l'endroit, il y a un joli lac, encadré par des mon-
tagnes d’une belle forme. A l'extrémité nord-est de ce lac, il y a également des sources chaudes ; mais nous n’allämes pas les voir, ayant été assaillis tout à coup par une petite pluie fine.
Furnas est situé dans une vallée riante et délicieuse, encaissée entre des montagnes qui s'élèvent les unes audessus des autres; des bois touffus, des champs magnifiques, des prairies et des campagnes revötues de la plus fraîche verdure, couvrent les montagnes, les collines et les vallées, Je me voyais transportée dans une de ces belles vallées montueuses dont la Styrie, la Carinthie et le Tyrol abondent. Des nuages de fumée dans les airs annoncent les sources chaudes (caldeiras) placées non loin du village, et l'étranger curieux y court pour voir un phénomène dont toute la population de Saint-Miguel parle avec transport et en même temps avec horreur.
Ma curiosité et mon attente,,je l'avoue, n'étaient pas .précisément très-grandes ; car j'avais vu en Islande tout ce que le monde connu offre de plus parfait en ce genre. Aussi, comme je ne m'étais pas promis beaucoup, je fus réellement surprise. Une des sources bouillantes s'élève avec beaucoup de force et d’abondance à une hauteur d’un mètre et demi à deux mètres; une autre monte moins haut; les autres ne produisent pas plus d’effet que de l’eau chaude ordinaire. Mais la plus remarquable de toutes est la source de boue appelée Pedro Botelko. Ses environs sont pittoresques. Bornée par de sombres rochers par lesquels le bruit que fait le bouillonnement de la source est répercuté avec fracas, elle ressemble à un vrai gouffre infernal. Un grand rocher s’avance bien au-dessus d’elle et l’empêche de monter tout droit. Sa puissance est si grande qu’elle lançela boue de tous côtés:à une distance de 3 à 5 mètres. Il y a encore beaucoup d'autres petites sources insignifiantes dans les environs, quelques-unes bouillonnent même au milieu d’un petit ruisseau.
‘624 r MON SECOND VOYAGE
On rencontre aussi des sources ferrugineuses et une source d’eau minérale (aqua azeda).
Dans la vallée, et dans’la position la plus heureuse, M. le vicomte da Praia, un des plus riches propriétaires de l'île, a construit une maison de campagne et planté un jardin; mais ni l’un ni l’autre n’etaient encore achevés. La maison, coquettement placée sur une petite colline, offre de chaque fenêtre les plus belles vues sur la vallée et les montagnes qui l’environnent. Quant au jardin, trace en grand avec des étangs, des groupes d’arbres touffus et de charmants parterres de fleurs, il denote le bon, celui qui l'a dessiné. x
Nous fimes de Furnas encore une petite partie sur une des cimes de montagnes, élevée d’environ 700 mètres audessus du niveau de la mer. De là nous aperçûmes plusieurs. pics, parmi lesquels le pico de Vara, le plus haut de tous, a plus de 1000 mètres. Nous vimes se dérouler à, nos pieds la ravissante vallée de Furnas avec ses caldeiras, le lac, ainsi que quelques autres vallées avec ed > jolis villages, et des deux côtés de l’île la mer s’e nd E dans l’immensite. Du côté du sud, on découvre aussi Vile Santa-Maria , située à environ 40 milles de Saint-Miguel®
Pour retourner à Punta del Gada, nous passämes par Ribeira grande, en longeant la côte septentrionale. Comme route, ce chemin est préférable à celui de la côte méridionale, mais les vues en sont moins belles et moins variées. #
Le carnaval passa à Saint-Miguel tout à fait inaperçu. Ce n’est pas dans les trois derniers jours qu’on a ici, comme dans le Brésil, la sotte coutume de s’asperger d’eau les uns les autres. Au lieu de s'amuser pendant ces trois jours, il faut s’enfermer dans sa chambre, et on ne peut même pas approcher de la fenêtre ouverte ; car aussitôt on court le danger de recevoir de la fenêtre du voisin et de la rue des bordées d’eau à la figure. On vide les
E en
œufs en les soufflant ou bien on fait des oranges et des citrons en cire, qu’on emplit d’eau et qu’on se jetteles uns aux autres, ou bien des maisons on répand des pots pleins d’eau sur les passants, Pendant ces jours on ne voit pas une seule femme dans les rues, et le peu de messieurs qui osent sortir cherchent à se garantir en ouvrant des parapluies.
Je ne quittai Saint-Miguel que le 21 mai. Les bateaux à
- fruits avaient cessé de faire le service pour l’Angleterre dès la fin du mois de mars : je fus donc forcée d’aller à Londres par Lisbonne.
Sur le petit vaisseau portugais Michaelense (de 110 tonneaux), commandé par le capitaine Fonseca, je trouvai, à ma surprise extrême, un arrangement parfajt qu'on ne voit pas toujours sur un vapeur. Les lits étaient hauts et spacieux, la nourriture bien apprêtée et abondante, le linge de»table très-blanc, et le service trèsprompt. C’est le premier vaisseau portugais sur lequel j'aie navigué. Si tous lui ressemblent, on peut les recommander en bonne conscience à tous les voyageurs.
La traversée, de 720 milles, dura huit jours, et rien ne vint en interrompre la monotonie, si ce n’est une baleine morte qui passa près de notre vaisseau comme une roche flottante, et autour de laquelle voltigeaient des centaines d'oiseaux de proie. Nous ne découvrîmes la terre qu’en approchant de la côte du Portugal.
Le 28 mai, nous enträmes dans le Tage, qui, à l’embouchure, ne se distinguait de la mer que par la couleur. La ville de Lisbonne est située à. deux leguas en amont du fleuve ; mais on monte encore presque une legua plus haut, parce que les vaisseaux jettent l’ancre près de la dune, au centre de la ville. Nous mimes de sept à huit heures pour faire ces trois leguas ; mais on ne pouvait pas appeler cela une perte de temps, car les bords du Tage sont vraiment des plus ravissants. Le fleuve se déploie sur une largeur
immense; il est sillonné de légers bateaux qui se balancent mollement sur ses ondes, tandis qu’un vapeur le fend rapidement. Les bords sont formés de riantes chaînes de collines qui ne pèchent que par l'absence d’arbres et de feuillage.
A l'embouchure, on aperçoit, d’un côté, le fort Saint- Julien, derrière lequel s'élèvent, à une faible distance, les belles montagnes de la Serra de Cintra. De l’autre côté, on voit comme surgir du fond de la mer un phare entouré d’une batterie appelée Torre de Bugia. Après avoir longé des villages pittoresques et de petits forts, on arrive à Belem, où le fleuve, perdant un peu de sa largeur, vient baigner une superbe tour en style moitié gothique, moitié mauresque, brillant vestige des temps passés. Pendant que, du côté du sud, quelques villages alternent encore avec des châteaux et des forts déjà en partie démantelés, la ville de Lisbonne se présente du côté du nord, où elle occupe non-seulement la ceinture plate et unie entre le fleuve et la chaîne de collines, mais aussi les hauteurs et les fonds même des collines. En face du centre de la ville, les bords du Tage s’enfoncent beaucoup et forment une grande baie, sur la lisière de laquelle on découvre au loin des bourgs, des groupes d'arbres, et au fond quelques montagnes isolées, Plus tard, je restai souvent des heures entières assise aux fenêtres de l’hôtel où j'étais descendue et qui avait vue sur la mer. Je me plaisais infiniment à contempler ce panorama à la fois si riant et si grandiose. ‚Up plaisir dont on se passerait volontiers en arrivant à Lisbonne, ce sont les tracasseries interminables avec tous les employés. Déjà, à Belem, vous avez la visite de l’officier de santé, puis il vous vient les douaniers, la police du vaisseau, le maître du port; enfin, il faut exhiber les passe-ports : cela n’en finit pas! Nous arrivions d’une possession portugaise, et on nous traita avec autant de rigueur que si nous venions du pays de la lune. Pour les
passe-ports il faut payer un argent fou, et les lois de douane sont si sévères qu'on ne vous laisse pas même porter avec vous le plus petit sac de nuit. Il est vraiment incroyable que ce soit dans l’Europe, si fière de sa civilisation progressive, que les gouvernements cherchent par tous les moyens possibles à dégoûter des voyages!
Quoique mon séjour à Lisbonne ait été de douze jours, je ne vis pas grand’chose, une indisposition m’ayant forcée à garder la chambre la majeure partie de ce temps ; ce fut avec beaucoup de peine que je gravis plusieurs des rues roides et tortueuses pour avoir des vues complètes de la ville, du fleuve. et des environs. La ville s’étend aussi au delà de la. chaîne de collines. Les maisons n’ont pas un style de construction. particulier, et les églises n’ont ni de belles tours ni de hautes coupoles. On trouve encore par-ci par-là sur de hautes collines et au milieu de la ville les ruines pittoresques de grands palais et d’églises à moitié écroulés en 1755, époque de funeste mémoire, où, comme on sait, un tremblement de terre épouvantable détruisit la plus grande partie de la ville et coûta la vie à des milliers d'hommes.
Les jardins publics se distinguent par de beaux parterres de fleurs ; dans le jardin du bas de la ville, il y a des groupes d’arbres d’un âge vénérable. Les Portugais semblent, en général, raffoler des fleurs; je m'en étais déjà aperçue à Saint-Miguel. A Lisbonne, je vis ces aimables précurseurs du printemps partout en grande quantité, même sur des places publiques, comme, par exemple, dans la cour ou sur le quai de la douane.
Il me fut impossible d'entreprendre une excursion à la Serra deCintra, célèbre par son luxe de végétation et comme résidence d’été de la famille royale. Condamnée à rester plusieurs jours au lit, je ne quittai ma chambre que le 9 juin pour m'embarquer pour Southampton (900 milles) sur le vapeur Iberia. Comme ce vapeur n’appartenait mal-
heureusement pas à une compagnie américaine ou hollandaise, il me fallut payer dix livres sterling pour un petit lit dans une cabine étroite et sombre, où il y avait encore, indépendamment de moi, onze femmes et quatre enfants. J'avais été infiniment mieux sur le petit voilier portugais, où je ne payai pour un trajet presque aussi grand que trois livres sterling et demie. Pour mon fils, on lui donna un lit dans une cabine de seconde classe ; mais on ne lui fit pas moins payer place ‘entière de première classe.
Le 14 juin au matin, nous arrivâmes à Southampton ; le même jour, je partis par le chemin de fer pour Londres, où la famille Waterhouse m’accueillit de nouveau de la manière la plus cordiale. C’est ainsi que mon voyage se trouva heureusement terminé.
Si, dans ma relation, on rencontrait des expressions trop fortes contre tel ou tel peuple, contre les coutumes et les usages des différents pays que j'ai visités ; si j'avais par hasard émis des opinions erronées, je prie mes lecteurs de m’accorder une grande, une très-grande indulgence. Je les prie en gräce de se rappeler ce que je disais à l’occasion de mon premier voyage en Palestine, que je suis bien loin de me croire du nombre des personnes privilegiees et infaillibles.
La simplicité est ma devise. Tous mes efforts tendent à dire sans emphase la vérité et à éviter toute exagération. Aussi, en publiant mes écrits, ne me suis-je pas proposé d’autre but que de retracer ce que j’ai vu et ce qui m'est arrivé, absolument selon les impressions que ces choses ont produites sur mon esprit et sur mon cœur!
NOTICE SUR MME IDA PFEIFFER. .,..,......sessesees.s. Page
Arrivée à Londres. — Comfort. — Célébration du dimanche. — Genre
de vie et habitudes des Anglais. — Les églises. — Curiosités de la
ville, — Environs. — Grande exposition de l’industrie....... 1