H. II
Post arcem in pristinam liberlatem assertam, Principalui antiquum splendorem restitulum,
Fœdera cum Gallis renovata, Patrocinium XRMI Régis recuporatum, Nova dominia vetustissima? familiae addita , Avitas dignitates adauctas, Et publicam subditorum tranquillitatem firmatam . Privatœ consuluit ;, Jucunda necessariis junxit , Palalium fonlibus, balneis, aviariis hortisque. Ampliavil; Et ut justae dominationis fruclibus, Quos infausta amoverant tcmpora, faveretur, Sibi et posteritali baec olia fecit, Anno salutis mdcxlvi.
Lettre de Christine . reine de Suède, au prince de Monaco.
Monsieur mon cousin, ayant fait dessein daller trouver le roy de Suède pour donner ordre à mes affaires, j'ay résolu de passer par la
Fiance c! en ay donné advis au roy el «à Monsieur le cardinal Mazarin. Je prie Voire A liesse de me (aire la faveur de me recevoir dans Monaco en cas qu'il m'armas! quelque accident sur la mer qui m'obligeas! à m'y retirer, et de m'envoyer promptement sa réponse là-dessus, parce que je veux partir d'icy le plus lot qu'il me sera possible à cause de la nécessité de mes affaires, el de peur que la peste qui n'est pas encore à Rome n'y arrive avec les chaleurs. Pour les réponses de la France, je ne les allendray pas icy , car outre que cela seroit trop long, je ne doute pas qu'on ne m'accorde ce que je désire. Je seray fort obligée à Votre Altesse de cette courtoisie et je chercheray de luy en tesmoigner mon ressentiment el de luy faire connoistre que je suis
Votre très affectionnée cousine et amie
Christine reine de Suède.
Rome, ce 27 juin 1656.
Lettre d'Anne d'Autriche à Honoré II , prince de Monaco (1650V
Mon cousin ,
J'ay vu avec joie dans la lettre que vous m'avez écrite, les assurances que vous me donnez de la continuation de votre affection et de votre attachement aux intérêts de cette couronne; je ne doute pas que vous ne demeuriez toujours dans ces sentiments-là , el que vous ne les inspiriez à tous ceux de votre maison; mais vous ne pouvez point douter aussi que quand j'aurai lieu de reconnaître le zèle que vous me faites paroistre pour le bien du service du roi, monsieur mon fils, je ne vous fasse avouer que la passion que j'ay de contribuer à vos satisfactions et à vos avantages, aussi bien que l'estime et l'affection que j'ay pour vous, sont au plus haut point certainement que vous les sauriez souhaiter. Je vous prie d'être aussi assuré de celte vérité que je le suis de tout ce que vous m'avez écrit , et croyez que j'ay impatience de
vous le pouvoir confirmer par des effets solides. Cependant je prie Dieu qu'il vous ait , mon cousin , en sa sainte et digne garde. Fait à Dijon, le 17 mars 1650.
Votre bonne cousine,
Anne.
Et plus bas, de la main de la reine : Mon cousin ,
Le cardinal Mazarin m'a rendu compte d'une lettre qu'il a reçue de vous depuis peu ; assurez vous que je ne perdray jamais le souvenir ni la reconnaissance de ce qu'elle contient; je ne vous en dis pas davantage, me remettant à la réponse qu'il vous faira {sic) par la même voie.