Voy. p. 51, c. 1, note 1, et hymne I de celte lecture
4. Orilinairement on compte trois Ribhous : Ribhou, Vilihwan et Vàdja. Ici, l'auteur semble faire deux classes de ces personnages, appelés les un.s les Rihhuus, les mires les Cii'/jas. Ce dernier mol, qui signifie offrande, semble confirmer les remarques de la page lOS, col 1, note 2.
[LpcI. VII.)
routs, Mitra et Varouna, les Aswin<:. Qu'ils viennent boire notre soma, et qu'ils nous donnent la richesse, la piété, la victoire!
5. Que Ribhou, par la force, nous prémunisse contre le danger ; que Vildja le victorieux nous sauve! Qu'ils nous protègent également, Mitra, Varouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel!
HYMNE XVII I
AUX ASWINS, PAR COUTSA.
(\Irhr\ : Djdgat! el Trichtoubli.!
1. Je chante en premier lieu le Ciel et la Terre ', et Agni, resplendissant d'un si bel éclat au moment du sacrilice. La puissance avec laquelle vous faites dans le danger triompher un parti, montrez-la encore, ô Aswins, et secourez-nous !
2. Pour obtenir vos faveurs, des (serviteurs) dévoués, les mains chargées d'offrandes, s'approchent de votre char, et semblent vouloir entendre votre parole. La puissance avec laquelle vous accueillez la prière au moment du sacrifice, montrez-la encore, ô Aswins, et secourez-nous !
3. Par la force de la divine ambroisie, vous exercez sur ce peuple un généreux empire. Nobles protecteurs, la puissance avec laquelle vous avez su donner du lait à une vache stérile -. montrez-la encore, ô Aswins, et secourez-nous!
4. La puissance avec laquelle se distingui' entre les êtres rapides et légers celui qui a deux mères '■, et qui, glorieux de la majesté de son fils, parcourt (le monde); avec laquelle un sage ' a été doué d'une triple science, montrez-la encore, 0 Aswins, et secourez-nous !
5. La puissance avec laquelle vous avez ramené à la lumière du jour et Rébha et Bandana ■' enfermés dans les ténèbres d'un puits; avec
1. C'est ici que le commenlaleur dit que le ciel et la lerre sont une même chose que les Aswins.
-î. Miracle opéré en faveur de Samyou. Voy. page 6.<, col. 1, note i.
3. .l'entends ce passage comme relatif à Agni, qui passe pour avoir deux mères (voy. p. 59,col. 1, noie 2, et p. 99, lol. 1, note 11, et dont le Soleil semble devoir être le nis. Le commentateur applique celte idée au dieu du \ent, à Vàyou : Ce dieu, dit-il, mesure, parcourt deux mondes; et il explique ainsi le mot diinmàtri. Il donne encore une autre solution de la difficulté qui résulte d'une double maternilé. Les Vents sont lils de la Terre (Prisnii ; mais ils naissent aussi par la vertu du sacrifice, et par conséquent du feu sacré. De là provient cette singulière généalogie: Agni, feu du sacrifice, fait naître le Vent, et le Vent, à son tour, fait naître aussi le Feu par le moyen de son souffle.