‹ Monde ancienChapitre 184 sur 848 · C'esli\-ilir'', les ravuns · texte numérisé non relu

C'esli\-ilir'', les ravuns

soixante écuyers ', (|iii sont eu quelque sorte immobiles dans leur mobilité.

iO. 0 Saraswati, tu viens de nous ouvrir ton sein fortuné qui renferme tant de choses précieuses, qui contient tant de biens, de trésors, et de présents magnifiques,

50. Que les Dévas (mortels; ajoutent sacrifices sur sacrifices : tels sont leurs premiers devoirs. Par ces œuvres généreuses ils obtiennent le ciel, oi'i sont les anciens Dévas, les Sàdhyas -.

jl. L'onde (céleste) descend égale ;i l'onde (de nos libations). Si les nuages réjouissent la terre, c'est que les feux (d'Agni) ont réjoui le ciel.

."li. .l'apiielle à notre secours le divin et Krand habitant de l'air, celui qui produit et les eaux et les plantes, l'illustre maître des ondes, qui dispense la pluie au moment convenable.

llYMNIi VIII.

Atl\ SIAIiOUTS, PAU AfiASTVA.

(.l/c/rc • Triciitoulili.

1. Uui'l l'clat ces Marouts qui parcourent, qui habitent ensemble (les espaces de l'air), répandent par tout (le monde) ! Que veulent-ils'? d'où viennent-ils, généreux et riches, clierclicr les offrandes ?

2. Quel est celui f|ni, jiar ses hommages, plait à ces (divinités ? (|ui. par son sacrifice, attire les Marouts? Par quelle prière parviendrons-nous à retenir ces (dieux), qui, comme des éperviers, parcourent les airs ?

3. (Les Marouts parlent.) « Indra, maître des hommes pieux, d'où viens-tu, grand et uniiiue ? Que veux-tu'? Toi qui es notre compagnon, tu peux nous répondre avec boulé. 0 dieu, Irainé par des coursiers azurés, tlis-nous ce ((ue lu nous veux. »

■1. (Indra parle.) « Les cérémonies, les [irières, les hymnes, les libations, les offrandes, tout est à moi. Je porte la foudre. Des invocations, des chants se sont fait ent(Midre. Mes chevaux m'amènent. Voilà ce que je veux ici. •<

ô. (Les Marouts parleiil.^ « Kt nous, sur les puissanis coui'siers que voici, plaçanl nos corps

1. Ce mot traduit saukou, que le commentateur explique par oupalchara. Je remarque que ce mémo mot signifie l'aifiiiille du gnomon.

2. Les Sàdhyas sont, comme le dit le mot, des hommes devenus parfaits, et formant, après leur mort, une classe di' demi-dieiiN célesles.

lili;-V'KD.V. — SECTION DRI'XIKMR.

irficrs t't lirillaiits, nous jûiiiiKJiis nos splondenrs aux tiennes. Et tu veux, Indra t'approprier notre olTrande? »

(i. Jndra parle.) » Et comment cette ofCrande serait-elle pour vous, û Marouts, quand vous reconnaissez ma supériorité en réclamant mou secours pour la mort d'Alii? Je suis grand, fort et redoutable, et de mes traits, funestes à tous mes ennemis, j'ai tué Ahi. »

7. (Les Marouts parlent.) « Tu as beaucoup fait, (dieu) généreux, en venant nous seconder de ta force héroïque. Mais, ù puissant Indra, nous pouvons aussi beaucoup, quand, nous autres Marouts, nous voulons prouver notre vaillance. »

8. (Indra parle.) « Marouts, j'ai tué Vritra.etje n'ai eu besoin que de ma colère et de ma force d'Indra. C'est moi qui, la foudre à la main, ai ouvert un chemin à ces ondes qui font le bonheur de Manou '. •>

0. ;Les Marouts parlent.) « 0 .Magliavan, nous n'attaquons pas ta gloire. Personne, o dieu, ffuand on connaît tes exploits, ne peut se croire (on égal. Aucun être, présent ou passé, ne saurait ti' valoir. Tu es grand : fais ce que tu dois faire."

10. (Indra parle.) « Ma force est assez grande pour que, seul, je puisse exécuter ce que je veux tenter. .le suis redoutable, ô Marouts ; je sais ce que j'ai à faire, moi Indra, maître de vous fous.

11. « 0 Marouts l'éloge ([ue vous avez fait de moi m'a llatté, et surtout votre attention à me laisser votre part du sacriiice. Indra est généreux, et fêté par de nombreux hommages. Soyez mes amis et développez vos corps (légers).

10. « Ainsi brillant à mes côtés, prenez dans les offrandes et dans les hymnes la part conforme à votre rang. 0 Marouts, vos couleurs sont merveilleuses. Resplendissons ensemble, et couvrezmoi (lie vos corps) comme vous l'avez fait jusqu'à présent. "

Kj. (Le poêle parle.) » (Juel est celui qui vous chante en ce moment, ô Marouts? Soyez-nous agréables, et venez vers des amis. D'un souffle propice favorisez nos vncux. Possesseurs de ijiens variés, daignez visiter notre sacrifice.

14. « Si la science d'un sage nous a, comme un artiste habile, façonnés au culte pompeux c|ue nous vous rendons, ô Marouts, traitez avec bonté l'homme qui, par ses prières et ses chants, vous a honorés.

1 Ai:n-o;iioiil, An l'liomm(\

lô. « 0 Marouts, cet éloge et cet hymne d'un respectable poète s'adressent à vous. Il a voulu vous plaire. Venez avec l'abondance, en étendant vos réseaux. Uuenous connaissions la iiruspérité. la force et l'heureuse vieillesse ! »

LECTURE (Jl-ATIilEME.

V I \ M A n 0 U T s, I' A R .1, G A s I Y \ . {Mélrc : ■rrichluiilili.

1. Le généreux (Agni) a donné le signal; chantons l'iiymne du matin en l'honneur d'une race impétueuse. 0 puissants et rapides Marouts, que la marche accroisse votre éclat ; que l'élan du combat augmente vos forces !

■2. Acceptant la douce libation sans cesse renouvelée, comme (un père adopte) un nouveauné, ils se livrent à leurs jeux au milieu des sacrifices, terribles (pour l'eurs ennemis). Ces enfants de Roudra viennent protéger celui qui les honore ; et, forts de leur nature, ils se gardent de fouler aux pieds celui (|ui a pour eux des holocaustes.

3. A l'homme qui leur offre des sacrilices, ces immortels auxiliaires donnent la richesse et le bonheur. Ces fortunés Marouts, comme disposés (dans les airs), répandent sur lui et la lumière et le lait.

-'i. Votre course est libre et puissante, et votre force sert d'appui aux momies. Tout, dans la nature, est frappé d'épouvante; les palais (mêmes sont ébranlés). Votre char brille de la lueur de vos armes étincelantes.

ô. Quand, montés sur leurs chars éclatants, ils font résonner les montagnes, ou bien qu'amis des hommes, ils envahissent les airs, chacun frémit sur leur route. Le feu, placé sur le foyer comme sur un char, délaisse les plantes (qui l'alimentent).

0. Terribles Marouts, soyez bons etbienfaisanls ])Our nous, et comblez nos vœux. Dès que votre trait lumineux et meurtrier pénètre quelque part, il tue les animaux comme une flèche bien lancée.

7. Chargés de présents et de biens, heureux de nos louanges et de nos sacrifices, ils arrivent à la voix de l'hymne pour goûter la libalion :

INDE. - l'OKSIl-: LYH1(J1:E>

ils connaissent les antiques exploits du héros (Indra, et ils veulent l'irailer).

8, Avec vos cent bras, protégez contre le m;d et contre la défaite cette nation que vous avez déjà défendue, ô Marouts ! Terribles, forts et resplendissants, préservez sa gloire du blàiue ([ue pourraient'lui infliger ses enfants.

'J. 0 Marouts, tous les biens, tous les trésors désirables sont placés sur vos cliars. Vos bras infatigables sont chargés d'ornements. L'essieu de vos chars ploie sur les roues.

10. De riches présents reposent sur vos bras généreux ; sur votre poitrine pendent de beaux colliers d'or, sur vos épaules des guirlandes. Comme l'oiseau ouvre ses ailes, le tranchant de la foudre ouvre et répand le dépôt de vos richesses.

11. Grands et puissants par votre grandeur, maîtres resplendissant au loin, tels que des astres attachés au ciel, élevant le ton de votre voix, ô Marouts, vous êtes heureux de mouiller vos langues à nos libations; et, unis à Indra, vous recevez partout nos louanges.

12. Telle est votre grandeur, ô généreux Marouts! (Jue vos dons soient durables comme l'œuvre d'.\diti ! Indra peut bien faire descendre ses largesses sur la nation pieuse (lue vous favorisez.

13. Immortels Marouts, vous avez conservé l'antique alliance qui fut tant célébrée. Pour le bonheur de Manou, les prêtres, par leurs prières et leurs œuvres, se sont jadis associés à vous '.

li. U Marouts, venez rapidement avec vos biens conlirmer pour longtemps nos espérances. El quand ces gens ont dans leur demeure préparé des offrandes, que, par ces sacrifices, j'obtienne ce qu'ils ont désiré.

\j. 0 Marouts, cet éloge et cet liymm; d'un respectable poëte s'adressent à vous. 11 a voulu vous plaire. Venez avec l'abondance., en étendant vos réseaux. Uue nous connaissions la prospérité, la force (!t l'heureuse vieillesse !

Il Y M m: m.

A iNDiiA i;t ai'\ marouts, pah acastva.

[ilelre . Tricliluuljli.)

I. 0 Indra, que traînent des coursiers azurés, tu as des trésors de force et d'abondance mille

1. Allusion il la U'fuaile qui raroiil.^ (\ar, (l:iiis la recliiTchi' ili-s vai-lies cnlevce.s par li'S l'iilaiils ili' l!:iLi, k'S

fois célébrés, des trésors de richesse et de fécondité : qu'ils viennent à nous pour notre bonheur!

2. Que les Marouts accourent aussi vers nous avec leurs plus belles formes, couvrant le ciel de leur large et mouvante magie; et que leurs coursiers apportent les richesses qu'ils ont amassées au bord de la mer.

3. A ces nuages se mêle la lueur dorée de l'éclair, pareille à un glaive acéré ; avide de cette substance qui engraisse (la terre), elle la pénètre et s'unit à elle, comme la femme qui recherche la société de son époux, comme la parole (sainte) qui se joint à la pompe du sacrilice.

-'i. Les brillants Marouts, par une espèce d'union conjugale avec la Nue, lui font porter l'onde dont ils arrosent le (monde). Ces dieux terribles ont l'air de séparer le ciel et la terre ; mais ils sont leurs amis et augmentent leur beauté.

5. Ainsi animée dans leurs embrassements de leur souffle vital, que la Nue fasse notre joie, pénétrée des généreux (Marouts) ! Qu'elle aille, les cheveux épars, sur le char, comme la lille du soleil sur celui de son père, et que son corps soit aussi resplendissant que le ciel lui-raènii! !

G. Que ces jeunes (époux) fassent prendre place dans nos sacrilices à leur jeune (épouse), forte et empreinte de leur éclat; dans le moment même où l'hymne entonne, ô Marouts, votre éloge accompagné de libations et d'holocaustes.

7. Je chante la grandeur réelle des Marouts ; elle est vraiment digne de nos louanges, quand la (.Nue) féconde, ou d'elle-même ou forcément, nous apporte ses germes précieux.

8. On ne peut accuser Mitra et Varouiia de faiblesse. Aryaman donne la mort aux impies. Si nous voyons aussi tomber ce qui était ferme cl inébranlable, o Marouts, c'est votre tourbillon ([ui grossit.

'.1. 0 Marouts, de loin ou de près, votre force est |)our nous infatigable. Comme la mer, elle croît et grandit, et remporte sur ses ennemis une victoire incontestée.

10. Puissions-nous aujourd'hui nous dire les amis d'Indra ! Puissions-nous demain , comme nous l'avons fait jadis, l'appeler à notre secours ! Que (ce dieu appelé) liibhoukchas ' nous accorde chaipie jour sa protection ; qu'il soit avec ses serviteurs!

Marouls l't lus Angiras agiroiil cl'' ciiiii-i-rl. l'I marc.lii'ri'iil avi'i' hulra. Voy. page 41, cul. 1. noie. ". 1. Voy. p:i'T ! li, col. -2, iioli; .i.

RIG-VEDA

•SECTION DEUXIEME

11.0 Marouls, cet éloge et cet hymne d'un respectable poëte s'adressent i\ vous. 11 a voulu vous plaire. Venez avec l'abondance, en étendant vos réseaux. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

AUX M.VROCTS, PAR AGASTÏA.

^ileties : Djagali el Trichtoubh.)

1. Vous accourez d'une ardeur égale à tous les sacrifices. Amis des Dévas, vous accueillez les prières qu'ils vous adressent successivement. Venez pour le bien de la terre et du ciel ; par des chants harmonieux je vous appelle à notre secours.

2. Les Marouts naissent d'eux-mêmes, et se donnent une forme : impétueux et forts, ils produisent (pour nous', l'abondance et la prospérité. Ils se multiplient comme les flots des ondes (célestes) ; et si elles sont des vaches fécondes, ils en sont les taureaux.

3. Tels que les libations aux rayons joyeux, et si douces au cœur, tels que les rites (sacrés), ils apparaissent (pour notre joie). Les bracelets résonnent comme en se jouant sur leurs membres, et dans leurs mains brille le glaive.

4. Ces immortels, unissant leurs efforts, descendent rapidement du ciel. Leur fouet a retenti de lui-même. Les Marouts ont fait briller leurs armes, et, robustes combattants, ils ont ébranlé les plus forts obstacles.

5. 0 Marouts qui pour lance avez l'éclair, qui donc, au milieu (des airs', vous détache, de même que la langue sépare les deux mâchoires '? Vous arrivez du ciel comme pour nous apporter notre nourriture, aussi fidèlement empressés que le cheval chargé chaque jour (de nos provisions).

0. Que devient, ô .Marouts, ce grand monde supérieur ■? que (devient) cette terre où vous descendez, quand vous agitez tout comme des brins d'herbe, et qu'avec la foudre vous envahissez l'océan de lumière '?

7. 0 Marouts, \otre libéralité, qui s'épuise en largesses, est pleine de force, d'éclat et de splendeur. C'est pour nous un fruit heureusement mùr. Elle met (nos maux) en poussière. Belle comme la sainte donation, elle est sûre d'être partout victorieuse; elle est féconde, et pleine de votre esprit vital.

ï<. Les mers s'arrêtent étonnées, quand, au bruit I. — Bibliothèque ixternatio.nale

de la foudre, (les Marouts) mêlent leur voix de tempête. L'éclair sourit de les voir arroser la terre du beurre des (nuages).

9. C'est Prisni ' qui a enfanté pour le grand combat l'armée brillante des rapides Marouts. Ils engendrent la Nue, dont ils prennent la forme , et cherchent de tout côté l'offrande qu'ils désirent, (et que leur doit la piété).

10. 0 Marouts, cet éloge et cet hymne d'un respectable poète s'adressent à vous. Il a voulu vous plaire. Venez avec l'abondance, en étendant vos réseaux. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

UVM.NE IV.

A I Nil R\ . PAR AGAST VA.

Jlélre ; Trichloubli.)

1. Indra, s'il est vrai que tu couvres (les hommes) ici présents d'une protection aussi grande que tu es grand toi-même, (dieu) prudent, accorde-nous, dans ta sagesse, les biens des .Marouts, (ces biens) que tu estimes.

2. Qu'ils secondent ton œuvre universelle, ô Indra, (ces dieux) qui connaissent et poursuivent l'intérêt des mortels, cette terre riante des Marouts, qui nous livrent les dépouilles heureuses de leurs combats.

3. Indra, tu as lancé ton trait, et aussitôt les Marouts nous ont jeté l'onde. Cependant Agni, brillant sur son foyer, embrasse les offrandes, comme les eaux embrassent une île.

4. Indra, donne-nous ces richesses; qu'elles soient un présent de ta puissante munificence. (Dieu) rapide (comme le vent), jouis des louanges qu'on t'adresse et des offrandes (qu'on te présente), de même que l'estomac (se plaît) au miel (qu'on lui donne).

5. En toi, Indra, (se trouvent) les biens les plus désirables, et dignes de plaire à l'homme pieux. Qu'ils nous favorisent aussi, ces dieux .Marouts qui semblent aimer le mouvement!

6. Viens, Indra, et amène près de ce foyer de terre ces nobles héros qui nous envoient la pluie, surtout quand ces (grandes masses) aux larges

1. Ce 'mot, qui signifie brillant, s'applique tantôt à la Terre, tantôt au Ciel, quelquefois à Aditi. Le commentaire dit ici : Prithivi nànàvaniâ, terra multicolor. Quoique les vents se jouent dans l'air, il semble qu'on les a faits de préférence enfants de la terre. Voyez page 33, col. 1, note S; page 6G, col. 1, noie 1.

INDK.

IMlKSIE LVIMiil'Iv.

bases sont, en quelquii sorte, leurs Iropliôes arrachés à l'ennemi sur la champ de halaillc.

7. 11 approche, on l'entend, le bruit de ces terribles et rapides Marouts, qui viennent par leurs clameurs, au milieu du combat, ranimer un mortel, comme on ranime un débiteur par la remise de sa dette.

8. Avec ta sagesse ordinaire, Indra, et pour le bien de tous, frappe avec les Marouts ces vaches (célestes) qui refusent de donner leur lait. 0 dieu, tu es célébré par les louanges des Dévas. Que nous connaissions la prospérité, la furce et l'Iieureuse vieillesse !

A INDRA, PAIi ACASTÏA.

[Hêtres : Vrihatî et Anouchtoub.)

!. Personne parmi nous ne connaît (aujourd'hui), personne ne connaîtra demain tout ce qu'il y a d'admirable (en ce dieu). Ce que l'on peut dire ou penser d'un autre, se trouve surpassé (par SCS exploits).

2. (.\gastya parle.) « 0 Indra, pourquoi veux-tu nous détruire? Les Marouts sont tes frères; apaise-les par ta sagesse; ne nous rends pas victimes de leur attaque. >

3. (Indra parle.) « Agastya, mon frère ' et mon ami, de quoi nous accuses-tu? Nous connaissons tes intentions. Tu n'as pas l'envie de nous faire des offrandes. «

4. (Agastya reprend.)» (Jue l'on établisse pi-oniptement la ]ilace de l'holocauste; que l'on allume le feu. (Maître et maîlresse de maison), préparez le sacrifice qui fait couler l'ambroisie.

d. « Maître des Vasous, tu commandes aux Vasous; maître des Mitras, tu soutiens les Mitras. Indra, entends-toi avec les Marouts, et viens, suivant l'usage, goùler nos holocaustes. "

AUX MAnnl'TS, l'Ail ACA.STVA.

tilélre : Triolilniilih.;

1. Je viens vers vous avec une invocation. (Dieux) rapides, mon hymne sollicite votre bienveillance ; qu'une (oll'rande) agréable, qu'une (louang(0 flatteuse apaise votre colère, ô Marouts! Donnez l'essor à vos coursiers.

1. Asasty.i psl friTci il'li ilra pir rnmili('> (pie li' ilii'ii lui porii'.

i. Divins Marouts, accueillez cet hymne que le cœur a préparé et que notre respect vous adresse. Accourez; soyez touchés de noire hommage, et accordez-nous le prix qu'il mérite.

"i. Uue les Marouts, loués par nous, nous prodiguent leurs présents; que Magliavan, sensible à nos louanges, nous donne le bonheur. 0 Marouts, que tous les jours soient pour nous pleins d'honneur, de plaisir, de prospérité et d'envie !

i. 0 Marouts, je suis suppliant et tremblant dans la crainte que nous inspire le puissant Indra. Ces holocaustes ont été préparés pour vous. Nous nous sommes hâtés de vous honorer; donneznous le bonheur.

Ti. Avec cette même force ([ui anime, au lever des éternelles (Aurores), les vénérables vaches ' (du ciel), que (le dieu) bienfaisant et fort, que le terrible maître de la puissance, avec les terribles Marouts, nous envoie l'abondance!

G. 0 Indra, gouverne ces êtres puissants! sois avec les Marouts bon et clément! (Dieu) vainqueur, sois libéral envers ceux qui ont largement pourvu (à ton sacrifice)! (Jue nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse!

iiVMNE vu.

AUX SlAllOUrS, l'Afl AdASTÏA.

Mètre : G;'iyalrî.)

1. Que votre arrivée nous apporte l'abondance et la force, ô Marouts bienfaisants, qui brillez dans la nue!

2. 0 bienfaisants Marouts, vous prenez voti'e arme étincelante; et aussitôt vous nous envoyez l'eau du nuage.

3. (Dieux bienfaisants, anéantissez les gens de Trinascanda -, et ranimez-nous à la vie !

nVM.NK VIII.

A MURA. l'An ai;astva.

I.ljue riiyinn(! soit chanté (!n l'honneur du voyageur céleste. Honorons cette (forme visible du dieu), qui grandit et apporte le bonheur. Les vaches (lumineuses) et immortelles, qui siègent sur le gazon sacré, viennent de couvrir la demeure éthérée.

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