‹ Monde ancienChapitre 187 sur 848 · Voyez pour cette légende, p,age 81, col. 2, note · texte numérisé non relu

Voyez pour cette légende, p,age 81, col. 2, note

IXOE. POÉSIE LYHIUUE.

le sein même qui les a conçus ' ! Uue (le dieu) précipite les oncles, après s'être soumis par le combat les vaches (célestes) ; et que, porté sur ses coursiers azurés, il fasse sur nous pleuvoir l'abondance !

5. Si Coutsa °- est ton favori, conduis vers lui tes coursiers fortunés, qui ont la vitesse du vent. Oue dans le combat il prenne une roue du soleil, et que son bras armé de la foudre triomphe de ses ennemis.

G. Indra, lu donnes la mort aux adversaires de tes amis. Exalté par nos hymnes, (ô dieu) traîné par des coursiers azurés, (tu frappes) les impies. Ceux qui pensent (au pouvoir) d'Aryaman = reçoivent de toi la vie, et l'avantage d'une heureuse lignée.

7. Le poète, ô Indra, a chanté pour célébrer tes louanges, et tu as fait de la terre un lit pour le lâche (Asoura). Maghavan a rempli de ses dons les trois (mondes); en faveur de Douryona, il a, dans le combat, frappé Couyavâtch *.

8. Ces offrandes sont pour toi, Indra : ces libations nouvelles sont pour entretenir ta force et ta puissance =. En brisant eu morceaux les villes (célestes) des impies, tu as détruit l'arme du méchant.

9. (Dieu) plein de mouvement, tu as donné le mouvement aux ondes, et elles ont coulé comme des torrents. Héros (divin), fais passer heureusement à Tourvasa et à Yadou <> cette mer que tu as remplie.

10. Pasteur des hommes, sois toujours bon et indulgent pour nous. Donne-nous le pouvoir de

1 L'air a vu nailre el a porté ces nuages, considérés comme ennemis d'Indra, et personnifiés sous le nom des Asouras ; que ces nuages périssent dans 1 air ou ils sont nés.

2. Personnage dont il a été souvent question. Voyez page 62, col. 2, note 2: page 106, col. 1, note 3. Coutsa était ami d'Indra, (jui le prit sur son char dans sa guerre contre Souclina. Des deux roues du soleil, Indra en prit une pour lui, et donna l'autre a Coutsa. Il est à croire que, dans celte légende, il faut voir un conte sur la foudre d'Indra.

3. Nous avons vu qu'Aryaman est \in des noms du soleil, considéré comme destructeur.

*. Douryona est, dit-on, le nom d'un prince, et Couyavâtch celui d'un Asoura.

;i. On trouve dans ce passage deus mots : nabUas et mhas, qui sont les noms de deux mois de l'ancienne année indienne, assez éloignés l'un de l'autre. Je nai pu supposer qu'il fallut reconnaître ici ces deux mois. J'ai vu dans sa/tos, la force; et dans iiufc/ia.s, la puissance de nuire.

6. Voy., pour Tourvasa et Yadou, page 6j, col. 1 , noie 2; et page 107, col. 1, note 3.

dompler tous nos ennemis. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

lIV.MNli .\.

Mèirrx : Anouchluubh el Trichtoubh.

1. Enivre-toi, (héros) porté sur des coursiers azurés! Pour toi a été versée cette boisson enchanteresse, digne d'être bue par un (dieu) tel que toi. Pour toi, maître de l'abondance, cette abondante liqueur qu'accompagnent des biens et des présents infinis !

2. Indra, reçois de nous cette boisson enchanteresse, abondante, généreuse, puissante , riche en trésors, victorieuse, immortelle.

3. Héros et bienfaiteur, favorise le vœu d'un mortel. Dans ta puissance brûle l'impie Dasyou, comme le feu briile le vase qui le contient.

i. Seigneur rempli de sagesse, lance avec force la roue du Soleil ; et sur les chevaux du Venta amène Coutsa pour donner la mort à Souchna.

5. Ces boissons qu'on te présente sont fortiliantes; toutes ces offrandes sont magnifiques. (Dieu) libéral en chevaux, jouis de nos présents ; qu'ils l'encouragent a tuer Vritra, et nous attirent tes faveurs.

6. Indra, tu as fait le bonheur de tes chantres anciens; tu as été pour eux ce que l'eau est pour l'homme altéré. Je t'offre cette prière. Que nous connaissions la prospérité, la force et l'heureuse vieillesse !

A INDRA, PAR AGASTVA.

{ili'tres .- Anouchtoubh el Trichtoubh.)

1. Céiiéreuse boisson, enivre Indra, pour que notre vieu se trouve exaucé : pénètre-le. Tu arrives, menaçante pour l'ennemi qui a disparu devant toi.

2. Comble de louanges cet (Indra\ qui est incomparable parmi les sages. Tel que le (laboureur) tirant l'orge (de ses sillons^ il amène à sa suite l'abondance.

3. Tout est dans ses mains; il est le trésor des cinq espèces d'êtres '. Arrête notre ennemi ; sois comme la Coudre qui frapiie les choses célestes.

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