Nom 'l'.\gni. Voy. page 41, col. •>, note I
à Indra, tu as fendu cette mer d'ondes (salutaires) i(ue couvraient de noires ténèbres.
19. 0 maître de la chose sacrée, toi qui conduis ce (monde), entends mon hymne, et prends ma race sous ta protection! Qu'il soit fortuné pour nous, ce saint appareil que chérissent les dieux ! Pères d'une heureuse lignée, puissions-nous chauler longtemps encore dans les sacrifices !
LECTURE SEI'TIE.ME
A 1 N D li .4 ET A II R A H M A N A S P A T I ' , 1' A K G B nsAM ADA.
{ilélirs : Tiiclitoiibh et Dja^'uli.'
1. Maître idu monde), rei;ois cette offrande. .Nous voulons t'honorer par un hymne nouveau et solennel. Un de tes amis, ô Vrihaspati, en versant la libation et (en t'invoquanl) pour nous, commence cet éloge. Daigne exaucer notre prière.
2. Celui qui par sa force a abattu les insolents Kakchasas ; qui dans sa colère a déchiré les nuages ; qui a fait avancer la masse immobile (des eaux), et a pénétré au sein de la montagne où étaient cachés des trésors, c'est le maître de la chose sacrée.
3. Cette œuvre devait être celle du plus grand des dieux. Par lui la force a été brisée, la vigueur est devenue mollesse ; il a délivré les vaches célestes ; par la vertu du sacrilîce il a frappé Uala, dissipé les ténèbres et montré la lumière.
4. Le maître de la chose sacrée a ouvert par sa puissance ce (nuage) étendu, dont la force semblait dure comme la pierre, et qui renfermait le miel (de l'abondance). Tous les brillants (Maronts- ont bu cette onde, et l'onl en même temps répandue (sur la terre).
ô. Ces mondes éternels ouvrent pour vous leurs portes aux mois et aux années. (Le Jour et la Nuit) se suivent sans interruption. Voilà les œuvres utiles du maître de la chose sacrée.
(). Les Panis avaient amassé et caché dans leur caverne un riche trésor : les sages (Angiras),con-
1. C'est un nom J'Agni. qui, dans cet hymne, quelipieluis, se trouve confondu avec Indra.
'i. Le commentaire pense qu'il est ici question des rayons du soleil. Je serais assez porté à considérer le mot sioardris comme signifiant «ne purtion de l'atmo^-' phi'rf.
l'OÉSIi; LYRIOL'R.
unissant luur injustice, se sont remlus à l'rndroit (où lu victoire lesattondail), et ilsen sont revenus maîtres de précieuses dépouilles '.
7. Oui, ces justes avaient vu l'injustice ; ils ont pris le grand clieaiin (du sacrifice); le feu a été soufflé, et les sages (Angiras) ont, de leurs mains, placé dans son foyer (le dieu) donton ne soupçonnait pas l'existence.
8. Le maître de la chose sainte porte un arc, dont le sacrifice est la corde : il lance ses traits rapides partout où il veut. Les (Prières) ses épouses sont comme les flèches dont il perce les Rakchasas, et qui, placées sous l'œil de l'habile (archer), attendent le long de son oreille l'ordre du départ*.
0. Le maître de la chose sacrée mérite nos louanges ; il est notre compagnon, notre guide, notre pontife. Il combat avec nous. Lorsqu'en sa qualité de sacrificateur il reçoit et porte les offi'undes avec les prières, le Soleil s'échauffe des feux du sacrifice.
10. Vrihaspati donne la pluie, et ses présents sont les plus beaux, les plus grands qu'on puisse obtenir. Ces dons du plus aimable, du plus opulent (des dieux) font le bonheur des prêtres, des pères de famille, de tout le peuple.
11. Le maître de la chose sainte, dans son séjour inférieur, s'étend avec force de tous côtés, et il aime à soutenir la fortune des grands. Dieu, il s'élève vers les dieux, et protège au loin tous les êtres.
12. Tous nos hommages s'adressent à toi et à Maghavan. Les ondes (et tous les autres êtres) ne sauraient entraver vos oi'uvres. 0 Indra et Brahmanaspati, venez tous deux avec une égale rapidité, à nos offrandes et à nos holocaustes !
13. Les dociles coursiers nous ont entendus. Le sage, accoutumé à nos cérémonies, offre nos prières et nos libations. Ennemi des Rakchasas, cède à ton désir, et viens ici contracter une dette, ô maître de la chose sacrée, que ces mortels assemblés honorent parleurs présents.
l'i. Le maître de la cho.se sacréea reçu de iiuus, suivant son désir, de justes hommages. Ces (dieux) réunis feront de grandes couvres. C'est lui qui a d(divrô les vaches (célestes), et qui les a précipitées du ciel. C'est sa puis.sance qui a brisé (le nuage), et l'a lancé comme un large torrent.