I.ECTURE IIUITIE.ME
A DIVERS DIEUX, I> A îi G II I TS A M A II A.
[Mclre : Djagali.}
1. Rienfaisant (Ai^iii), (jne la cuu|k' du sacrilicu fasse ton bonbeur. Prêtres, le dieu veut des libations complètes; apportez-lui ce soma qu'il désire. (Dieu) ricbe et libéral, bois à la coupe de VHotri ^ avec les Ritous '\
2. Je lui fais aujourd'bui la demande (juc déjà je lui ai adressée; car il mérite d'être invoqué, ce (dieu) qui est le premier parmi les êtres bienfaisants. Les prêtres te présentent le doux soma; (dieu) ricbe et libéral, bois à la coupe du Pot ri avec les Ritous.
.3. (Jue les coursiers qui t'amènent soient couverts des Ilots onctueux des libations. Bon et puissant Vribaspati, prends des forces. Apparais avec grandeur, approche de notre soma; (dieu) riche et libéral, bois à la coupe du Nechtri avec les Ritous.
■'t. Le (dieu) s'est désaltéré à la coupe de Vltalri ; il s'est enivré à celle du ]iolri ; il a savouré nos
1. il est (|ur.slion dus Aswins, uu liicii (!« JiiU'a cl Varouria.
2. J'ai tout à l'heure menlionné les trois noms qu'un donne au vasft du sacrifice, holra, pnira et nechlra. J'ignore la ilifférence qui existe entre ces trois vases ; je n'en puis établir d'autre que celle qui résulte de la signification des noms, d'oii ces mots sont dérivés. Ilulri est le prêtre qui offre l'iiolocausle, palri le prêtre qui purifie, necklri le prêtre qui dirige le sacrifice.
3. Dieux des SDisons. Voyez section I, liiturc i, l'hymne 1,'», qui a des rapports avec lot tijimn'.
offrandes à celle du ncclitri. (,)ue ce (dieu) riche et libéral, ami de ceux qui le traitent avec libéralité, boive à cette quatrième coupe ', pure et immortelle.
.5. (Divins Aswins), venez ici, montés sur ce cbar destiné à des héros tels iiue vous. Prenez nos holocaustes et nos douces libations. Venez donc, et buvez de ce soma, vous qui êtes des trésors d'abondance.
0. Jouis, ô Agni, de ce foyer que nous avons allumé; jouis de nos invocations, de nos hommages, de nos hymnes; et, dans la saison (convenable), ô (dieu) conservateur, goûte et fais goiiter à tous les autres dieux nos holocaustes, objets de vos désirs.
IIVMNE 11.
A SAVITRI, l'An GRITSAMADA.
[MtHrc : Trichtoubh.)
1. Le divin Savitri, qui travaille constamment à la création (du monde) -, (Savitri) qui porte (tous les êtres), vient de se lever pour son œuvre, il dispense aux Dévas ses faveurs. (Ju'il comble de ses bénédictions le maître de ce sacrifice !
2. Le dieu, qui s'élève pour le bonbeur du monde, étend au loin ses longs bras. Et, pendant
■qu'il poursuit sa carrière, sous lui se jouent et les Ondes purifiantes, et le Vent qui tourne (autour de la terre).
;i. (Savitri), dans sa course, se dépouille de ses rayons. Il permet au voyageur de se reposer des fatigues de la marche, et prévient le désir de ceux qui oseraient implorer le secours d'Alii '■. La îs'uit. poursuit l'œuvre de Savitri.
'i. Partageant de moitié avec lui, (la Nuit) s'occupe à tisser sa toile immense. Cependant le sage comprend que la puissance du Créateur n'est pas éteinte. En effet, quittant (son sommeil), Savitri a reparu, et le dieu infatigable vient pour marquer les divisions du temps.
ô. Les feux d'Agni naissent tous les matins dans cliaque demeure; et la mère de Savitri' ro-
1. Cotte coupe ipolra) est présentée à Agni, invoqué ■ quatre fois sous le nom do JJravinodàs (riche et libéral). Ce passage nous rappelle le vers 10 de l'hymne 13, de la secUon I, lecture i. ,
•2. Savitri, c'est le soleil ; et le vers même indique l'étymologie de ce mot, qui vient de sava, création.
:!. C'est-à-dire, du nuage qui rafraîchit la terre.
■l. C'ost-à-dire, l'aurore, qui précède le soleil et semlilo être sa mère.
[r.ct. VIII,
[IIG- VEDA.
SECTION DEUXIÈME
met à son fils l'illustre fonction (d'éclairer le mondel, sur le signal que vient de lui donner Agni.
6. Il marche vers le terme de sa carrière, vainqueur de tous ses ennemis, et désiré de tous les êtres animés, .\lors il quitte la tàclie, dont l'autre moitié ne regarde plus le divin Savitri.
7. On te demande, (ù dieu!) on cherche avec inquiétude , dans les plaines désertes de l'air, l'habitant céleste qui devrait s'y trouver. Mais (on su dit que) la forêt (quoique silencieuse) n'est pas privée d'oiseaux, et que rien ne saurait détruire les œuvres du divin Savitri.
S. Cependant Varouna ', dans l'obscurité, à travers les voies heureuses de l'air, retourne à l'endroit où il doit renaître. Les oiseaux, les animaux, sont tous dans les retraites diverses que leur a assignées Savitri.
9. Quel être peut-il craindre, celui dont l'œuvre ne peut être ébranlée ni par Indra, ni par Varouna, Mitra, Aryaman, ni par Roudra? Honneur au divin Savitri, dont j'implore humblement la protection!
10. Nous présentons nos offrandes au sage Bhaga, digne objet de nos méditations. Que le (dieu) que célèbrent nos hymnes, (noble) époux des chastes Prières -, nous accorde son secours. Pour obtenir le bonheur et réunir sur nous tous les biens, puissions-nous être les amis du divin Savitri!
11. Que tes faveurs désirables nous arrivent du ciel, de l'air, de la terre! Que ce bonheur s'étende sur les serviteurs de Savitri, sur le maître de maison qui l'honore de ses offrandes, et sur le poëte qui le chante!
UVMNE m.
AUX A S \v n
PAR GRITSAMADA.
{Uétre : Trichloubh.
1. (0 dieux) , tels que deux lourdes pierres, tombez (sur) notre ennemi ! Tels que deux vautours volant vers l'arbre qui leur présente une proie, (venez) vers nous! (Venez) tels que deux prêtres souvent célébrés dans le sacriflce; tels que deux hérauts bienveillants partout invoqués.