Voy. page 204, col. 2, note
(j. Ce sont les dix doigts qui ont concouru à le tirer de r,\rani, et qui travaillent encore à l'arroser de libalions. Le texte se servant d'un mot féminin, a mis dix S(-Purs au lieu de dix frères.
I '(. Qu'il brille sans interruption au sein de sa mère ' (Uà), le (dieu) sacrificateur chargé des sept offrandes. Il ne meurt point; pour notre bonheur il naît chaque jour des entrailles de l'Aranî =.
lô. Des enfants de Cousica, nos anciens ', prêtres aussi savants que guerriers redoutables, pareils à une avant-garde de Marouts, ont su pourvoir et aux prières et aux offrandes. Ils ont dans chaque maison allumé les feux d'Agni.
IG. En ce jour et dans le cours de ce sacrifice, nous aussi, ô pontife intelligent, nous t'honorons. Daigne accourir vers nous, daigne nous favoriser. Tu nous connais, (dieu) sage, viens à notre soma.
LECTURE DEUXIEME
A I NU R A, l'Ali VISW Ail I î 11 A.
{ilélre : Tricliloul.li.)
1. (J Indra, tes amis t'appellent; leur coupe est remplie de soma; ils ont pour toi des libations et des offrandes. (Par toi) ils peuvent repousser l'attaque de leurs ennemis. 11 n'est personne (audessus de toi).
2. Ta brillante demeure ne doit pas être éloignée. Viens, traîné par tes deux coursiers azurés. iNous sacrifions en l'honneur d'un (dieu) fort et généreux. (Pour lui) nos coupes s'épuisent sur les feux d'Agni.
3. Indra est beau *, magnilique, victorieux, entouré d'une nombreuse armée, terrible en ses œuvres infinies. Quand tu apparais au milieu des mortels, attaqué et menaçant, (dieu) puissant, quelles sont alors tes prouesses !
\. Le commentaire explique le mot màtouli par Prilliicijah. Ce mot peut quelquefois s'entendre de la personne qui a préparé, mesuré, le sacrifice.
2. Asourasya lijtharàt. Le commenlaleur entend ces mots de r,\rani, et pense que l'on désigne ainsi le bois dont elleest formée, càc/i(/iam .Iraîii/oiipnm. Voy. même page, col. 1, Doie 2.
3. Je n'ai pu adopter le sens du commentateur, qui suppose que les Cousicas étaient les premiers-nés de Rrahmà. J'ai pensé que brahmanah était un génitif qui signifiait science sacrée.
4. Je disais, page 43, col. 2, note 1, quel était le sens de Sousipra. Je dois ajouter que le commenlaleur donne à ce mot un nouveau sens, expliqué par sirostrciiiiipclii, orné d'un casque.
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
|LccI. II.]
4. Seul tu ébranles ce qui est inébranlable; tu vas étouffant ce qui apporte l'obscurité. En te voyant poursuivre ton œuvre, le Ciel et la Terre, les Montagnes (aériennes) se sont arrêtées comme stupéfaites.
5. (Dieu) que tous les êtres invotiuent, tu es le vainqueur de Vritra. Seul, par la force de ton bras, tu donnes la sécurité et la confiance. 0 niagiiilique Indra, l'immensité du ciel et de la terre dans ta main, ce n'est jamais qu'une simple poignée.
6. Indra, apparais sur la voûte (du ciel) avec tes chevaux azurés ; que la foudre aille frapper tes ennemis. Tue ceux qui sont et devant et derrière toi ; (tue) ceux qui fuient. Que par toi le bien soit partout ; que (ta puissance) se fasse partout sentir.
7. Le mortel qu'un maître tel que toi favorise reçoit une fortune toute nouvelle pour lui. 0 Indra, toi que tant d'êtres invoquent, ta bonté, provoquée par nos offrandes, devient libérale ; tes dons sont innombrables.
8. G Indra, toi que le monde implore, tu as déjà pulvérisé ce Councirou ', lourd et immobile, privé de bras etaccompapnéde Dànou -(sa mère). 0 Indra, tu as tué par ta force Vritra, dont la grandeur devenait menaçante, et dont les pieds ont été tranchés.
9. 0 Indra, la terre était une masse confuse et mobile ; c'est toi, Indra, qui as étendu son immensité, et qui l'as fixée sur sa base. (Dieu) généreux, tu as consolidé le ciel et l'air. Qu'elles coulent aussi, les ondes qui te doivent leur uaissance.
10. Bala laissait flétrir (les plantes) % et, retenant les vaches (célestes), se renfermaitpar crainte de son antique ennemi. Indra, élargissant les voies, a rendu la liberté à ces vaches, et leurs mugissements s'élevèrent avec bruit vers celui que le inonde implore.
11. Seul, Indra emplit le (iiel et la Terre, ce couple si opulent. Noble héros, pousse dans les airs tes rapides chevaux, et de ton char laisse tomber sur nous l'abondance.
12. Chaque jour (le dieu) porté sur les chevaux azurés * engendre ces régions célestes qu'à son
1. Nom d'un Asoura, c'esl-i-ilirc du nuago oratreux. Ci: mol veut dire relenliisaiil.
-2. Voy. page Cl, col. 1, note 1, et fafo 62, cul. 1, noie 1.
.'!. Traduction de l'épillièle alàtriiiah, expliquée par (ilai/ia(on/o>ia/i. Voy. l'histoire de Bala, page 44, col. 1, nolo 7