‹ Monde ancienChapitre 360 sur 848 · Vo>. puj.'e IS, col. 1. note i · texte numérisé non relu

Vo>. puj.'e IS, col. 1. note i

Trivrichna, m'a rendu riche; il m'a donné deux btL'uf's attelés à un char, avec dix mille vaches. Uu'il te souvienne de lui.

'2. (Je (roi) m'a donné cent vingt vaches, et deux chevaux de trait, traîtiant une jjrécieuse charge. 0 Agni, ô Vèswànara, pour prix dt nos louanges et de nos offrandes, accorde à Tryarouna ta protection.

3. U admirable Agni, Trasadasyou, en te louant, a pu obtenir ta faveur. Qu'il en soit de même pour Tryarouna, qui, d'une àme dévote, s'est uni aux l)rières et aux libations que moi, Touvidjàta, j'ai faites en ton honneur.

4. Moi, Aswaraéilha, voulant saciincr, j'ai entendu quelqu'un me dire ; « Allons, (sacrifie !) » Je viens avec mon hytnne, je me présente avec mon offrande. (,lue celui (qui m'a parlé) me donne et la richesse et les moyens d'exiirimer mes pieuses pensées.

5. Cent mâles taureaux m'ont été donné,-, à moi Aswatnédha, et accroissent ma fortune. (0 Agni), que la triple offrande • (de mon bienfaiteur) soit (pour toi) aussi douce que la liqueur du soriia.

G. 0 Indra et Agni, vous qui avez cent trésors à votre disposition, donnez à Aswamédlia une niàle vigueur et un large doinaitie. Qu'il soit comme le soleil itnmorlel dans les cieux.

IIVMNE XX.

A AGM, l'Ail NISWAVAIIA, F I 1. S Ii'aïRI,

ilélres : TnclilouMi,

chl'iulpli. Pjaguli et (Myatri.

I. Les feux d'Agni brillent dans l'air; sa splendeur s'étend au-devant de l'Aurore. Viswavàr;\ s'avance, honorant les dieux par ses invocations, et versant le beurre de l'holocauste.

•2. 0 Agni, tes feux sont allumés ; tu es roi de l'ambroisie. Tu t'attaches à l'homme qui offre l'holocauste, et tu fais son bonheur. Il possède

1. Celte tri|ile offrande, dit le commentaire, se composedu caillé l'/aci/ii), de l'orge isa/;(o«i, et du lait(pfii/rtf 1.

2. ViswavilriX est un nom de l'Aurore [oiiiui re iiiitnicta\. Le commentateur en fait une femme lUchi, à laquelle il attribue cel hymne. Je regarde cette mention de Viswavàril comme une preu\o nouvelle à l'appui de l'e-iplicalion que je donne ci-dessus de l'inlroduclion do. tous cei Ricliis imaginaires. Je m'élonne qu'au lieu de l'épithèle Viswacârà, le commentateur n'ail pas aussi bien pris Glirilàtchi. que nous avons déjà vue personnifiée.

r,lii-VI'!)A. — Sl'CTlD.X nr ATlilHM!"..

tous i'es biens, celui que lu visites et qui le reeoit eommc son liôte.

3. 0 Agni, sois vainqueur pour notre félicité; répands sur nous tes plus beaux présents. Dirige-nous dans l'accomplisseinent des devoirs d'époux et d'épouse. Arrête l'accroissement de nos ennemis.

i. 0 Agni, je salue le riche trésor de tes flamnics. Tu es un généreux bienfaiteur, et tu brilles dans les sacrifices.

5. 0 Agni, ô toi que nous invoquons, que tes feux honorent les dieux. Tu es entouré d'heureux sacrifices, et tu portes les holocaustes.

G. Invoquez, honorez Agui, et dans la pompe de vos cérémonies révérez celui qui porte les holocaustes.

HYMNE x\ 1.

A INDRA, PAR COUIVITI, F 1 1. 1. K DE SAKTr.

1. Dans les sacrifices ((ui se célèbrent en l'honneur des dieux, les enfants de Manou ont établi trois feux étincelants, trois foyers de lumière céleste '. Mais toi, Indra, ce sont les Marouts eux-mêmes, purs et vigoureux, qui te célèbrent. Tu es leur sage llichi.

2. Quand les Marouts ont animé par leui's voix Indra, avide et heureux de notre soma, il prend la foudre, et, frappant Alii, il donne la liberté aux grandes Ondes.

3. 0 Marouts, qui faites ici l'oflice de chantres isacrés), qu'Indra boive donc de mon soma limpide. Cet holocauste lui appartient. C'est Indra, avide de notre soma, qui a découvert les vaches I célestes) et donné la mort à Ahi.

4 . Indra a étendu et consolidé le ciel et la terre; il les accompagne dans leur marche, épouvantant la béte sauvage qui veut couvrir les airs. Il la repousse avec force, et le fils de Danou, respirant à peine, est terrassé.

1. .le iuppo^e que le pcete fait allusion au\ trois foyers du s;\ciiûce, ou bien aux trois sacrifices de la journée. Le commentaire semble faire une distinction ; si d'un cûlé il reconnait les feux des trois foyers, de l'autre il voit trois divinités qu'il appelle Rocthanàni, savoir : Vàyou, Ajrni et Aditya.

2. Il y a bien une classe de prêtres que l'on appelle Marouts; mais je crois que le poète ne veut ici considérer les Marouts que comme les vents, compagnoni d'Indra, qui l'animent par leur souffle, el semblent le chanter de leur voix de tempêtes.

•j. 0 Magliavan, c'est pour reconnaître ta puissance que tous les dieux te cédèrent la coupe de soma, quand lu as en faveur d'Étasa arrêté dans leur course les cavales du char de Soiirya '.

6. Lorsque Maghavan a d'un seul coup de foudre brisé les quatre-vingt-dix-neuf villes - de (Sambara), les Marouts, au milieu de l'assemblée (céleste), chantent sur le mètre Trichtoubh cet Indra qui a frappé (l'enneiui) du ciel.

7. Agni, devenu son ami, a fait bn'iler eu son honneur les chairs de trois cents victimes. En mêtne temps Indra, dans l'espoir de son triotuphe sur Vritra, a bu les trois coupes de soma que lui versait Manou.

8. Quand Maghavan eut mangé les chairs des trois cents victimes, quand il eut bu les trois coupes àtsoma, tous les Dévas ont réclamé de lui, comme un devoir, qu'il frappât Ahi.

9. Et lorsque, arrivant à la maison de Coutsa sur vos chevaux raiùdes et vainqueurs, vous demandiez le combat, avec ce même Coutsa, placé sur le même char que toi =, tu as frappé (tes ennemis); avec les autres dieux, tu as frappé Soucbua.

10. I Le char de Soi'iryai avait deux roues; tu eu as pris une, et tu l'as doimée en présent à Coutsa, c(ui ne pouvait plus marcher. Ton arme a frappé au visage les Dasyous, et dans le combat étouffé la voix (de ces ennemis).

1 1. (U dieu) exalté par les hymnes de Gôrivîti, tu as, pour plaire au Ois de Vidalliin ^ donné la mort ii Piprou. lUdjiswan ^ fut ton ami : tu as purifié ses offrandes et bu sou soma.

12. La coupe de soma à la main, les Navagwas et les Dasagvvas « célèbreut Indra dans leurs hynmes. Ces sages ont par leurs chants ouvert le riche pâturage oij étaient enfermées les vaches (célestes I.

13. 0 Maghawan, je connais tes prouesses. Comment puis-je (diguetnent) t'honorer? 0 (dieu) puissant, nous sommes disposés à chanter dans les sacrifices les (miracles) nouveaux que tu feras.

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