Les nuages sont les formes des Marouts
2. 11 y a dans lo texte Paruuchni, que le conimciitale\ir prend pour une rivière J'ai pensé que l'aruuchiii, au féminin, était synonyme de Parwatii, ot que ces deux mots avaient une même significali(Hi : le nuage senililo cire formé de nœuds successifs, (|ui ratlaihi'iit les diverses ])arties dont il est composé.
(i. Voy. page 9.t, col. 1, noie 2.
heureux de nos chants et de nos prières; venez du ciel, et montrez votre force victorieuse.
15. Celui qui célèbre ces dieux et leur apporte ses offrandes ressent les effets de leur munificence, ainsi que les sages (seigneurs), qui ornent nos sacrifices, et ordonnent les prières.
16. Les sages qui m'ont enseigné la naissance des Marouts m'ont dit que (leur mère) était la vache (divine appelée) Prisni '. Les mêmes savants m'ont appris que l'impétueux Roudra était leur père.
17. Que ces (dieux) puissants, qui sont au nombre de sept fois sept -, me donnent autant de centaines (de vaches). Que les bords de l'Yamounà ^ retentissent de ma richesse; je demande des troupeaux de vaches, des troupeaux de chevaux.
Il Y M. NE vil.
AUX MAROUTS, l' A 11 SYAVASWA.
{ilctres : Cacoubh, Anoucliluubh, Pouraouchnih, Vrihat cl Càyatrî.)
I. Qui connaît la naissance des Marout? qui le premier a honoré de ses offrandes ces (dieux) qui; traînent des daims (légers)?
i. Qui les a entendus de dessus leurs chars? De quel côté se dirigent-ils? Quel est le mortel pieux dont les chants attirent en ce moment (ces dieux) avec leurs pluies bienfaisantes?
3. ils m'ont dit en arrivant, pour boire le (soma], avec leurs brillants coursiers : " (Nous sommes) les amis des mortels, nous les conduirons toujours au bien. » En voyant ces héros, (ô Richi), commence les chants.
-i. Tout resplendit en eux, leurs parures, leurs armes, leurs guirlandes, leurs bracelels d'oi', leurs chars, et les arcs qui fout leur orgueil.
,"). 0 Marouts, ô bienfaiteurs actifs, j'appelle vos chars à nos libations; ainsi les inondes célestes (appellent) les pluies voyageuses.
(i. Le nuage est un trésor que ces héros généreux versent du haut des airs. Ils vont enire le ciel et la terre, envoyant avec leur ai'c les flèches de la pluie.
1. Celte vache est sans doute la Terre. Les Venls sont enfants de la Terri' et de l'Air. Voy. page 53, col. 1, note .'i.
2. Les venissiinl au nojnbro de quarante-neuf. Voyez pour la fabli' de leur naissance, llurii'unsn, tome I, page 2'i, el Vichiivu-Ponrana, pa;e 132.
.'). Aujourd'hui laJumnà.
niG-VEDA.
SECTION (JUATIUEME.
7. Les nuaties l'eiuius (par les Marouts) et cédant leurs oncles qui traversent l'air, ressemblent à autant de vaches (fécondes). Les torrents qui s'échappent de différents côtés prennent leur course, tels que des coursiers rapides.
8. Venez, ô Marouts, du ciel, de l'air, de ce monde même. Ne restez pas loin de nous.
9. Que la Rasa ' , l'Anitahhâ, la Coubhà, la Cramou ne (vous arrêtent) point. Ne vous laissez pas retenir par le Sindhou. Que la Sarayou ne vous enveloppe pas de ses ondes. Nous attendons de vous notre bonheur.
10. Des pluies, o Marouts, accompagnent, dans sa course brillante et rapide, votre puissante famille quand on la célèbre par des hymnes.
11. Accompagnons donc aussi par nos prières et par nos chants les diverses tribus - de cette famille vigoureuse.
12. Vers quel seigneur, distingué pour ses holocaustes, les Marou's ont-ils en ce jour dirigé leur char?
13. Donnez-nous, et accordez aussi à nos enfants et à nos petits-enfants, des moissons abondantes; car nous vous demandons des biens qui puissent être durables et prospères.
14. Puissions-nous vaincre nos ennemis, etpar vos bénédictions triompher du mal ! Que des |iluies heureuses nous procurent, ô Marouts, tous les biens que nous devons attendre des eaux, de la vache, des plantes !
15. Il est aimé des Dieux, il est grand et entouré d'une forte famille, ô nobles Marouts, le mortel que vous protégez. Puissions-nous obtenir ce bonheur!
lô. Loue donc (ces dieux) bienfaiteurs du (père de famille) qui les honore. Qu'ils se plaisent dans nos sacrifices, comme les vaches dans le pâturage. Invoque-les comme de vieux amis, et chante en leur honneur ces hymnes dont ils sont avides.
1. La Rasa esl une rivière donl il a élé question page 110. J'ai pensé devoir regarder aussi comme des noms propres les mots qui suivent, et que le commentaire ne prend, ce me semble, que pour des épithèles. Le Sindhou est l'indus, et la Sarayou est le Sarju. Plus haut, hymne vi, distique 7, le poète représente les Marouts comme occupés à former et à grossir les rivières: c'est du moins le sens que j'ai donné aux mots, Vridjané nadinâm. Il m'a paru qu'il rappelle ici cette disposition des Marouts, qui les retient auprès des ondes, dont ils aiment à précipiter les flots.
5. On se rappelle qne l'aire des vents chez les Indiens est composée de sept parties, lesquelles se suhdivisent en sept antres. En tout quarante-neuf divisions. Voyez page 290. col. -2, note i.
IIVM.NE VIII.
\V\ MAROUTS, l'AR SÏAVAS\
{Maires : Djagatî el Trichtoubh.
1. Prépare une prière en l'honneur de cette brillante famille des Marouts, qui agite les montagnes (célestes). Présente de riches offrandes à ces (dieux) qui viennent dans le ciel mettre un terme à la chaleur, qui exaucent les va^ux du sacrificateur, et amènent une brillante abondance.
2. Votre force, ô Marouts, assemble les Ondes, et fait croître nos moissons. Attelant (à vos chars) vos coursiers rapides, vous vous répandez (dans le ciel). Le (dieu, appelé) Trita ' s'unit à l'éclair; il résonne. Les Eaux répondent à ce bruit, et tombent de tout côté sur la terre.
3. Les Marouts, héros entourés d'éclat, brillent des feux de l'éclair, poussent les montagnes (célestes), et agitent leurs traits pénétrants. Pour nous envoyer l'eau, ils lancent avec bruit le tonnerre, (dieux) rapides et robustes.
'). Fils puissants de Roudra, et le jour et la nuit, vous agitez l'air et les mondes (célestes). Vous tourmentez les nuages comme des vaisseaux : vous ébranlez même les ciladelles. Vous seuls, ô Marouts, n'éprouvez aucun mal -.
0. 0 Marouts, votre force a étendu votre gloire, aussi loin que le Soleil (pousse) ses rayons. Quand vous attaquez le nuage alourdi, vous ressemblez à des coursiers dont l'élan est invincible.
(j. 0 sages Marouts, votre puissance éclate lorsque vous secouez le nuage, comme on secoue un arbre. (Venez) partager nos plaisirs, et, dans la route où marche notre bienfaiteur, soyez pour lui-comme uucfil (clairvoyant) : conduisezle heureusement.
7. Le Richi ou le roi que vous protégez ne saurait être vaincu ni tué ; il n'a ni chagrin, ni blessure, ni mort à craindre. Ses richesses et sa puissance se trouvent à l'abri.
8. Pressant leurs coursiers et maîtres des ondes, les Marouts, tels que des héros vainqueurs des nations , tels que des Aryamans '% remplissent, avec bruit, les sources de notre abondance,