IIV.M.NK .\i
AUX ASWINS, l'A II r ù 11 A.
[Mèhe : Anouchluuljh.)
1. Divins Aswins, trésors de prières et de libations, on êtes-vous aujoui'd'hui ! (Vous venez) du ciel, vous entendez uia voix. Atri vous honore.
1. La iiolo 1, page 5S, cul. 'î, essayo do donner une cxjjUcaUun sur eu qu'il faut iiilenjie par les roues
■>*. On étcs-vous, divins Ndsalyas? En quel enilroit du ciel vous êtes-vous fait entendre? Quel peuple daignez-vous visiter'? quel (chantre a fait retentir) le bruit de vos louanges"?
3. Quel (mortel) venez- vous trouver'? quel (mortel) visitez-vous? Dans quelle (maison) amenez-vous votre char? quel est celui dont vous préférez les hommages? Nous vous appelons à notre sacrifice.
'i. 0 (dieux) qui comblez nos vneux, vous envoyez k Pôra ' le nuage d'où l'onde jaillit, et (vous le faites tomber sur la terre) de celui qui vous honore par le sacrifice, comme (le cliasseur pousse) le lion dans le piège qui l'attend.
■3. Vous avez enlevé à Tchyavâna = sa vieille forme, comme on enlève une cuirasse. Vous l'avez rendu jeune, et l'avez fait digne de l'amour de son épouse.
G. Le chantre de cet liymiie vous est dévoué. Puissions-nous pour notre fortune attirer vos regards. Écoutez ma voix, et arrivez à notre secours, ô (dieux) trésor d'abondance.
7. Au milieu de tant de mortels quel est celui qui vous honore aujourd'hui? 0 (dieux) dignes trétre célébrés par les sages, ù vous, trésor d'a-
ilu char des Aswins. Le passage priSsenl semblerait contrarier un peu le système de celte note. On croirait ici qu'une de ces roues, c'est le soleil; il en résulterait que les autres roues devraient être les astres de la nuit. Les deux roues des Aswins, ne serait-ce pas le ciel et la terre? Le commentaire, expliquant les mots nàlioucliàiii youijàin, donne au molijuvga le sens de savana, et au mot nàlwucha le sens de mànoucliya ; ce qui n'explique rien. J'ai pensé qu'il fallait rendre à. nàhouclta le sens de la racine nalia {lier, eïicltaine)')^ et entendre : temps ou les sacrifices sont enchaiués, c'est-àdire la nuit. Toute la nature même est alors liée. Mais Il est une autre explication que je proposerais de ces ijoutjas de Nalioucha. Ailoptaiit un sens allégorique pour la légende de Nalioucha, changé en serpent, je verrais dans ces révolutions nalioiicliiciines les révolutions accomplies par les serpents de la nuit, les astres qui serpentent dans les ténèbres dont le ciel est couvert. Je conserverais ainsi à ces mots le sens de périodes «ociunics. Cependant, revenant au sens indiqué par le commentateur, on pourrait supposer que le char des Aswins a trois roues, qui sont les trois saviinas. Le savana du milieu du jour est brillant, c'est l'instant de la plus haute splendeur du soleil. Les suvaiias du soir et du matin ont lieu au moment de l'obscurité, aux hi'ures où le soleil est plus rapproché des enfants de Nalioucha.
1. Le texte, par un de ces abus de mots si fréquents dans l'Orient, offre le rapprochement de la même expression employée trois fois dans un sens différent, l'ôra est le nom du poète qui a composé l'hymne : il est en même temps un des synonymes du mol nuage et une épithète des Aswin». Le même vers contienl ces trois mois; et c'est sans doute une beauté du style de ces vieux temps.