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I. Voy. page 4:!, r.'.l. J, iinii' I

viens) à nous avec des vaches, avec de l'or, avec l'abondance.

■'i. 0 généreux Indra, notre refuge, serviteurs dévoués, nous le célébrons. Retjois les vœux du père de famille.

5. (Noble) Arya, ne nous livre pas au pouvoir de l'impie ou de l'insolent calomniateur. Eu toi est ma force.

G. (0 Dieu) immense et vainqueur de Yritra, tu es notre cuirasse : avec toi pour compagnon je dois repousser mes adversaires.

7. Tu es grand, ô Indra ; et le Ciel et la Terre, sources de fécondité, gardent le souvenir de ta force.

8. Qu'autour de toi se tienne la Louange, accompagnée des Marouts, et s'avançant avec les Rayons (d'Agui).

9. Les Libations se lèvent, et te suivent dans le ciel, ô (Dieu) magnifique. Devant toi se courbent les nations.

10. Apportez vos offrandes et vos prières au (dieu) sage et grand, qui nous comble de biens. 0 toi qui remplis les (vœux des) mortels, accours vers des serviteurs qui te prodiguent (les holocaustes).

11. Que les sages, en l'bonneur du grand, de l'immense Indra, deviennent les pères de l'Hymne et des Rites sacrés. Les prudents (Dévas) ne nuisent point à ses œuvres.

1 ,'. Ainsi l'Hymne exalte et pousse à la victoire Indra, roi du monde et invincible conquérant. (0 poète), pour la gloire d'Haryaswa, excite le zèle de tes amis.

HYMNE XIIl.

A AGM, l'AU l'IiACATIl», FILS DE VASICIITHA.

{Mètres : Vrihatî, Vir.U et Dwipaihl.)

1. Que (d'autres) par les sacrifices ne t'arrêtent pas loin de nous. Viens, à notre fête de la contrée lointaine (où tu règnes) ; ou, si lu es près de nous, daigne nous écouter.

2. Gcs dévots serviteurs s'empressent vers tes libations, comme les mouches vers le miel. Tes chantres, chargés d'offrandes, ont placé leurs espérances dans Indra, de même qu'on mel son liieti sur un char.

;■,. Plein (lu désir de l'oi)ulenre, tel qu'un enl'anl ((ui (a|)pelle) son pèiv, j'invoiiiie lndi;i dont la main porte la foudiv, el (|ui rsl liclie en bienfaits.

RUi-VHDA.

SECTION CIXOriEME.

I. Ces liqueurs mêlées de caillé ont été versées pour Indra. 0 (Dieu) dont le bras tient la foudre, vii'Ds avec tes deux coursiers dans notre demeure, pour boire nos libations et fenivrer de ces breuvages.

5. ijue son oreille bienveillante entende nos paroles : " (L'ennemi) vient; il nous dépouille de nos biens. Personne ne peut détruire la puissance de celui qui répand ses présents par centaines, par milliers. »

Cl. 0 Indra, vainqueur de Vriira, celui qui, en l'invoquant, verse d'abondantes libations, devient un héros invincible qui avec ses guerriers marche sous ta protection.

7. 0 Maghavan, sois le gardien de tes opulents (serviteurs), et mets en fuite les superbes. Puissions-nous partager la dépouille de notre ennemi tué par toi ! .\pporte-nou3 ses richesses.

8. Versez le soma à Indra, armé du tonnerre et ami de la libation. Pour obtenir son secours, préparez vos ofTraudes, présentez vos holocaustes. Il donne le bonheur à celui qui le rend heureux.

0. 0 vous qui versez le soma, hâtez-vous ; sacritiez au grand, au riche, au puissant (Indra). Pour l'homme qui le chante, il combat et triomphe. Il veut habiter sa maison. Tel que les Dévas, il l'orne de tous les biens.

10. Personne n'a renversé, n'a pu même arrêter le char de Soudas '. Qu'il puisse obtenir un pâturage rempli de vaches, celui qui a pour gardien Indra et les Maroutsl

II. Qu'il puisse posséder l'abondance, à Indra, le mortel généreux envers toi, dont tu consens à être le protecteur ! (Xoble) héros, pense à nous, et sauve nos chars et nos guerriers !

1"2. Indra est un (maître) avide de conquêtes, et certes sa part dans le sacrifice doit être plus forte que les autres. Les ennemis ne sauraient vaincre ce (dieu) que traînent des chevaux azurés. Il donne la force à l'homme qui le réjouit par des libations.

13. Au milieu des honorables (Dévas), adressez à Indra une longue et belle prière. Les chaînes ne sont pas faites pour celui qui est occupé du culte d'Indra.

l 'i. 0 Indra, quel mortel ose attaquer celui que tu protèges ? 0 Maghavan, ton serviteur lidêle, pour prix de l'offrande qu'il te présente, au

1. Ce mot n'est peut-être pas un nom propre. Il fandrait, dans ce cas, traduire d'une manière gédérale : de Vliomme pieux et libt'ral.

jour de la libation attend de toi l'abondance.

15. Donne les dépouilles de Vritra à tes opulents (serviteurs) qui t'offrent leurs trésors. Puissions-nous, sous ta conduite, ô llaryaswa, traverser avec nos maîtres tous les]maux (de la vie)!

16. Les biens d'ici-bas sont à toi. Tu es l'ornement de (la région) intermédiaire. Tu es roi de tout ce qui est en haut. Personne ne peut te disputer les vaches (célestes).

17. On te célèbre comme le plus bienfaisant, mais aussi comme le plus vaillant dans le combat. 0 (Dieu) si souvent invoqué, tout ce qui est sur la terre a besoin de tes secours, et invoque ton nom.

18. 0 Indra, trésor de bienfaisance, puissé-je devenir le possesseur de toute ta richesse ! Puissé-je faire le bonheur de ton chantre, et ne pas l'abandonner à la malice du pécheur !

10. Puissé-je répandre la richesse sur le prêtre éclairé qui te gloriliel 0 .Maghavan, il n'est point de parenté au-dessus de la tienne. Tu es notre père.

■20. (Indra) prend la Sagesse pour compagne ; il triomphe, et parvient à conquérir l'abondance. Pour vous, avec mon hymne je fléchis Indra, objet de tant d'invocations, de même que le charron (courbe) le bois dont il fait une roue.

21. Ce n'est point par des hymnes imparfaits que le mortel obtient le bonheur. L'opulence ne vient pas au-devant de l'impie. 0 Maghavan, ta bienveillance est puissante, quand il s'agit, au jour de la libation, de favoriser un serviteur tel que moi.

22. Héroïque Indra, nous te louons, toi, maître céleste du monde animé et inanimé. (.Nous venons à toi) comme des vaches au lait abondanl.

23. Dans le ciel et sur la terre, il n'est point né, il ne naîtra point un autre être qui te ressemble. 0 magnihque Indra, nous t'invoquons pour obtenir des chevaux, des vaches, des moissons.

24. 0 Indra, mon frère aîné, accepte ce présent de ton jeune frère. 0 Maghavan, tu es opulent ; tu mérites d'être invoqué dans les sacrilices.

25. 0 Maghavan, repousse nos ennemis. Donne nous une heureuse possession de la richesse. Pense â nous, pour nous sauver dans le combat. Sois le bienfaiteur de tes amis.

26. 0 Indra par tous invoqué, apporte-nous tes dons comme un père à ses enfants. Pour prix de notre sacrilîce, fais que nous jouissions de la vie et de la lumière.

imjk. iMiÉsiE i,Yi;inri:,

\un. iii.|

27. Fais que nous ne soyons pas exposés aux mauvais desseins d'un ennemi inconnu. Metsnous à l'abri du malheur. (Noble) héros, puissions-nous avec toi traverser ces oiules débordées qui menacent de nous entraîner dans leur courant !

A INliRA ', PAR VASICllTHA,

tilèlre : Trichloubh.)

1. Que les prêtres blanchis par l'ilge, portant la crête de leurs cheveux du côté droit , ministres des œuvres (saintes), prennent part à mes transports. Je me lève, et je m'adresse à ces hommes assis autour de moi sur le gazon. Restez près de moi, 6 Vasichthas.

2. Us ont par leurs libations attiré le terrible Indra, ami du soma, que renferme le Vésanla -. Us l'ont éloigné de Pâsadyouma % fils de Vayata. Indra, enivré de leur soma, a préféré les Vasichthas.

3. C'est ainsi qu'Indra a heureusement avec eux traversé le Sindhou *; qu'avec eux il a donné la morlàBhéda»; qu'U a (dans un combat) livré par les dix rois S sauvé Soudas par la vertu de vos rites, ô Vasichthas.

4. C'est ainsi que par vos rites o prêtre.^ vous conservez heureusement le char immortel de vos pères quand avec vos sakwans ' récitées à grand bruit vous donnez de la force à InJra, û Vasichthas.

5. Au milieu (du combat) livré par les dix rois, les (hommes) demandaient la lumière, comme des gens altérés (demandent l'eau) ; les (Vasichthas) la leur ont rendue. Indra a entendu l'hymne de Yasichtha. Il a ouvert le monde aux Tritsous ".

1. Le coninienuire dit que cet hymne est en l'Iionneur des fils de Vasicluha.

'' Kom parliculier du vase ou Ion dépose le kiwii.

3 Le commenlaire raconte que Souills voulant f;iire faire un sacrilice à. Indra, eut pour rival le roi l'à^adyoumna, dont les efforts furent neutralisés par les efforts des VasiclUlias. qui assurèrent la supériorUe à Sou lus. Ce Pisa.lyoumna me semble ùtre un Asoura : son nom signifie qui enchaîne la force.

i. Je ven>e que c'est, sous d autres noms, I liisloire racontée page 211.

.",. Voir plus haut, page 357, col. 1, note J.

6. Ces dix rois ne seraient-ils pas les dix gardiens des régions célestes? • »,,

7 C'est le nom d'un mètre poétique. Je crois être nd>io au texte des manuscrits en écrivant ici el partout ailleurs sakioari, el non sakkari, malgié l'autorité de M Wil'on dans son Dictionnaire.

S. Nous disions plus haut, page. WO. o.l. l,note ^, qne

5. Quelques Bharatas ' avaient déjà été brisés comme les bâtons qui servent à conduire les vaches. Vasiehtha s'est avancé ; et aussitôt les troupes des Tritsous se sout développées.

7. Trois (dieux) jettent dans les mondes leur féconde semence, el produisent trois familles (divines), dont la principale a pour père le Soleil *. Trois Feux ^ embrassent l'Aurore. Ce sont là autant de (dieux) que reconnaissent les Vasichthas.

8. (Test ainsi qu'ils célèbrent la lumière comme vertu du Soleil, la grandeur profonde comme vertu de l'Air, la rapidité comme vertu du Vent. Un autre ne saurL'it les chanter comme vous, ù Vasichthas.

9. Les Vasichthas s'élèvent, avec science et sagesse, sur l'arbre mystérieux qui a mille branches *. Assis (près du foyer), ils forment le large tissu dont l'Apsarâ (Ourvasi) enveloppe (Agni) =.

10. Mitra et Varouna te virent entouré d'étincelles et de lumière. Ce fut alors ta première naissance, ù Vasiehtha, et sous le nom d'Agastya tu apparus aux peuples.

les Tritsous nous semhliiient devoir être les mêmes que les Marouts. Le commentateur dit que ce sont des rois, et je ne serais pas étonné qu'il les regardât comme les dix rois dont il e.st fait ici mention. Le même commentateur, au distique 14, donne le mot Pratrid pour synonyme de Trilsou.

1. Le commenlaire rappelle que Bharata est le nom d'un roi. En même temps il dit que liharala est un nom des Tritsous. Je fi-r.ii observer que ce mot est une épithéte de Koudra, sans doute parce qu'il parle le nu;ige.

'i. Les trois dieux dont il est ici question sont Agni, Vàyou et Adilya, lesquels produisent les Vasous, les Roudras et les Àdityas.

;i. Je suppose que ce sont les trois fenx du sacrifice. L'auteur leur donne le nom de gliarma. Voy. sect. IV, li'ct. Il, liym. XI, st. 7.

4. Le poéie désigne ainsi l'ensemble des hymnes, des prières et des riles.

5. Le commentaire croit que dans celle phrase il est question du corps de Vasiehtha enfanté par Ourvasi. L'ne Apsarà est une nymphe dos ondes du sacrilice; et nous avons vu ailleurs] sect. IV, lect. ii, hym. ix, qu'Ourvasl est la libation personnifiée. Celte libation, en tombant sur le foyer, soulève une fumée et une flamme, qui sont le vêtement d'Agni. Ce vêlement est tissu par la main du prêtre, qui répand la libation. Quant à cette généalogie de Vasiditha, né d'Ourvasi, voici mon explication. Le mot Vasiclitha. Ici que le mot Angirasel d'aulres, me semble èiro une éiiilliéte d'Agni en sa qualité de prêtre, braliman. Agni (Vasicluha) est né de la libation (Our\asi), à l'occasion d'un sacrilice fait en l'honneur de Mitra et Varouna, et a élé surnommé Mélràvarounn. J'en dirai autant d'Agastya, né dans une jarre, c'est-à-dire, sur le foyer de terre ou dans le vase des libations. Avec cette explication, il n'est pas étonnant qu'Agaslya soit le même personnage que Vnsiehtha.

niU-VÉDL — SEGTinN ClN'Ql'IBMR.

11. Ainsi, ô prélre, ci Vasichtha, tu es lils de Mitra et Varouna, ué de leur pensée et d'Ourvasi. La semence est tombée, et tous les Dévas, avec leurs rites sacrés , l'ont reçue dans le Pouchcara *.

12. Ainsi naquit, pour former le large tissu dont l'Apsarâ (Ourvasî) enveloppe (Agni), Vasichtha, le plus sage et le plus éclairé des êtres dans le ciel et sur la terre, (Vasichtha) qui est la source abondante de tous les biens.

1.3. (Mitra et Varouna) naissant dans le sacrihco, et touchés des hommages qui leur sont adressés, ont tous deux également jeté dans le vase leur semence (divine). Du milieu de ce vase se leva et s'étendit (Agastya). A ce Richi ainsi né a été donné le nom de Vasichtha -.

I i. Vasichtha dirige le (prêtre) qui chante l'hymne, et celui qui récite la prière : qu'il fasse entendre sa vois plus haut que le bruit du mortier. 0 Tritsous, asseyez-vous près de lui avec de bonnes pensées ! Que Vasichtha vienne à

HVMNli .\V.

.VUX \1S\VADEVAS, P.\R \ASICH111A.

[Mètres : Virât, Dwipadà et Trichtoubh.j

1. Que la brillante et divine Prière vienne à nous, telle qu'un char rapide, bien fabriqué.

2. Au ciel et sur la terre, les Ondes, eu entendant (sa vois), naissent et coulent.

3. Pour la gloire d'Indra les Ondes s'amoncellent et s'élargissent. On sait que contre ses ennemis elles sont des héroïnes terribles.

■4. Entendez-vous le bruit de ces chevaux? C'est Indra, le (dieu) tonnant, à la main d'or.

5. Venez donc comme au sacrifice. Courez co.'nme sur la voie (sainte).

6. Allez au combat ; et qu'un héros digne de nos sacriQces soit votre étendard.

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