I.VDlî. — POÉSIE LYRIUl'E
fondé sC'pai'éineul le ciel et la terre : lu as a|j|)uyé la terre sur sus montagnes.
4. 0 Indra et Viclinou, vous avez brisé les quatre-vingt-dix-neuf places fortes de Sambara. Vous avez renversé par voire vigueur incomparable les cent, 1ns mille guerriers de FAsoura Vartchin '.
5. 0 Indra et Vicbnou, (dieux) grands, forts, étendus, cette prière est faite pour accroître votre gloire. Je vous ai célébrés dans les sacrifices ; augmentez l'opulence de nos maisons.
6. Ma boucbe te présente cette offrande (de louange), ô Vicbnou, (dieu) rayonnant. Accueille mon bolocauste. Que mes bymnes, que mes chants ajoutent à ta grandeur. Et vous, secondeznotis toujours de vos bénédictions.
A VICHNOr, PAR VASICHTHA.
{Uélre : Trichtoulih.)
1. Le mortel qui désire les bienfaits de l'illustre Vicbnou, s'il le sert, doit compter sur sa munificence. Que ce (dieu), ami des hommes, soit honoré par la piété.
2. 0 Vichnou, ô toi qui exauces nos vœux, montre-nous cette bonté qui s'étend sur tous les êtres, cette bienveillance que rien ne peut distraire. Comble-nous de tes dons; envoie-nous des chevaux; accorde-nous les biens les plus beaux.
?,. Ce dieu a, dans sa grandeur, mesuré en trois pas ce monde brillant de cent rayons. Oue Vichnou soit célébré comme le plus rapide des êtres ; mais sa gloire est aussi dans sa brillante solidité, j
'i. Vicbnou a parcouru cette terre, avec le désir delà donner pour demeure à Manou. Les sages et les peuples (dévoués à ce dieu, jouissent d'un lionlieur) assuré. Il leur a fait une large habitatation, une belle existence.
b. Rayonnant (Vicbnou), je chante ta gloire aujourd'hui, moi qui suis maître dans la science sacrée. Faible, je célèbre un (dieu) fort, tel que toi, qui habites loin de notre monde.
(J. (J Vicbnou, pourquoi quitter ta forme, sous laquelle tu t'es écrié : « Je suis Rayonnant ' ? »
1. Voy. sect. II, lecl. vi, liymn. vi, st. G; soct. III, lect. VI, hym. xii, st, 15, et sect. IV, loct. vu, liymn. xix, staiice 'il .
i!. L'épithète de Vichnou est ici sipivichla. Il prit, ilil-on, celte forme brillante pour secourir Vasiclilha iliins un coml).it. Faille bien inutile, pour expliquer ce
Ne nous cache pas cette beauté que nous avons admirée, quand tu es venu parmi nous.
7. Ma bouche te présente cette offrande (de louange), 6 Vichnou, (dieu) rayonnant. Accueille mon holocauste. Que mes bymnes, que mes chants ajoutent i\ ta grandeur . Et vous, secondeznous toujours de vos bénédictions.
LECTURE .'SEPTIEME
PAR VASICHTHA, OU COUMARA, FILS D 'a G M .
[ilelre : Trichtouljli.)
1. Prononce les trois mots, dont le premier est djyotis ', et qui servent à traire le lait de la mamelle (céleste). Que (Pardjanya) produise son veau, qui fait pousser les plantes. A peine né, ce taureau (divin) mugit avec force.
2. Ce dieu fait croître les plantes, et (produit) les Ondes; il est le maître de la nature entière. Qu'il nous donne les biens qui découlent des trois (mondes), et cette lumière bienfaisante qui a ses trois stations.
.T. Il est une autre vache (que la vache célcs(e) ; (Pardjanya) la féconde également, et y produit d'autres fruits désirés. Cette mère (terrestre) reçoit le lait que lui envoie le père (céleste), (lait) qui profite et au père lui-même et aux enfants.
't. En lui sont tous les mondes, et les trois atmosphères; en lui coulent les ondes sorties d'uiu; triple source; pour lui, (pour ce dieu) digne de nos louanges, s'épuisent les trois vases remplis du miel (sacré) '-.
5. Que le brillant Pardjanya accueille notre hymne; que (cet hymne) jjénètre au fond de son C(rur. Puissions-nous obtenir des pluies fortunées !
1. Le commentateur croit (|u'il est ici question des trois Védes. Celte opinion est de toute manière inadmissible. Je pense qu'il faut se reporter à la note 3, page 60, col. 2, dans laquelle trois mots sont cités, comme désignant les sacriticos des Tricadrous. Ce sont probablement les trois mots qui commencent les prières faites à celte époque, el précisément djyoiis est le premier de ces mots.
2. Pardjanya est le nuage; son veau, c'est la pluie. Lni-mJme est un taureau mugissant; sa voix, c'est le tonnerre.
KUi-VKDA. — SECTION C1N(JL"1 È.ME.
Uue les plantes, arrosées par une onde salutaire, soient sous la garde de ce dieu!
6. Que ce taureau féconde un grand nombre do vaches! Hq lui se trouve l'âme de ce monde, soit animé, soit inanimé. Que son (onde) pure me conserve pendant cent automnes. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.
A PAIIDJANÏA, PAR VASICHTHA.
[Mètre : Gàyatri.)
1. Chantez Pardjanya, le généreux fils du Ciel. Qu'il nous donne des pâturages.
2. Pardjanya produit le germe des plantes, des vaches, des chevaux, des cavales.
3. Offrez-lui, dans la bouche (d'Agnil, un holocauste aussi doux que le miel. Qu'il nous accorde une heureuse abondance.
HYMNE m.
A l'Ail IIJANÏA I, 1> A (i VASICHTHA.
[itelres : Trichtoubii el Anouchtoubh.)
1. Que les enfants des prêtres - endormis, (s'éveillent) pour le Samvatsara ', et accomplissent les rites (sacrésl : tels que des grenouilles, qu'ils chantent l'hymne aimé de Pardjanya.
i. Quand les Ondes célestes viennent à lui, comme vers une peau sèche étendue dans un lac, alors on entend le coassement des grenouilles, semblable au mugissement des vaches accompagnées de leurs veaux.
3. Lorsque, à l'arrivée de l'automne, la pluie désirée vient étancher leur soif, de même qu'un tils (accourt) vers son père en criant, on voit une grenouille accourir vers une autre grenouille qui coasse.