‹ Monde ancienChapitre 56 sur 848 · Pour venir jusqu'à nous jouir de nos liym · texte numérisé non relu

Pour venir jusqu'à nous jouir de nos liym

1. Lo U'Xli' poilo SiniUiouinâlarù : ci- mol peut aussi signifiiT eufunlH de lu mer; le ciel, roprùsenlii pai' Ins Aswins, seml)l(! surUr du la mer, cl lo poète peul la doniiLT comme la riwr.' .le ces itciiK ilivinilcs.

nés, 0 Aswins, montez sur votre vaisseau ',ou bien attelez votre char !

<S. (,)ue votre vaisseau, large comme le ciel, que volrechar -s'arrête près de ( nos) ondes (sacrées) . Avec la prière vont se verser pour vous les libations.

9. Fils de Canwa, les libations, trésor du (dieu) resplendissant, sont disposées dans leur bassin. (0 Aswins), où est votre forme - '?

10. Cependant le soma se colore, le soleil comra/nce à se dorer, .le le vois à la langue d'Agni qui noircit.

11. Par la vertu du sacrifice le chemin est ouvert. (Le soh;il) peut passer les rivages (de la nuit). Le voilà qui s'avance dans le ciel.

12. C'est ainsi que le poëte chante les Aswins, qui daignent se plaire à nos libations ; que leur secours soit le prix de nos chants 1

13. Venez près (du père de famille) qui vous honore, comme (autrefois) près de Manou ; jouissez des libations et des hymnes (qu'il vous consacre, divinités) heureuses.

14. A peine commencez-vous votre brillante révolution, que l'Aurore vous suit. Chaque nuit, agréez aussi nos sacrifices.

['). 0 Aswins, buvez tous deux; tous deux soyez nos bienfaiteurs, et accordez-nous votre illustre protection.

LEr.TIjRI': QUATRIEME.

M YM\K I.

;Wi/r? : VrihaU.)

1. (bicux) que grandissent nos sacrifices, les l)lus douces des libations sont disposées pour vous. 0 Aswins, prenez ces breuvages préparés d'hier, et accordez à votre serviteur les biens (qu'il désire) !

2. (J Aswins, arrivez sur votre chiu- magnifique, (ce char) qui parcourt les trois mondes, et que décorent trois sièges! Les fils de Canwa vous adressent Cette prière dans lo sacrifice; daignez écouter leur invocation.

:!. 0 Aswins , que grandissent nos sacrifices, Imvrz de nos douces lil)alions ! (Déités) secoura-

1. Los Aswins, naissant à l'Iiorizon, sont censés ilevoir traverser une mer Je vapeurs. Il est naturel que le poëte leur donne un vaisseau ; nous verrons même plus loin que ce vaisseau a cent rames.

2. Le soleil n'est pas encore levé, et le ciel est à peine visible. Ci'p.ii.l.-int les libations sont toutes préparées.

aiG-VKUA. — SRCTIU.N l'IlF.MllîHE.

blés, chargeant votre cliar do richesses, venez en ce jour près du ipèrc de famille) qui vous honore.

'i. Vous qui possédez tous les biens, (placezvous) sur notre triple causa, et répandez vos douceurs sur notre sacrifice. 0 Aswins, les lils de Canwa vous invoquent, versant ces libations en voire honneur ! ils vous (invoquent), brillants do la lumiôre qui se lève.

."). Maîtres de pureté, accorilez-nous celte protection dont vous avez autrefois honoré Ganwa. Aswins, vous dont le sacrifice augmente la force, goillcz de nos libations.

G. Secourables Aswins, venez sur votre char, apportant l'abondance ii Soudas '. Donnez-nous CCS richesses que tous désirent, et qu'elles nous arrivent de l'océan (aérien) ou du ciel -.

7. (Dieux) véridiquos, que vous soyez loin ou près de nous, venez toujours à notre prière, en même temps que les rayons du soleil, sur votre char aux roues si magnifiquement rapides.

S. Que vos coursiers, avides de nos sacrifices, vous amènent ici vers nos libations. Accordez la richesse au (père de famille) généreux qui vous présente ces offrandes; (dieux) forts, prenez place sur le causa.

'■'. (Dieux) véridiques et secourables, avec ce char brillant de la lumière du soleil, et sur lequel vous apportez toujours la richesse à votre serviteur, venez pour goûter à nos douces libations.

10. (Divinités) opulentes, nous implorons votre protection par nos hymnes et nos prières. 0 Aswins, les fils de Ganwa vous sont dévoués, et dans leur assemblée vous n'avez jamais manqué de libations.

HVMNF. II.

A l'airore. par prashanwa.

Mrlrf : Vriliati.;

1. Fille du ciel. Aurore, lève-toi. et apportenous les richesses et ton opuleiile abondance. Déesse brillante et généreuse, (viens; avec tes trésors.

2. La prière sainte a souvent contribué à l'heureux établissement (de l'homme) ; elle lui a valu des chevaux, des vaches, des biens de toute es-

1. Soudaî e^t nn lils de Tcliyavàna. L'aute;.r l'appelle Soudas et non Sondàsa, comme portent les Pourànas. Ce mot signifie libéral; le commentateur en fait un nom commun.

2. ,1e suppose que l'.iuteur désigne ici les biens qui peuvent provenir de l'air ptir les pluies, et du ciel par la clialeur dn soleil.

pèce. Aurore, que ta présence inspire ma prière, et envoie-moi le bonheur des riches.

3. Elle est néi; déjà, elle va briller, cette divine Aurore ; elle met en mouvement les chars, qui, à son arrivée, s'agitent (sur la terre), comme sur la mer les (vaisseaux) avides de richesses.

\. Parmi ces pères de famille dont la piété salue ton apparition pour obtenir tes largesses, il n'est pas d'enfant de Ganwa plus dévoué que celui qui, en ce moment, invoque ton nom.

5. L'Aurore, comme une bonne mère de famille, vient pour protéger (le monde). Elle arrive, arrêtant le vol du (génie) malfaisant de la nuit ', et uxcitant l'essor des oiseaux.

6. L'Aurore excite également l'hominj diligent et le pauvre. Elle est ennemie de la paresse. A tes clartés, (ô déesse) riche en présents, il n'est plus d'être ailé qui s'oublie dans le repos.

7. La voilà qui, dans la région lointaine où se lève le soleil, attelle ses chevaux. L'heureuse Aurore vient trouver les fils de Manou avec des centaines de chars (tout chargés de richesses).

8. Le monde entier, à son aspect, se prosterne. Sage et opulente, elle fait la lumière. L'Aurore, fille du ciel, par ses rayons chasse nos ennemis et confond leur haine.

n. Fille du ciel. Aurore, brille de ton doux éclat ! Apporte-nous le bonheur et l'abondance, éclaire nos sacrifices.

10. Prévoyante (déesse), dès l'instant que tu brilles, tu deviens la vie, le souffic de l'univers. (Apparais) sur ton large char, riche et resplendissante ; écoute notre prière.

11. Aurore, accorde-nous ces aliments divers qui conviennent au genre humain ! Approche-toi de ces hommes innocents et pieux qui ont pour toi des hymnes et des oblations !

12. Aurore, amène ici du ciel tous les dieux à nos libations ! Accorde-nous, Aurore, une abondance telle, que nous soyons renommés pour nos vaches, nos chevaux et notre vigueur.

13. Que FAurore, dont nous apercevons les heureuses clartés, nous donne la richesse si belle, si désirée ; que cette richesse nous vienne doucement !

1. Ce passagd renferme le mot vridjanaw, dont le sens est embarrassant parce qu'il est varié. Il me semble qu'en recourant à la racine vridj [couvrir], on arrive à se rendre compte des diverses significations de v>idjanam : c'est la citnsc qui couvre, qui protège, qui défuud; c'est le ciel, le sacrifice, le combat. Uans un sens passif, c'est la chose donl il faut s» qarantir. comme le mal, In nnil.

l'OKSIK I.YIÎlolK.

li. Tous les anciens sages qui uut imploré ton secours, ô grande (déesse), ont été exaucés. Aurore, accueille également notre prière, et (répondsnous) par le don d'une brillante et pure abondance.

Ij. Divine Aurore, après avoir de tes rayons illuminé les portes du ciel, accorde-nous que notre maison soit puissante, que nos ennemis s'en éloignent, et que les vaches fécondes y entretiennent l'abondance.

16. Noble et magnifique Aurore, répands sur nous une large et belle opulence; que nous obtenions de toi des vaches, de la richesse qui assure le triomphe, et de noral)reu\ aliments!

HYMNE II I

A LAUnOllE, PAR PRASCANWA.

Oleire : Anouchtoubh.j

1. Aurore, viens glorieusement, et moiili,' au ciel resplendissant de lumière! (Jue les vaches (célestes) ', au poil rouge, t'amènent à la maison du (père de famille) qui t'offre ces libations.

2. Aurore, lille du Ciel, sur ce cbar heureux et magnifique qui te porte, viens aujourd'hui au sein d'une famille disposée à l'honorer pai- ses offrandes.

3. 0 brillante Aurore, l'oiseau, l'homme - et le quadrupède, à ton retour dans le ciel, se lèvent de tout côté.

■i. Tu rayonnes, et ton éclat se commuiiii|ue à l'univers. Aurore, les tils de Canwa désirent tes faveurs, et t'invoquent par leurs hymnes.

HYMNE I V

Page 1