Us poussent et cent et mille clameurs. Ils
1. Lu commentaire regarde ce mot comme un nonipaironjmique, /i(s de Prithi, autrement Prithavàna. Le iic>mda Rihi -Tait Vouviinàswa.
INni'. — POÉSIK LYRIDI'IÎ.
crient de lours bouches brillantes. Les pieux Mortiers, secondant la piété du sacrilicateur, commencent par f'uriiier pour lui un pur holocauste.
3. lis parlent. Leur bouche reçoit le miel (delà libation). Us s'apitent pour préparer la cliair(du sacrifice). Taureaux superbes, ils mugissent en rongeant le bâton brillant qui remplit leur mâchoire.
4. Leur bouche a donc reçu le miel (de la libation); et, pressant le doux jus (de soma), ils appellent Indra à haute voix. Ils poursuivent leur œuvre avec sagesse ; et, dansant avec les (dix) frères ', remplissent la terre de leurs accents.
5. Ils crient, tels que l'oiseau dans l'air; ils sautent avec légèreté, tels que le noir (troupeau) dans le pâturage. Dans la coupe du (prêtre) qui l'attend, ils lancent une semence abondante, et pure comme le rayon du soleil.
G. Us travaillent, tels que de vigoureux (coursiers) attelés au même char, tels que des bœufs traînant ensemble un même fardeau. Et quand leur bouche a cessé de mâcher, on entend leur souffle comme celui de chevaux haletants.
7. C'est un char qui a dix ccuyers immortels, dix cercles, dix jougs, dix longes, dix guides, dix charges, dix coursiers. Honorez le char et les écuyers.
8. Ces rapides Mortiers sont agités par dix travailleurs. La liqueur qu'ils expriment remplit heureusement nos coupes, et de leur sein s'écoule le lait précieux (|ui forme la libation de soma.
9. Ces Mortiers attirent les coursiers d'Indra, avides de soma. La liqueur extraite de leur sein est déposée sur la (peau de) vache. Indra, empressé de boire le miel du sacrifice, croît, s'étend, s'agite comme taureau.
10. 0 Mortiers, par vous Sama viMt^e son onde (dans le sacrilice). Remplis de sa liqueur, vous êtes respectés; on recherche toujours votre trésor. (Comme ces riches entourés) de l'éclat de leur opulence, vous êtes entourés de la sainte splendeur de celui dont vous aimez les cérémonies.
11. 0 Mortiers, terribles (pour les autres) et bons (pour nous), vous ne connaissez ni la fatigue, ni la douleur, ni la mort. Vous êtes étrangers a la peine et à la maladie. l'"orts et pressés de vous épanj^hrr, vous n'éprouvez ni l'épuisement ni la soif.
1. L- l-xli< (lu : s,Teur.\ mrci^ .|us U- mol nirjmili doiyi\ est rlu It-iiu in.
10. Ainsi vos pères, d'âge en âge, heureux en leurs désirs , restent toujours fermes sur leur base. Solides et constamment attachés à Soma, ils remplissent de leurs sons le ciel et la terre.
13. C'est ainsi que les Mortiers font entendre leurs clameurs, pareils à des écuyers qui lancent avec bruit leurs chars dans la carrière. Purifiant le soma, ils le répandent comme le laboureur (jette) la semence. Leurs bouches ne le détruisent pas.
14. Ils ont, au moment de la libation, élevé leurs cris, tels que des (enfants) qui en jouant poussent leur mère. Fais donc résonner la voix du sacrificateur. Et, en même temps, que les Mortiers retentissent pour honorer (le sacrifice).
LECTUHE CI.MJUIE.ME.
DIALOGUE IIE P o I It 0 l' R A V V S KT D IIURVVSI '. — FI I C H ] : P 0 U R n L R A V A S .
^Mftre : Tiiclitouljli.)
1. (Pûurunravas parle.) U femme terriijle et lé- ^èie comme un coursier, arrête-toi à ma prière. Engageons une conversation. Que cet entretien, prolongé pendant le jour, nous soit propice!
V. (Ourvasî parle.) Comment obtempérer à ta parole? J'ai paru comme la première des .\urores. 0 Pouroùravas, rentre dans la demeure. Je suis telle ([uo le veut, difficile à retenir.
3, (Pouroùravas parle.) La flèche n'est pas faite pour orner le carquois, mais pour être lancée. Elle n'est pas faite seulement [luur être légère, elle sait conquérir des trésors et des vaches. Elle ne saurait briller que dans inie (ruvri' liéi'oii|ue. Ce n'est pas un (vairi) son ([ue produisent les Marouts dans l'air -.
1. Pouroùravas esl il.ms l'aiicieiirie liistoire de l'Inde le ileuxu'iiie roi île la Jyiiaslie lunaire; il a pour épouse la nymphe Ourvasî. (Voyez Vichnnii Pourànu, page 394.1 Cul liyinno nous prouve que toute cette histoire a pour fondement des allégories sacerdotales. Ourvasî, comme nous l'avons iléjà vu, page 283, col. i, est la Libation personnitiéc, épousant le maître du sacrifice, sinon le Sacrifice lui même, appelé Pouroùravas {valde suiiiiritx],
2. Le mot que je traduis par air est ournu. C'est le même mot qui entre dans la composition du nom 'VOwirrsi. Ce|ifni|anl quelques élymoln;,'i<li'> aiment
-VKDA. — SECTION IIIITIKM!
'i. (Pouroùravas s'adresse à l'Aurore.) 0 Aurore, si (Ourvasi), pour prix des biens qu'elle accorde à son beau-père, désire les mets de l'offrande, (ju'elle s'approche, sûre de trouver une maison oii ses vœux seront comblés, où elle sera nuit et jour (heureusement) tourmentée par le Vétasa '.
5. (Ourvasi parle. I Oui, troi.s fois |iar jour lu m'as (heureusementi tourmentée avec le Vétasa. Seule parmi mes compagnes, je suis l'objet de ton amour. 0 Pouroùravas, je t'ai suivi dans ta maison. (Noble) héros, tu es mon roi, (le roi) de mon corps.
•i. (Pouroùravas parle.) Dans sa marche légère, elle se pare de guirlandes; elle réunit en elle les qualités de Soudjoùrni, de Sréni, de Soumna ûpi, de Hradétchakchous -, qui sont autour d'elle comme de brillants ornements, qui accourent telles que des vaches fécondes.
7. (Ourvasi parle.) Le (Sacrilice) ' naît, et les épouses (des Dieux) ont pris leur siège. Les Ondes (saintes) sont venues accroître sa splendeur. 0 Pouroùravas, par toi les Dieux ont grandi pour le redoutable combat et pour la mort du Dasyou.
<S. (Pouroùravas parle.) L'enfant de Manou s'unit à ces Déesses qui dépouillent pour lui leur forme (divine). Et, telles que Bhoudjyou, amie de Tarasa *, telles que des cavales attelées à un char, elles ont fui loin de moi.
9. (Ourvasi parle.) Quand un mortel, amant de ces immortelles, s'unit à elles par la parole et par les œuvres, elles étalent leurs formes brillantes, légères comme les oiseaux, folâtres comme de fringantes cavales.
mieux l'exiiliquer avec le seus île cuisse, et font naître Our\asi J'uneûeur placée sur la cuisse oûroui de Nàràyana.
1. Le texte porte Y^etasa, qui peut vouloir dire issu de\'étasa. Or nous avons pensé ip. 263, col. 2, no:e 8) que V'etasa était un nom d'Agni. L'enfant de Vélasa seraitil donc ici la ftamine qui agite et tourmente la libation, en s'unissant à elle? Le commentaire donne à ce mot un sens ou singulier ou licencieux, et traduit par danda ou sépa. Ne serait-ce pas aussi bien le pilon du mortier, uu quelque autre instrument du sacrifice? Par exemple, Vélasa étant une espèce de roseau (calamos rotang), ]'élasa pourrait èlre uu bàlon pour attiser le feu, ou pour tourner la libation.
2. Ces quatre nymphes peuvent représenter la Vitesse, la Force du nombre, la Félicité, l'Amabilité du regard. Ourvasi (r/c/iiiOu-Pom-ona, page 395) s'amuse avec quatre nymphes.