Sarcostema viniinalis, ouAsclopias acida
2. Cet hymne, ainsi que l'hymne v de la lecture précédente, me paraît d'une époque bien postérieure à celle qui a produit les autres hymnes du Rig-Véda. Les noms de Dévàpi et de Santanou semblent indiquer un âge voisin de la grande guerre du Maluibhàrata.
3. C'est à cause de cette apostrophe que j'ai suppose un dialogue entre Dévàpi el Santanou.
IMIHSIH LYIUiJliE.
remplir l'office de sacrilicateur, ô Dc'vàpi ! honore les Dieux, et présente l'holocauste.
ô. (Dévaj)i parle.) Fils de Richticliana, le Richi U6v;\pi vient remplir l'olTice de sacrificateur, et implorer la bonté des Dieux. Del'océan supérieur il lornie un océan inféiieur, et l'épand les ondes divines de la i)luie.
6. Dans l'océan supéi'ieur les omlcs ont été amoncelées par les Dieux. Le lilsde llirlitiiliana, Dévàpi a lancé ces ondes, et elles ont coulé en se précipitant dans les plaines.
7. Quand Dévapi, chargé par Santanou de présenter l'holocauste, chante l'hymne et allume (les feux du sacrifice), que Yrihaspati exauce sa prière qu'entendent les Dieux, et qui demande la i)luie.
8. 0 .\gni, dont le brillant Dôvâpi, llls de Hichlichana et descendant de Manou, a allumé les feux , livre-toi avec tous les Dieux aux joies (du sacrifice), et envoie-nous les eaux de l'ardjanya.
11. 0 (Dieu) que nous invoquons tous, les antiques Hichis t'ont clianté ; les (mortels t'implorent) dans leurs sacrifices. Que des milliers de chars (célestes 'viennent) à nous. 0 toi que transportent de rouges coursiers, accours à nos cérémonies.
10. 0 .\?ni, ces^cliars que nous te denuindons arrivent au nombre de quatre-vingt-dix-ueuf mille. -Noble héros, que leurs abondantes provisions fassent [irospérer les corps, lînvoie-nous du ciel une pluie (bienfaisante).
11. 0 Agni, que ces quatre-vingt-dix-neuf mille chars deviennent le partage du généreux Indra. Ouvre dans ta sagessse, aux moments marqués, les voies que suivent les Dc'vas. Place dans le ciel, au milieu des Dieux, le réservoir d'une ondi! (pure).
12. 0 Agni, frappe nos ennemis. Éloigne de nous les llôaux, la maladie, les Rakchasas. De cette large mer qui e.st au ciel répands sur nous l'abondance des eaux.
\ INURA. P vu \\MI1.\, Fll.S DE V1K11A\ASA.
Urin: : Ti nihtullljll.)
1. 0 (Dii'U sage), quel large et admirable trésor tu nous envoies pour notre bonheur ! Quel
1. Ces i;hars sniil les nuages qui apporlent la pluie et rabonilanif.
présent il nous fait en manifestant sa force! 11 répand les éclats de sa foudre, qui triomphent de V ri Ira.
;'. .V la voix de notre prière, il vient avec l'éclair éblouissant. Uni à la puissance, il s'assied à notre large foyer. Avec les (Marouts) ses alliés, il dissipe les magies de celui qui vomirait dans le sacrifice ôtre comme un septième frère '.
3. 11 engage le combat avec le brigand ; il remporte la victoire, et nous distribue ses heureuses dépouilles. Il frappe les impies de son bras invincible, et s'empare, eu triomphant, des richesses (de la ville) aux cent portes.
4. Ce (Dieu) grand et rapide envoie les ondes que contiennent ces généreuses Vaches (du Ciel). Tels que des urnes abondantes, ou tels que des coursiers dout les pieds sont coupés et le char dételé, (les nuages) épanchent sur nous un ghrita précieux.
5. Le grand et noble (Indra), entouré de la terrible troupe des Roudras, quitte sa demeure loiutaine. Vainra adore les deux ancêtres * immortels, et vient avec empressement offrir le (saint) holocauste.
6. Que ce maiire |iuissant triomphe du Dasyou, bruyant, ([ui a trois tètes et six yeux ■■. Que Trita *, doublant sa force, ilr son duijit de fer perce ce sanglier ' (céleste).
7. Qu'(lndra) se lève contre l'ennemi de Manou, et lance son trait à Arsasiina ". Que le plus noble des héros brise pour nous les villes de .Nahouch ' : iju'il les détruise pour la perte du Dasyou.
8. Tel que l'onde du nuage qui rafraîchit le gazon, qu'il vienne dans notre habitation. Quand son corps est pénétré du soma, pareil à l'épervier à la serre de fer, il frappe les Dasyous.
'.1 i;'est lui qui de ses traits puissants abat les grands (Asouras) ; lui qui a livré Soucbna à Coutsa son serviteur ; lui qui a dirigé Cavi ", dont les chants donnèrent à Indra et aux vaillants (Marouts) leur forme (inei'veilleuse).
1 . Le nuniLie dos Aililjas n'esl pas toujours fixé à douze : on peut les considùrer comme n'ctanl que six, ayant tous droit à une part égale dans le sacrifice. Vritra aurait la prétention de dumaiider aussi sa part, en qualité de septième frère.