‹ Mongraphie de la cathédrale de NeversChapitre 1 sur 69 · AVANT- PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT- PROPOS

apprenaient à modérer leurs fougueuses passions , et courbaient la tôle sous le joug de la morale évangélique.

L'opprimé venait se réfugier dans son sanctuaire , et l'oppresseur , arrêté par la crainte de se voir rejeté de son enceinte vénérée , déposait ses armes et calmait sa fureur.

D'abord église modeste , à la nef restreinte comme la couche d'un enfant, la cathédrale ne tarda pas à prendre de plus vastes proportions : c'est que l'enfant avait grandi rapidement; déjà ses membres avaient pris des formes colossales.

En effet , tout un peuple se pressait sous ses arceaux multipliés. En même temps les arts se donnaient rendez-vous sous ses panis, pour lui payer, comme à une reine , le tribut de leur amour (ilial et l'hommage de leur reconnaissance. La sculpture , la peinture , la musique concouraient à l'envi à la pompe de ses solennités.

C'était l'Évôquc qui était le moteur de cet incroyable mouvement. Les premiers pontifes avaient arrosé de leurs sueurs et de leur sang une terre long-temps ingrate; mais la divine semence était fécondée, et en mourant ils axaient laissé à leurs successeurs un héritage riche d'avenir.

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