Léodébaldus
\ 1 . HéCHÉRius. On ne connaît que les noms de ces deux évôques.
1 2. Saint Didier ou saint Diez , nommé dans les anciennes chartes Deodatm et Theudates, était d'une famille illustre de la France occidentale. Il possédait à un degré éminent les dons de la nature et ceux de la grâce. Ce fut vers l'an 655 que ses vertus le firent élever sur le siège de Nevers ; mais il n'y resta que trois ans; l'attrait qu'il avait pour la retraite et le désir d'une plus grande perfection le portèrent à renoncer
\ U>tœuf dit que Fiez était situé dans la paroisse de Saint-Pierre du Mont
aux honneurs de l'épiscopat , pour se retirer dans la solitude. Il engagea donc le clergé et les fidèles de son diocèse à lui chercher un successeur , puis il quitta Nevers , pour s'enfoncer dans les montagnes des Vosges. Avant de se décharger du fardeau de l'épiscopat, il avait assiste , en 657 , au concile de Sens avec ses comprovinciaux et trente autres éyêques, sous la présidence d'Emmo, archevêque de cette province. Tous les prélats les plus illustres de France par leur savoir et leur sainteté, se trouvaient à ce concile. Outre notre saint évêque, on comptait, parmi les pères, saint Ouen, évêque de Rouen ; saint Faron , évêque de Meaux ; saint Eloi , évêque de Noyon, et saint Amand , évêquede Maestrichk.
On ignore les motifs qui engagèrent saint Diez à quitter sa solitude des Vosges pour pénétrer plus avant dans le pays ; maison sait qu'après avoir établi plusieurs monastères, il alla se fixer dans le val de Galilée, que le roi Childéric lui avait abandonné. Il y fonda le monastère de Jointures , ainsi nommé à cause de la jonction de deux rivières, le Rothbach et la Meurlhe. Il y mourut en 679, dans un âge fort avancé, entre les bras de saint Hidulphe, évêque de Trêves, qui lui succéda dans le gouvernement de son monastère.
13. Gilrertus. Cet évêque, que Parmentier n'admet pas , est cité par Michel Cotignon , qui l'a trouvé sur d'anciennes chartes.
268 NOTICE HISTORIQUE
Ce fut vers cette époque que saint Vigile, évoque d'Àuxerre, donna à l'église de Notre-Dame, qu'il avait fait construire dans sa ville épiscopale, la terre de Pouilly-sur-Loire , qui faisait partie de son patrimoine.
4 4. Saint Ithibr (Itheriui) était originaire de Nogentsur-Vernisson , entre La Bussière et Montargis. Â une foi vive, à une sainteté exemplaire il unissait des connaissances variées et étendues. Non content de se livrer à l'étude de la morale , il avait voulu travailler avec ardeur à la physique, qui comprenait la médecine, afin de pouvoir être doublement utile au prochain en lui procurant la santé de l'âme et celle du corps. De tous les côtés on accourait à lui , et les malades s'en retournaient soulagés de leurs infirmités , parce que Dieu bénissait les remèdes administrés par son serviteur. Pour lui , loin de s'attribuer la gloire des guérisons qu'il opérait , il engageait les malades qu'il avait guéris à réserver pour Dieu toute leur reconnaissance. Cependant , craignant que la vaine gloire ne s'emparât 'de son cœur , il se retira dans un lieu désert et inculte. Bientôt sa retraite fut découverte , et on vint à lui de toutes parts comme auparavant.
Le bruit de sa sainteté et des prodiges qu'il opérait parvint jusqu'à Nevers , dont l'église était veuve par la mort de son évêque. Le clergé et le peuple demandèrent Ithier pour le remplacer. Celui-ci , craignant de résister