‹ MonkChapitre 23 sur 88 · EN FAVEUR DE CHARLES II (AOUT · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DE CHARLES II (AOUT

paux officiers : on devait en même temps s'assurer du château d'Edimbourg et de la citadelle de Leith. Tout était prêt le dimanche soir : à une heure après minuit, Monk, encore dans la chambre où s'étaient prêtés les serments de discrétion et tenues les dernières conférences, donne ordre à Smith, son aide de camp, de partir pour porter ses ordres aux commandants de Leith et du château d'Edimbourg, dont il était sûr; puis il descend pour donner audience à d'autres agents déjà en mouvement de toutes parts. Mais un moment après on le voit rentrer : « Smith, dit-il, ne partira pas encore; «Booth et Lambert sont près d'en venir aux mains; « c'est demain jour de poste ; nous saurons où en sont ce les choses, quelle est la force de Booth, et à quel point « nous pouvons espérer d'assurer son succès par nos se- « cours. Un jour de retard ne peut avoir beaucoup «d'inconvénients; attendons.» Ces paroles tombèrent comme une pluie glacée au milieu d'hommes déjà enivrés d'espérance et près d'entrer en action; mais il fallait obéir, il fallait même se taire. Cependant, le général ayant de nouveau quitté la chambre, son chapelain Price, le plus ardent de tous, le suivit pour essayer de rébranler ; il le trouva en conférence avec un Écossais du parti de Montrose, et n'en augura pas mal pour le succès des efforts qu'il allait tenter. Monkvint à lui; mais à peine Price eut ouvert la bouche que son patron, qui ne s'irritait jamais que lorsqu'on voulait le faire aller

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