‹ MonkChapitre 63 sur 88 · LES PRESBYTÉRIENS ESSAYENT DE TRAITER · texte numérisé non relu

LES PRESBYTÉRIENS ESSAYENT DE TRAITER

qui avaient marché sans eux, au même point où ils se trouvaient avant leur chute, et ne s'apercevaient pas que le pouvoir qui venait de leur être rendu n'était qu'un des premiers progrès de la réaction qui les relevait, en passant, pour aller ensuite bien plus loin. En possession du gouvernement, qui résidait alors tout entier dans le conseil d'État, ces anciens chefs du Long- Parlement se croyaient encore les maîtres du pays dont l'opinion leur échappait, dont l'armée était contre eux, et ils se disposaient à débattre avec le roi les conditions qu'ils voulaient mettre à son retour. Elles étaient rigoureuses ; son père ne les avait acceptées qu'à la dernière extrémité, lorsque déjà était passé le moment de les obtenir. Ce qui leur paraissait le plus difficile, c'était de gagner Monk, tous les jours plus sévère dans son républicanisme presbytérien. Il n'avait plus que ces hommes-là à tromper, et il s'y appliquait tout entier. Ils l'abordèrent avec précaution, et furent d'abord repoussés par son invincible attachement à la République. Cependant, leurs raisons étaient fortes; les hommes qui s'adressaient à lui méritaient des égards : il parut se laisser entraîner; puis il hésita et sembla craindre de se mêler d'une négociation difficile et qu'il valait, mieux laisser au parlement. Les Presbytériens n'en attachèrent que plus de prix à la victoire que Monk semblait leur accorder à regret, et un messager se hâta d'aller de leur part apprendre à Charles II qu'ils

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