‹ MonkChapitre 74 sur 88 · LES CHEFS PRESBYTERIENS ESSAYENT · texte numérisé non relu

LES CHEFS PRESBYTERIENS ESSAYENT

efforts devenaient chaque jour plus timides, et leurs passions les livraient eux-mêmes à ce courant qu'ils voulaient combattre. Hollis, Maynard, Annesley, tous les chefs du parti presbytérien, avaient, comme les Cavaliers, des injures personnelles à venger; et de tous les sentiments qui les agitaient alors, le plus violent était leur haine des Républicains et des Indépendants, de ces derniers ennemis dont ils avaient si récemment encore ressenti les outrages. Attentifs à s'en bien séparer, ils se privaient ainsi du reste de force qu'aurait pu leur prêter un parti vaincu mais opiniâtre, et ne conservaient de puissance que pour l'écraser. Les Presbytériens , dans ces premiers jours de la restauration , ne se distinguèrent que par leur àpreté à poursuivre les régicides, et par la vanité de leurs efforts pour rallier un parti d'opposition contre la réaction des Cavaliers. Quelques-uns, durant le temps qui s'écoula avant la rentrée du roi, essayèrent d'engager Monk à profiter, pour la liberté de son pays, du pouvoir encore entier dans ses mains. Mais il était difficile de lui offrir des avantages supérieurs à ceux qu'il pouvait attendre de sa complète soumission, et qu'il était décidé à mériter. Il refusa nettement de s'engager, et s'opposa dans la chambre des communes à toute tentative de ce genre. Lors du débat sur les instructions des commissaires que la chambre envoyait au roi, il avait fortement conseillé de mériter la bienveillance de Sa Ma-

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