‹ Monnaies CarlovingiennesChapitre 24 sur 38 · N° 26. STRASBOURG · texte numérisé non relu

N° 26. STRASBOURG

N° 4. — + HLVDOVVICVS. IMP. Croix.

À STRA TBVR CVS. En trois lignes. Après le dernier S une petite crosse épiscopale tournée à rebours.

(Poids 1,85. — 1 exemplaire.) — Voy. PI. III, n° 8.

N° 2, — Autre; la légende du À écrite plus régulièrement et avec un G au lieu d’un C.

(Poids 1,84. — 1 exemplaire).

N° 3. — Même légende et même type.

À STRA TBVR GVS. En trois lignes, sans le point central, mais dans le champ, à droite, une petite crosse épiscopale, (Poids 1,87. — 1 exemplaire.) Voy. PL Il, n°9:

Ges Deniers (n° 4 et n° 3) qui, de prime abord, n’offrent rien qui les différencie des autres monnaies de Strasbourg, renferment cependant, quand on y regarde de plus près, un symbole qui, à mon point de vue, est d’une extrême

es

importance, attendu que ce symbole — lequel, évidemment, n’est pas autre chose qu'une crosse épiscopale — semble dénoter que ces Deniers n'ont pu être frappés que sous l'influence directe de l’évêque de Strasbourg, don ledit symbole serait la marque particulière.

Je ne veux pas dire pour cela que les évêques de Strasbourg avaient, à cette époque, le droit de battre monnaie, soit à leur nom, soit de toute autre manière; je veux tout simplement faire observer qu'en vertu de priviléges à eux concédés par lesempereurs Charlemagne et Louis le Débonnaire, ils profitaient de l’occasion — chaque fois qu’elle se présentait — pour estampiller, si l’on peut dire, d’un signe ou cachet personnel, la monnaie frappée dans leur juridiction, à l’effet non-seulement de constater leur droit, mais encore de rappeler que les bénéfices résultant pour eux de cette opération étaient appliqués spécialement au bien de leur église, et cela sans vouloir porter atteinte aux droits | Régaliens et imprescriptibles réservés au pouvoir et à la dignité de l'Empereur.

L'important serait maintenant de savoir quel était le personnage qui, à cette époque, possédait le siége épiscopal de Strasbourg et qui en administrait le diocèse. Je pense que cet évêque ne peut pas être le Ratald cité par M. Adrien de Longpérier (Rev. numism., 1857, p. 332), attendu que d’après les documents historiques réunis par ce savant, Ratald ne fut évêque de Strasbourg que depuis 80 jusqu’en 873 : mais il y à de grandes probabilités pour penser que l’évêque, alors en fonction à Strasbourg. doit

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