‹ Monnaies CarlovingiennesChapitre 3 sur 38 · GS EE · texte numérisé non relu

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programme ni de m'élever à de plus hautes visées, je n'entrerai dans aucune discussion systématique ou qui ressortirait de la Doctrine. Je pourrai çà et là donner quelques notes, mais point ou très-peu de commentaires, et là seulement où je jugerai qu'ils sont ntiles et indispensables. Pour le but que je poursuis, cela suffit. D'ailleurs, les nombreuses et substantielles dissertations qui depuis une trentaine d’années ont été publiées par de savants antiquaires sur les différents points de la numismatique Carlovingienne, outre qu’elles sont encore présentes à l'esprit de tout le monde et que, par conséquent, je courrais sûrement le risque de ne rien apprendre de neuf à personne, ces motifs, et peut-être aussi Le sentiment personnel que j'ai de mon insuffisance en cette matière, sont assez graves à eux seuls pour m'imposer le devoir de m'abstenir.

Ainsi que l'indique déjà le titre de cette notice, les monnaies du Veuillin appartiennent toutes à la dynastie Carlovingienne ; mais ce que le titre ne dit pas et ce qu’il importe de préciser avant d'aller plus loin, c’est qu’à l'exception d’une seule — sur laquelle je reviendrai — elles ont foutes été émises au nom de Louis le Débonnaire.

À part quelques légères variantes tant dans la contexture des légendes que dans l'agencement particulier de certains petits détails accessnires — variantes que j'aurai soin, du

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reste, de signaler en leur lieu —ces monnaies, sauf une seule qui offre la tête laurée du Prince, portent toutes sur le côté du Droit le mème type et le même protocole, c’est à savoir une croix grecque renfermée dans un cercle perlé et autour de laquelle se développe l'inscription suivante : + HLVDOVVICUS. IMP ou IM. ou IMPER. |

Mais si ces pièces se ressemblent toutes du côté du Droit, et si malheureusement elles ne nous offrent pas comme cela est arrivé pour la trouvaille d’Imphy, les noms de Pépin, de Carloman, de Charlemagne, en revanche les Revers nous présentent de très-notables différences. Aussi est-ce par là et uniquement par là qu’elles ont aux yeux de l’antiquaire un réel et puissant intérêt,

En effet, elles nous fournissent sur bien des points d'utiles et précieux renseignements ; autrement dit nous y trouvons la mention officielle d’un assez grand nombre de noms de villes ou d'ateliers monétaires dont plusieurs, à la vérité, nous sont depuis longtemps familiers, mais dont quelques autres sont à peine connus ou sont tombés dans loubli quoique ayant joué dans le passé un rôle parfois considérable ; lesquels noms nous procurent, en outre, cet avantage qu’ils sont écrits suivant les formes dialectiques et orthographiques usitées au 1ix° siècle : ce qui, on en conviendra, ne laisse pas que d’avoir une extrême importance pour celui qui se met au double point de vue de l'histoire et de la géographie de ces anciens temps.

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En abordant maintenant et sans plus tarder, la description raisonnée de ces monnaies, je dois, au préalable, faire observer qu’elles sont foutes, sans exception, du poids et du module des Denters et qu'en conséquence il faudra abandonner l'espoir d'y voir figurer même une seule obole.

Afin aussi de me conformer à un usage généralement établi et que, d’ailleurs, la science a déjà consacré, je diviserai ce catalogue en plusieurs groupes distincts correspondant, chacun, aux différentes circonscriptions territoriales où ces Deniers ont été successivement ou simultanément frappés; c’est, à savoir :

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