‹ Monnaies des nomes de l'EgypteChapitre 15 sur 27 · Grenade. » Hadrien. Æ. h. (G. M · texte numérisé non relu

Grenade. » Hadrien. Æ. h. (G. M

Il est difficile, ne connaissant pas le nom égyptien de Pélusee t par conséquent son culte principal, de dire quelle est la divinité représentée sur cette monnaie : c’est peutêtre l»is qui, d’après Plutarque, passait pour avoir fondé cette ville *. Quant à l’emblème de la monnaie du petit module, on y a généralement reconnu une grenade; on

1 L'initiative do ce rapprochement est due à M. F. lvobion.

* Une liste d’évêchés écrite en copte, en grec et en arabe, tirée d’un manuscrit d’Oxford, et dont je dois la communication à l'obl igennco de M. Ré-

viiiout, porte : nE.vorcior = TTEpE** mm.

s Cf. Chnmpollion : L'Égypte sous les Pharaons , t. II, p. 84.

k De Iside et Osiride. Cf. Tôchon, p. 153.

sait par les auteurs anciens que la partie orientale du Delta produisait ce fruit en grande abondance, mais on ne connaît rien du rôle mythologique qu’il a pu jouer dans la religion égyptienne des derniers temps.

SET1IROITES.

Le Sethroites ne correspondait pas exactement à un nome antique : il fut probablement formé avec une portion du

nome de

Khent-abet , situé à l’extrémité nord-est

du Delta. La liste trilingue d’Oxford, dont nous avons parlé plus haut donne pour le grec C€fc)P01TON le copte ESOp, qui est évidemment le môme nom avec l’addition de l’article masculin D ; or une des divisions antiques du

CD

nome de Khent-abet porte le nom de =■■*=, Se-t-

Hor, u le lac d’Horus, » où l’on peut retrouver l’origine de

■^EEîOp. Le dieu de ce nome est un llorus vainqueur; les légendes mythologiques* racontent, en effet, le combat et la victoire de ce dieu dans le nome de Khent-abet.

1. « Personnage en costume guerrier, coiffé du Ment, « tenant la haste de la main droite et un sceptre dans la main «gauche. » Trajan. Æ. 1. (C. M.)

2. « Personnage à tête d’épervier, en costume guerrier. « coiffé du skhent, la main droite appuyée sur la haste et

1 V. le nome précédent.

* Xaville, Telle* relatif « au mythe d'Horu», ni. XVIII.

« tenant un épervier sur la main gauche. » Antonin. Æ. 1. (C. M.)

3. « Personnage à tète cl' épervier, en costume guerrier, « coiffé du skhent et tenant la lance dans la main droite. » Hadrien. Æ. 3. (Cf. Tôchon, p. 158).

4. « Epervier coiffé du skhent. » Hadrien. Æ. A. (C. M.) Les revers de ces monnaies indiquent d’une façon certaine

un Horus comme divinité locale, et le costume militaire prouve de plus qu’il s’agit de Y Horus vainqueur, ce qui se rapporte parfaitement aux souvenirs mythologiques que nous avons rappelés.

TANITES.

Pas plus que Sethron , Tanis ne parait dans les listes égyptiennes comme chef-lieu de nome ; son nomhiérogly-

phique était : | ^ j ^ T ani, que les Coptes ont conservé dans leur ; aujourd’hui le nom est devenu

San. 11 faut encore attribuer au nome de

K lient -

a bel , le territoire donné plus tard au Taniles ; l’une des divisions anciennes de ce nome porte le nom même de

Tanis =m^sekhel-l'an' « le champ de Ta-

nis. » Les ruines de Sân semblent attribuer le culte local, au moins pendant la XIX* dynastie, au dieu Set : mais il est probable que ce culte, souvenir de l’occupation de Ta-

1 II n’y a en réalité d'écrit que Va y mais Vn sc trouve aiiai souvent omis** dans l'écriture égyptienne.

nis par les Pasteurs , fut proscrit dans la suite et remplacé par celui d’fforus, son antagoniste et son vainqueur.

1. <■ Personnage debout, coiffé du skhent, tenant la « haste de la main droite, et portant un épervier sur la « gauche. » Trajan. Æ. 1. (Mionnet, S.T. IX, p. 164).

2. « Personnage en costume guerrier, coiffé du skhent, » tenant la haste de la main gauche, et portant un éper- « vier sur la droite. » Hadrien. Æ. 3. (C.M.)

3. « Épervier à droite, coiffé du skhent. TA.M. LIA. # Hadrien. Æ. 4.’ V. PI. U, n“ 10.

Nous retrouvons ici des revers analogues à ceux des monnaies du nome Seth'roites ; nous avons constaté en effet que Tanise t Selhrnn faisaient autrefois partie d'un même nome dont la divinité principale était VHorut vainqueur : aussi les emblèmes de ce dieu se rencontrent-ils sur les monnaies des deux nomes postérieurs.

NEOUT.

Nome ancien’ ; , chef-lieu: 1 0 1 ’ Pa ‘

Tahuti-apireheh, Ce nom a été comparé’ à la localité appelé en copte TttpO'HOitueoi Comme l'indiquent le nom du nome et celui de son chef-lieu, le dieu Tholh occupe ici le premier rang : à ses côiés on retrouve, comme à llermopolis magna, sa compagne la déesse Nehemaui.

1 Cette pièce, déjà décrite, ne nous parait pas avoir été gravée : l’cxemplaire que nous reproduisons appartient à M. Pcmétrio.

* L’identification de cc nome n’est pns absolument certaine.

* Brugschj Zeitichrift fur Æyyptischc Sprac/u, Ib7l, p. 12.

Quant à l'origine du nom de Neoul et du Nalho d’Hérodote, qui doit certainement désigner la môme ville, on a cru la trouver' dans le nom égyptien d’une localité qui se lit : aleh-u. Ce môme nom existe sous la forme Nalhu dans les inscriptions assyriennes.

Mais il se présente ici une difficulté, dont je ne saurais donner la solution. La monnaie de la collection Démétrio, dont nous parlons plus bas, porte clairement pour légende : NGCYT avec le C lunaire ; sur la pièce du musée de Copenhague, que Tôchon a publiés fautivement, on lit également N6CYT. Ces deux exemplaires sont les seuls que nous connaissions; aussi je n’oserais affirmer que les monnaies à la legende N6CYT doivent être réellement attribués au nom Neoul de Ptolémée, et d’un autre côté, je ne vois pas

quel autre on pourrait les rapporter.

1. u Personnage féminin debout, tourné à gauche, te- « nant sur la main gauche un bélier, et sur la main droite « un ibis. N6CYT LIA. » Hadrien Æ. 3. (Collection Démé- « trio.) V. PI. II, n” 11.

C’est la présence de l’ibis, dont on aperçoit les traces sur l’exemplaire de la collection Démétrio, qui m’a engagé à comparer le nome de Neoul au XV e des listes anciennes, où dominait le culte du dieu Tholh, en tenant compte d’ailleurs de leur position géographique. Si cette identification devient certaine, le personnage de la monnaie serait la déesse Nehemaui, épouse de Tholh : mais jusqu’il présent nous ne connaissons rien qui expliquerait la présence du bélier sur la main gauche de la déesse.

1 Brugsch, Id. f l. c.

— Ui —

MF.NDÉSIl'S.

bi-neb-tat, « la demeure de l’esprit seigneur de Tat. » Ce nom a été transcrit Bindidi dans les inscriptions assyriennes, et est devenu le J Vendes des Grecs 1 . Le dieu de J/endés était nommé bi neb tat ; il avait la tète de bélier : c’est ce qui a fait dire aux auteurs anciens que les Égyptiens nommaient lebuuc Mendè » *. Les inscriptions nous apprennent que le bouc de Mendés était : « l’esprit vivant (la personnification) de Tîa, le soleil. »

1. « Personnage barbu, la tête surmontée du diadème « alef ; la main droite appuyée sur la haste et tenant un n bouc sur la main gauche. » Antonin. Æ. 1 .

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