Personnage à demi nu, la haste dans la main droite
« sur la gauche, l’épervier coiffé du skhent; sur sa tête, le « disque ailé. » Antonin. Æ. 1. (C.M.)
Ce type, qui diffère du précédent par le costume et l’attitude, présente cependant le même symbolisme : l'ornement de la tête semble ici être le disque ailé qui se retrouve, dans les représentations antiques, comme l’attribut spécial du dieu Ilorus Je Uul *.
3. « Personnage à demi nu ; sur la main gauche, un « épervier ; la main droite relevée à la hauteur de la tête. » Hadrien. Æ. 3. (C.M.)
1 Cf. Plutarque, (sis et Oiiris, cli. L. — Textes ge'ojr . du temple d'Edfou. Rec. archéol 1865, t. II, p. 200.
> Hul est un autre nom d'Edtou. — L'ornement de la tête n’est peut-être que le skhent mal dessine.
Toujoursle dieu Horus ; la position de la main droite pourrait désigner la forme d’Horus-ilhyphallique', qui sur les monuments anciens est toujours caractérisée par cette attitude : il faut toutefois remarquer qu’Horus-itliyphallique n'avait pas de culte spécial dans le temple d’Edfou ; dans les tableaux mythologiques, llorus est aussi souvent figuré le bras levé pour frapper Typhon.
h. « Personnage féminin debout; sur la tête, le disque « entre les cornes; la main gauche tient un épervier. » Hadrien. Æ. 3. (Cf. Tôchon, p. 57.)
Ce revers, s’il a été bien interprété par Zoëga qui l’a gravé le premier, représenterait la déesse Hathor, la compagne d’Horus à Edfou, et qui tient une si grande place dans la triade de ce temple.
LATOPOLITES.
Nome ancien :
Nekheb , que les
Grecs ont appelé Eileitliya : les inscriptions donnent comme dieu principal Num-Ra, Chnouphis ’. Plus tard le siège de
l’administration fut transporté “ j q Sue, aujourd’hui
Esnth, nommé par les Grecs Latopolis ; mais Num-Ra est resté le dieu principal. Strabon (liv. XVI 1) rapporte qu’à Latopolis on adorait Minerve et le poisson laïus. C’est sans doute la déesse Nebuaut, une forme d’isis, que les Grecs
1 Cf. les monnaies des nomes Coplitea et Panopolites.
5 La déesse était Nekheb ; le chef-lieu avait pris son nom : comme nous le voyons par le nom que les Grecs avaient donné à cette ville, ils avuient assimilé lu déesse Nekheb à kileithya.
avaient assimilée à Minerve; car nous la retrouvons constamment à côté de Num-Ila dans les tableaux du temple d'Esneh. Quant au culte du poisson laïus, on n’en connaît pas le symbolisme ; mais parmi les prescriptions religieuses particulières à ce nome, on voit la défense d'y manger le poisson 1 , rubrique certainement en rapport avec le culte dont les auteurs anciens et, comme on va le voir, les monnaies ont conservé le souvenir.
1. « Personnage nu, dans la main gauche lahaste; sur « la droite, un poisson ; sur la tète, le disque solaire entre les cornes. » Hadrien. Æ. 3. (Cf. Tôchon, p. 63.)
Ce doit être Num ■ ra, le dieu du nome : l’ornement de la tète, qui n’a pas été mentionné jusqu’ici dans les descriptions de cette pièce, ligure le disque solaire entre les cornes, vu de profil comme le personnage lui-même, ce qui nous ramène à une divinité solaire.