SOUVIGNY
Le prieuré de Souvigny a été fondé en 926 ; du moins c'est en cette année qu'Aimar, sire de Bourbon , octroya à l'abbaye de Cluny la seigneurie de Souvigny et les terres qui en dépendaient, telles qu'elles avaient été concédées, trois ans auparavant, par Charles-le-Simple. Régi d'abord par des doyens , ensuite par des prieurs , le monastère si important de Souvigny resta toujours sous la dépendance de celui de Cluny.
L'histoire de Souvigny importe peu au sujet que je traite, jusqu'au moment où Hugues-Capet, atteint d'une grave maladie, vint demander guérison au tombeau de saint Mayeul, le plus célèbre de ses prieurs. Mû par la reconnaissance de l'avoir obtenue , il accorda à l'abbé de Cluny, pour le prieuré de Souvigny, le droit de faire battre monnaie. La charte de concession , datée de 994 , nous a été conservée. Elle établit que la monnaie de Souvigny devait être à l'effigie de saint Mayeul , et avoir cours dans les domaines du sire de Bourbon. Ce dernier donna son consentement à cette prescription.
M. de Barthélémy, qui le premier a étudié un peu sérieusement la numismatique de Souvigny (Tablettes d'Auvergne, tom. n , pag. 265), pense que les abbés de Cluny n'usèrent pas immédiatement du droit qui venait d'être accordé à leur prieuré , et que l'émission des deniers au type de saint Mayeul ne commença que dans le courant du xi e siècle. Cela n'est guère supposable , et l'on ne voit pas quelles raisons ces abbés auraient pu avoir pour s'abstenir d'un droit qui leur était si profitable. De ce que les produits de ce monnayage ne sont pas venus jusqu'à nous , il n'en faut pas conclure qu'ils n'ont pas existé, et qu'on doive même désespérer de les trouver tôt ou tard.
Les prescriptions de la charte de concession ont été scrupuleusement observées jusqu'à la fin du monnayage. L'effigie de saint Mayeul parait toujours sur les espèces des prieurs. D'abord elle est mise de face , avec la crosse tantôt à droite , tantôt à gauche; plus tard, la tête du saint patron est de profil, soit à droite, soit à gauche.
La numismatique de Souvigny a eu deux périodes fort distinctes : la première comprend le monnayage appartenant aux prieurs seuls; pendant la seconde, il y eut association avec les sires de Bourbon. Pour l'intelligence de cette dernière série , il est nécessaire d'entrer dans quelques détails historiques.
Et d'abord je ne dois pas négliger de faire remarquer un fait digne d'attention ; c'est que le monnayage de Souvigny, dans ses diverses phases , est peut-être celui de toute la France sur lequel nous possédions les renseignements les plus complets. Il a été étudié, il est vrai, avec soin par MM. de Barthélémy et de Soultrait; mais, sans vouloir diminuer le mérite de ces deux savants numismatistes , je ne puis m'empêcher de dire que les documents monétaires sont très abondants et qu'ils n'ont eu qu'à coordonner les matériaux demeurés sous leur main pour éclairer toutes les questions.
Nous avons vu que la charte de Hugues-Capet portait que les monnaies du prieuré devaient avoir cours sur les terres des sires de Bourbon. Il en résulte implicitement que ceux-ci n'avaient pas le droit monétaire ; sans cela il eût été fait mention que leurs espèces auraient circulé concurremment avec celles des prieurs.
Cet état de choses dura pendant quelque temps ; mais les seigneurs de Bourbon , à mesure que leur puissance s'agrandissait par suite des progrès de la féodalité , ne
manquèrent pas de secouer an joug qui leur pesait, et, lorsque nous arriverons à leur monnayage , nous verrons que , dès le commencement du xn 6 siècle , ils empiétèrent sur les droits des prieurs en émettant des monnaies en leur nom , ou du moins qui leur étaient particulières. De là des démêlés sans cesse renaissants entre l'autorité ecclésiastique et l'autorité laïque.
C'est pour faire cesser cette lutte que, en 1213, Gui de Dampierreet le prieur Hugues convinrent de s'associer et de monnayer à frais communs dans l'atelier de Souvigny.
H. de Soultrait l'a fait observer avec raison , le droit de Gui de Dampierre dut être purement personnel et non transmissible , puisque nous voyons Archambaud IX et Archambaud X se faire associer au monnayage prioral , ainsi qu'il résulte d'une charte de ce dernier, en date de 1242. Eudes de Nevers , son successeur, ne parait pas avoir suivi leur exemple, soit que la charte n'ait pas été trouvée, soit qu'elle n'ait jamais existé. Cette dernière supposition est la plus probable, car, ainsi que nous Talions voir bientôt , Eudes avait ouvert un atelier à Montluçon , et son émancipation à l'égard des prieurs peut avoir été poussée plus loin.
Mahaut, veuve d'Eudes, mourut en 1262. Sa sœur Agnès, qui avait épousé Jean de Bourgogne, lui succéda. Celui-ci renouvela, en 1263, l'alliance avec les prieurs de Souvigny; mais, préalablement, il avait personnellement usé du droit monétaire. Nous avons de lui un denier que je publierai tout à l'heure, et qu'il a émis comme sire de Bourbon. Après sa mort, arrivée en 1268, Agnès , sa veuve , eut des démêlés sérieux avec les prieurs, dont elle contestait même les droits. En 1271, survinrent trois actes d'arrangement, dont un régla l'exercice du droit monétaire; et, cette fois, Agnès, en renouvelant l'association pour la fabrication des monnaies, stipula tant pour elle que pour ses successeurs , à perpétuité. Les conditions de cet arrangement furent scrupuleusement observées , car, depuis celte époque jusqu'à la cessation du monnayage , aucune contestation ne paraît s'être élevée entre les prieurs de Souvigny et les sires de Bourbon.
Philippe-le-Long racheta, en 1320, moyennant 15,000 bons petits tournois, le droit de monnayage de Souvigny.
M. de Barthélémy, dans son mémoire cité plus haut, divise les monnaies de Souvigny en plusieurs séries. J'ai suivi en partie sa classification dans ma Description. M. de Soultrait est d'un autre avis et pense qu'il suffit de diviser ces monnaies entre les deux périodes déjà indiquées, à savoir : monnayage des prieurs seuls; association des prieurs et des sires de Bourbon. Je me range aujourd'hui à son avis.
Aucun prieur de Souvigny n'ayant mis son nom sur les monnaies , il devient inutile de donner leur chronologie. M. Duchalais a , il est vrai , publié un denier qu'il veut attribuer à Emeri , prieur de Souvigny. J'ai combattu cette attribution dans la Revue. M. de Soultrait partage mon opinion. J'y reviendrai tout à l'heure.
l w PÉRIODE. 994—1213.
Monnaie$ des prieurs.
Pour cette période , j'ai entièrement suivi le classement de M. de Soultrait. Ce numismatiste , ayant eu l'ensemble des monnaies sous les yeux , a étudié le sujet avec plus de soin que je n'aurais pu le faire. Je n'ai opéré qu'un seul changement à ses descriptions ; c'est relativement à la position de la crosse. Il l'indique toujours telle qu'elle est portée par le saint. J'ai cru devoir adopter le sens contraire et l'indiquer telle qu'elle est vue sur le dessin ; c'est l'ordre qui est toujours suivi eu numismatique. La même observation doit être faite sur la position des bustes de profil.
2165. . SCS MAIOLVS. Buste de (lace , portant la crosse à droite. Travail barbare ; la crosse est petite , sans nœud ; les cheveux ne sont point indiqués. $. * SILVI- NIACO. Croix à branches égales, aux extrémités arrondies.
BILL. Denier. (De Barthélémy, n° 1 er ; de Soultrait, n° 2.)
Première moitié du xi* siècle.
2166. Mêmes légendes et types. Le buste est plus soigné; le* traite de la face mieux formés. La croix du fy a les extrémités coupées carrément.
BILL. Denier : 0,91. (De Soultrait, pi. l re , n° 2. ) Coll. Berry.
2167. SCS . MAIOLVS. Même type. La tête est fort grosse. Lettres très allongées. $. du n° 2165 , sauf la grandeur des lettres.
BILL. Denier : 1,20. (De Soultrait, n° 4.) Cab. de France.
2168. SCS MAIOLVS. Grosse tête, de face, sans crosse. %. Même légende. Croix simple. Lettres moins allongées.
Coll. Berry. — PI. XLVIII, n* 2.
Je donne ici le dessin de ce denier tel qu'il m'a été fourni par M. Berry. H n'est pas probable que la crosse soit absente.
2169. SCS MAIOLVS. Tête de saint Mayeul, de face , portant la crosse à gauche. $. * SILVINIACO. Croix à branches égale**
AR. Denier : 0,87. (Poey d'Avant, n° 734; de Soultrait, û° 5.) Coll. de Soultrait. — PI. XLVII, n° 22.
2170. Mêmes légendes et types. Crosse à droite.
BILL. Denier. (Duby, pi. 17, n» 11 ; de Soultrait, n° 6. ) Cab. de France. — PL XLYffl , n° 3.
2171. SCS. MAIOLLVS. Même type; crosse à gauche. $. Même légende ; croix à branches égales, très étroite.
BILL. Denier: 1,10. (De Barthélémy, n°5; Ducange, pi. 26, n° 130; de Soultrait, n° 7. )
2172. SCS M7CIOLVS. Môme type. $. * SILVINI7CCO. Môme type. AR. Denier : 1,14. ( De Barthélémy, n° 3 ; Poey d'Avant, n° 735. )
2173. Mômes légendes et types. La lettre N n'est pas chargée d'un point. BILL. Denier : 1,10. (De Soultrait, pi. l w , n° 3.)
C'est la variété la plus commune.
2174. 2C2MAIOLV2, en légende rétrograde. Tôte ordinaire; crosse à gauche. $. Mômes légende et type.
BILL. Denier. (De Barthélémy, n° 6 ; de Soultrait, n° 9. ) Coll. Berry. — PL XLVIII , n« 4. •
2175. SCS t MAIOLVS. Môme type ; crosse à droite. $. Mômes légende et type. BILL. Denier : 0,92. (De Barthélémy, n° 4; Poey d'Avant, n° 737 ; de Soultrait, n° 10. )
2176. Variété avec SCS' MAIOLVS.
BILL. Denier : 0,98. (Poey d'Avant, n° 738 ; de Soultrait, n° 11. )
2177. Variété avec SCS • MAIOLVS.
BILL. Denier : 0,98. (Ibid., n° 739.)
2178. en M7HOLVS. Môme type. $. * cnlLVINITCCO. Croix cantonnée d'un trèfle au 2 e .
AR. Denier: 1,03. (Ibid., n°4; Revue, 1841, pi. 19, n°l er ; Poey d'Avant, n° 736; de Soultrait, n° 13. ) PI. XLVIII, n«l".
2179. Variété. La croix est cantonnée d'un trèfle au 4 e . BILL. Denier : 0,70. (De Soultrait, n° 12. )
Coll. de Soultrait.
M. de Soultrait place ces deux dernières variétés à la fin du xn e siècle ou tout au commencement du xm e .
2 e PÉRIODE.
Monnaies communes entre les prieurs et les sires de Bourbon.
2180. BORBONGNSIS. Buste de saint Mayeul, la crosse à gauche, surmonté d'une
fasce et de deux coquilles. $. * LVbOVICVS REX. Croix cantonnée d'un croissant au 2 e .
BILL. Denier: 1,03. (Poey d'Avant, n° 744, et pi. 9, n°8; de Soultrait, n° 14.) PI. XLVIII, n« 6.
Ce curieux et important denier, que j'ai possédé, parait être resté unique. J'avais placé son émission vers le temps d'Eudes de Bourgogne ; H. de Soultrait est d'avis qu'il faut le reporter aux premières années de l'association des deux monnayages , c'est-à-dire au commencement du xm e siècle.
J'ai parlé d'un denier que M. Duchalais attribuait à un prieur de Souvigny. En voici la description :
LOfcOCVS RX BORBO. Croix. $. * EMRICVSÏ3E FRAN. Dans le champ, EIE entre deux croissants. (Revue, 1852, pag. 135, vignette.)
Dans le môme recueil , et par une lettre adressée à H. Duchalais , j'ai exprimé non-seulement mes doutes , mais la conviction où j'étais que cette attribution n'était pas acceptable et plus encore que ce denier était de fabrique moderne. J'ai eu cette pièce entre les mains ; je l'ai soumise à l'examen de plusieurs numismatistes très compétents ; tous, nous avons été d'avis que son authenticité était plus que douteuse. Ce qui est venu nous donner gain de cause, c'est que ce denier, que l'on disait avoir été acquis par le Cabinet de France, a disparu sans laisser de traces.
Si l'on ajoute à ces raisons que l'attribution proposée est tout à fait impossible, l'on aura assez de motifs pour croire que la monnaie en question est apocryphe. En effet, sans vouloir rentrer dans la discussion que l'on trouvera dans ma Lettre à M. Duchalais, je me contenterai de dire que tout sur ce denier parait étrange. Le type est celui des monnaies d'Angoulême, et il serait difficile d'expliquer comment les prieurs de Souvigny et les sires de Bourbon , faussant les prescriptions de la charte de concessfon, auraient répudié leur type pour adopter celui-ci. D'un autre côté, la légende du droit est tout à fait insolite. Enfin il est peu supposable , comme je l'objectais à H. Duchalais , qu'un prieur de Souvigny, sous la dépendance des puissants abbés de Cluny, si jaloux de leurs droits, ait osé mettre son nom sur une monnaie, quand ceux-ci s'en sont toujours abstenus.
H. de Soultrait, par les mêmes raisons que les miennes , rejette l'attribution proposée par Duchalais. Il ajoute que l'existence d'un prieur du nom d'Emeri, au milieu du xra e siècle, est fort problématique. N'ayant pas les mômes motifs que moi pour suspecter l'authenticité de cette pièce, puisqu'il ne l'a pas vue en nature, il se contente de la répudier pour le monnayage bourbonnais.
2181. coCcft MTCIOLVS. Tête de saint Hayeul , de face, ayant au-dessus une fasce
surmontée de deux coquilles. Q. * bEcftlLVINITCCO. Croix cantonnée d'un croissant au 2 e .
BILL. Denier : 1,03. (Dé Barthélémy, n° 8 ; Poey d'Avant, n* 740 ; de Soultrait, pi. l re ,n° 6.) PI. XLVm, n«5.
HM. de Barthélémy et de Soultrait ont placé ce denier au règne de Hahaut et d'Eudes de Bourgogne , son mari.
2182. SCS M7HOLVS. Buste mitre et de profil, à gauche; devant, une crosse. 3. * Ï3E SILVINI7CCO. Croix cantonnée d'un B au 1 er , d'un ï> au 4% et d'une coquille dégénérée aux 2 e et 3 e .
AR. Denier : 0,54. (Revue, 1841, pi. 19, n° 2; Duby, pL 17, n° 5; Poey d'Avant, n° 743 ; de Soultrait, pi. l re , n° 7.) Cab. de France. — Pi. XLVIII, n* 9.
Sur le dessin de Duby, il n'y a pas de crosse devant le buste.
2183. Mêmes légendes et types.
BILL. Obole.
Coll. Mioche, à Clermont.
Les lettres B et ï> doivent être interprétées par Borbonii Dominas.
2184. Mêmes légendes et types , sauf qu'il y a un lis dans le 2 e canton , et dans le 3 e canton une coquille.
AR. Denier* (Lelewel, pi. 8, n* 27 ; Duby, pi. 19, n° 4; de Soultrait, n° 17. Coll. Berry.
Le dessin de Duby, tiré du recueil de M. de Boze, est fautif.
2185. Variété dans la forme de l'L du $.
BILL. Denier : 1,11. (De Soultrait, n* 19.)
Cab. de France. — PI. XLVIII, ■• 10.
M. de Soultrait a cru voir un trèfle entre PL et le V du revers. C'en est un effectivement , mais c'est la prolongation du trait de l'L. Cette lettre se trouve souvent ainsi figurée.
2186. SCS MTHOLVS. Buste mitre , de profil , à gauche ; devant, une crosse. $. * DE SILVINnrcO. Croix cantonnée d'un lis aux 1 er , 3* et 4 e , et d'une coquille au 2 e .
AR. Denier. (De Soultrait, n° 19.) Coll. Berry. — PI. XLVIII , n* 7.
2187. Mômes légendes et types.
AR. Obole : 0,54. (Poey d'Avant, d° 742, et pi. 9; de Soultrait, n° 20.) Coll. Berry. — Pi. XLVIII, n' 8.
C'est au règne de Jean de Bourgogne que, selon H. de Soultrait, il faut placer ces quatre dernières pièces. Ce prince , tant de son chef que de celui de sa femme , avait de nombreux liens de parenté avec la maison de France. Il a donc pu mettre des fleurs de lis sur ses espèces.
2488. SCSMAIOLVS. Buste, de profil, à droite; devant, une crosse, fy * R UNS BORBON. Croix cantonnée aux 1 er et 4 e d'une fleur de lis, aux 2 e et 3 e d'une coquille dégénérée.
BILL. Denier : 1,00. (De Soultrait, n° 21.) Coll. Berry.
2189. Même légende. Buste mitre, de profil, à droite; devant, une crosse; audessus, un lis. $. * R . DUS . BORBON. Croix cantonnée d'une crosse au 1 er , et d'une coquille au 4 e .
AR. Obole : 0,54. (Revue, 1841 , pi. 19, n° 3 ; Poey d'Avant, n° 744. ) Cab. de France. — PL XLVIII, n« 11.
2190. Mêmes légendes et types.
BILL. Denier.
Coll. Bouillet, à Clermont. — PI. XLVIII, n° 12.
2191. Mêmes légendes et types, sauf que le profil est tourné à gauche. La croix est cantonnée au 2 e d'une crosse , et au 3 e d'un aigle.
BILL. Denier. (Duby, pi. 47, n° 12.) PI. XLVIII, n° 13.
2192. Mêmes légendes et types. Le profil est à droite. (Duby, pi. 17, n ^.)
Pi. XLVIII , n* 14.
Ce denier est évidemment le même que celui que j'ai porté sous le n° 2190. C'est à tort que Duby a fait figurer sur cette pièce, ainsi que sur la précédente , un aigle au lieu d'une coquille.
Ces cinq monnaies appartiennent sans conteste à Robert de Clermont, qui , en 1272, avait épousé Béatrix , fille de Jean de Bourgogne et d'Agnès de Bourbon , et qui devint sire de Bourbon à la mort de cette dernière, arrivée en 1283.
A partir du n° 2182 , toutes les monnaies que je viens de décrire sont les produits que l'atelier de Souvigny émit, par suite du traité de 1263 , entre les prieurs et Jean de Bourgogne. Cet accord dura jusqu'à la fin du monnayage.