S1RÈS DE BOURBON
Aimar vivait en 913—916.
Gui vivait en 936.
Aimon , en 953.
Archambaud I er , en 959.
Archambaud II, en 1018.
Archambaud III, en 1048.
Archambaud IV, vers 1064, mort en
Archambaud V, 1078—1096.
Aimon II et Archambaud VI , 1096.
Archambaud VII vivait en 1139, mort en
Archambaud VIII, 1171—1220.
Mathilde ou Mahaut, 1200—1215.
Archambaud IX, 1215—1242.
Archambaud X, 1242—1249.
Mahaut II et Eudes de Nevers , 1249—
Agnès et Jean de Bourgogne, 1262—
Béatrix et Robert de Clermont, 4283 —
2192. * LObVICVS REX. Tête nue, à gauche, fl. BORBONENSIS. Croix cantonnée de quatre besants.
BILL. Denier : 0,85. (Conb., pi. 51 , n° 8 : de Soultrait, pi. 2, n° 2.) Coll. H. Morin. — PI. XLVII, n° 15.
2493. Variété : * IOfcVICVS REX. %. ROBSBONENSI. BILL. Denier : 1,85. (De Soultràit, d° 30.) Coll. H. Morin.
Ces deux pièces sont calquées sur les deniers si communs de Vienne, an type de la tête de saint Maurice. M. de Soultràit pense qu'il faut voir dans l'adoption de ce type l'influence de Gaucher de Vienne, premier mari de Hahaut de Bourbon. Ce serait une réminiscence un peu éloignée , car le mariage de Mahaut avec Gaucher fut annulé en 4195, et elle ne devint dame de Bourbon qu'en 4200, après la mort de son père Archambaud VIII. Peut-être n'y a-t-il d'autre cause à cette imitation que les usurpations si fréquentes dans le moyen-âge du type d'une monnaie jouissant d'une grande popularité. Je le croirais d'autant plus volontiers que nous allons voir les sires de Bourbon employer d'autres types qui se trouvent dans le même cas.
2194. * LOfcVICVS REX. Main bénissante. $. Même légende. Croix simple.
BILL. Denier. (Conb., pi. 54 , n° 9 ; Lelewel , pi. 9 , n° 7 ; Duby, Suppl ., pi. 40, n° 6 ; de Soultràit, pi. 2 , n° 4 CT . ) Cab. de France. — PI. XLVII, n« 46.
La place de ce denier, dont on ne connaît qu'un seul exemplaire, est, selon M. de Soultràit, à la fin du xii e siècle ou tout au commencement du xm e . Ce numismatiste n'y voit, et il a raison, que l'intention par les sires de Bourbon, dont le droit de monnayage n'a jamais été régulier, d'imiter des espèces ayant un grand cours dans le commerce. Ici , la copie des deniers fort répandus des évéques de Besançon est manifeste.
2495. * LObVICVS REX \ Dans le champ, un croissant de faucille , un E dégénéré et une croisette. Croix cantonnée de trèfles liés aux 4 er et 2 e .
AR. Denier : 0,98. (Conb., pi. 54 , n° 40 ; Poey d'Avant, n° 732 ; de Soultràit, pi. 4 re , n° 40.) Cab. de France. — PI. XLVII, n° 47.
2496. Mêmes légendes et types.
BILL. Obole : 0,40.
Cab. de France. — PI. XLVII, n° 48.
2497. Mêmes légendes. Au droit, dans le champ, faucille et lis. Au $., croix cantonnée d'un lis et d'un clou.
AR. Obole : 0,43. (Revue, 4839, pi. 7, n° 8.) PI. XLVII, nM9.
M. de Soultràit pense qu'il faut voir sur cette dernière obole une coquille dégénérée en place du lis qui accompagne le type du droit , et au revers un trèfle au lieu du lis du deuxième canton.
2198. Variété. Type analogue, tourné dans le sens contraire. BILL. Obole. (Revue, 1839, pag. 139.) Coll. de la ( jim1Iiuju. S* 1 ******* '*■ .
-2199. * LObOICVS REX. Croissant, E et astérisque. $. BORBONfiNSIS. Croix cantonnée d'un croissant au 2 e , et d'un trèfle au 3 e . BILL. Denier. (Conb., Suppl., pag. 47, n° 145. )
2200. Môme légende. Faucille et croisette. S). Même légende. Croix cantonnée d'un lis au 2 e , et d'un croissant au 3 e . *
BILL. Obole.
Cab. de France. — PI. XLVII , n° 21.
MM. Lelewel, de la Saussaye et de Soultrait sont d'avis que l'émission de ces deniers dut commencer sous Archambaud VII , de 1160 à 1170. Le dernier de ces numismatistes fait remarquer que la comparaison des deniers bourbonnais avec ceux du Nivernais semble confirmer cette opinion. Les sigles du mot REX placé dans le champ y paraissent fort dégénérés.
2201 . * LObOICVS REX. Croix cantonnée d'un croissant aux 2 e et 3 e . $. * BOR- BONENSIS. Dans le champ, deux croissants sur la même ligne ; au-dessous, deux étoiles; plus bas , un lis au milieu.
AR. Denier : 0,87. (Poey d'Avant, n° 733, et pi. 9, n° 7. ) Pi. XLVII, n° 20.
Sur ce curieux denier, que j'ai le premier fait connaître , le type est radicalement changé. La présence seule des croissants cantonnant la croix du revers lui donne quelque corrélation avec l'obole qui précède.
Combattant l'opinion que j'avais émise dans ma Description, que ce denier a une grande ressemblance avec un de ceux de Robert de Bourgogne , M. de Soultrait pense qu'il y aurait plutôt lieu à établir l'imitation d'un denier d'Eudes III de Bourgogne , d'autant mieux qu'Archambaud VIII, sire de Bourbon, avait épousé Alix, fille d'Eudes 11 de Bourgogne. Il trouve aussi un certain rapport entre cette monnaie et des deniers d'Issoudun. Enfin il ajoute qu'il faut mieux y voir une dégénérescence du type angevin adopté par Gui de Dampierre sur ses deniers de Montluçon. En examinant le dessin de celte pièce, on verra qu'il n'existe guère de rudiments de ce dernier type.