‹ Monnaies féodales de France (volume 2)Chapitre 41 sur 283 · FYfcOYICY ÙX. Mêmes type et revers · texte numérisé non relu

FYfcOYICY ÙX. Mêmes type et revers

Electrum, pièce de plaisir. (Fillon , Lettres, pi. 9, n° 5.) Pi. VIII, n° 17.

J'appelle l'attention des numismatistes sur ces deux monnaies, qui demandent à être étudiées avec soin. Elles ont déjà été publiées , mais chacune avec une attribution différente. M. Thomsen , le savant directeur du musée de Copenhague , a fait connaître la première, en donnant, en 1834, trois planches de monnaies inexpliquées, sans texte. Un an plus tard , il reproduisit ces planches dans le journal du docteur Grote , à Hanovre

( 1835, livr. 16 , 23 et 24), en les accompagnant d'un texte explicatif. La légende de NANNETISO ne semblait pas douteuse et rendait l'attribution facile.

La seconde a été éditée par M. B. Fillon dans ses Lettres à M. Dugast-Matifeux . (pi. 9, n° 5). Il lit, au revers, * IIAI... NCTRO, en légende rétrograde, ety trouve les débris de CAINONI CASTRO. Il en fait, par conséquent , une monnaie de Chinon. C'est, du reste, tout à fait le type des monnaies de cette ville , et, si Ton peut faire de ces deux pièces des monnaies bretonnes, la copie n'en reste pas moins évidente. A qui de MM. Thomsen ou Fillon donner gain de cause? Le premier assure que sa lecture est exacte ; l'autre se retranche derrière la similitude des types. Ce qu'il y a de certain, c'est que l'un des deux (bien certainement sans le vouloir) a fait céder quelques traits de son dessin à ce qu'il croyait ou voulait voir sur l'original. En examinant le dessin de M. Fillon , il est facile de reconstruire la légende donnée par M. Thomsen. Le seul moyen de terminer la litige serait devoir les pièces en nature. Malgré tous mes efforts, je n'ai pas pu y parvenir. L'exemplaire qui était entre les mains de M. Thomsen a été cédé par lui à M. Rollin , il y a quinze ans, et je n'ai pas été assez heureux pour trouver la collection qu'il a enrichie. Quant à la pièce en électrum vue par M. Fillon , elle fait partie d'une collection peu nombreuse du département de la Loire-Inférieure. Mes recherches , pour parvenir à l'examiner, ont été vaines. Elle a été trouvée dans les alluvions de la Basse-Loire ; c'est déjà une légère présomption de son origine nantaise.

Dans tous les cas , ces monnaies , dont M. Bigot n'a pas parlé , doivent être placées vers la fin du second tiers du X e siècle.

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