‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 186 sur 275 · CHARLES VII, ROI DE FRANCE · texte numérisé non relu

CHARLES VII, ROI DE FRANCE

0130. Briquet. • KTCROLVS • DGI • GKK • FRXdORV • RfiX. Ecusson royal, accosté de deux lis couronnés. kV Briquet. XPQ • VWGIV, Ac. Croix fleuron née. inscrite dans un cercle à quatre ogives , et cantonnée de quatre couronnes. OR. Ecu : 3,42. (lbid., n» 7 ; Cond., Calai., n« 302.)

Coll. de Vesvrotle et Camusat de Vaugourdon. — Pl. CL, n° i".

6437. Briquet. K7CR0LVS, kc. Ecusson royal, couronné, accosté de deux briquet»; le tout dans un cercle à trois lobes. 3- * SIY R0fl?8 BfiRflDIGTVîn. Croix avec deux lis et deux briquets dans un cercle à quatre lobe*.

BILL. Blanc : 2,71. (Ibid., n» 823.) Musée de la Monnaie. — Pl. CL, n" 2.

6438. Briquet. KTROLVS FRTOGORVflî RfiX. Légende séparée par des étoiles évidées au centre. Ecusson royal , surmonté d'une couronne et accosté de deux briquets; le tout dans un cercle trilobé. Briquet. SI : nOîEC Z Ï)PI > B6R8- DICTV '. Croix cantonnée de deux lis et de deux briquets dans un cercle A quatre lobes.

BILL. Blanc : 2,60. (Ibid., a* 8.) Coll. de Vesvrotle. — Pl. CL , n» 3.

6439. Variété. Croix cantonnée de deux briquets et de deux lis. BILL. Blanc.

Coll. Al. Malhon, à Béziers.

6440. Même légende. Au droit, trois couronnes. Au SIT, écc. Même type. BILL. Blanc. (De Barthélémy, Monn. de Bourgogne, pag. 75.)

Cab. de France.

6441. Briquet. K7ÇROLVS FRAnOORVJI? R8X ( deux croissants contournés et superposés entre les mots). Ecu timbré d'une couronnelle, accosté de deux, dans trois arceaux ; annelet sous la pointe de l'écu. ^. Briquet. SIT • ÏIOJTÎH » Ï>TM ♦ BSne- DIGTVÎP. Croix anglée de deux couronnelles et de deux lis; au centre, une quartefeuille évidéc avec un briquet en cœur ; le tout dans quatre arceaux.

BILL. Blanc : 2,975. (Calai. Rignault, n' 184.)

Par le traité d'Arras, du 21 septembre 1435, qui fut si désastreux pour l'Angleterre et si honteux pour la France, Charles VII avait cédé à Philippc-le-Bon, duc de Bourgogne, un grand nombre de villes de la Picardie et de la Flandre, parmi lesquelles se trouvaient celles d'Amiens et de Saint-Quentin. Le duc de Bourgogne s'empressa d'y faire battre monnaie d'or et d'argent, au nom et aux armes du roi de France , en y ajoutant seulement le briquet de Bourgogne. Dans la Revue nwro. belge { 3" série , lora. 1", pag. 18), M. Piot nous donne sur la fabrication de ces pièces des détails tirés d'un compte des bottes de ces monnaies. Il en résulte qu'à Saint-Quentin on fabriqua des éeus d'or à la couronne , des grands blancs à l'écu , des petits blancs à Vécu, des doubles tournois noirs, des petits deniers tournois noirs; et à Amiens, des écus d'or, des demi-écus d'or, des grands blancs , des petits blancs et des petits deniers pansis noirs. Je n'ai trouvé que l'écu et des grands blancs. Malheureusement les titres fournis par M. Piol ne nous font pas connaître la distinction à faire entre les monnaies III 42

des deux villes. La différence consistait probablement dans le point secret. Nous ignorons également par quel motif le duc de Bourgogne met sur ses monnaies le nom du roi de France. Il est probable que ce fut en vertu d'une autorisation , puisque dans les litres rapportés nous voyons Charles VII donner la main au duc pour faire circuler la nouvelle monnaie de celui-ci.

Outre les articles concernant les monnaies d'Amiens que j'ai citées, on devra consulter, dans la Revue num. fr., celui de M. Dancoisne (1843, pag. 279) et celui de M. Rigollot (môme année, pag. 119).

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