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ÉVÊQUES DE GRENOBLE

AUCHER,944. GODBFROI, 1161.

Isarne ou Isaire. Jean I", vers 1172 vers 1219.

IIumbbht d'Albon, 991 et 1025. Guillaume, 1221

Malon. Suffroi , 1223 et 1228. .

Artaud, 1041. Pierre I", vers 1237 vers 1250.

Pons I". Faucon , vers 1251—1266.

Pons II , 1076. Guillaume II de Sassenags, 1266—1336.

Saint Hugues I" de Ciiateauneuf, 1081 Jean II de Chissey, 1337—1350.

—1132. Rodolphe, 1350 vers 1380.

IliGiEs II, 1132 vers 1150. François I", cardinal de Conzié, vers

Othmare , vers 1158. 1380—1388.

1765. * .S VINCENCIV. Buste à droite, r. * GRXNOPOLI. Croix canton née de A et aux 1" et 2*. et de D S aux 3r et 4*. AH. Denier : 1,24. (Morin, pl. 5, n» 1".) Cab. de France. — Pl. CV, u» 5.

17(16. *SlTINCENCIir. Même type. r;. fcGR-ANOPOLI; la légende commençant à gauche, par rapport à la position des cantonnements. Même type. AR. Denier : 1,22. (Morin, Ibid.. n° 2.) Pl. CV, n» 6.

4767. * S VINCENCIVS. Même type. ni. * GR-A . NOPOLIc/J. Même type. Position semblable à celle du denier précédent. AR. Denier : 1,05. (Ibid., n« 3.) Coll. Parot. - Pl. CV, n" 7.

1768. * . S VINCENT IVS. Même type. f*. * GRANOPOLlw. Même type. AR. Denier : 0,97. (Ibid., n» 4; Di'DV. pl. 9, n* 2.) Cab. de France. — Pl. CV, n* 8.

Ainsi que je l'ai déjà dit, la date de ces monnaies doit être Ûxée au xi* siècle. Duby a cherché à donner un sens aux quatre lettres qui cantonnent la croix du revers; il a vu sur une^ variété le nom de Pévêque Malon, et sur une autre celui d'Artaud. Cette prétention ou plutôt celte erreur a été depuis longtemps relevée. M. Cartier lits

iRevtu, 1847, pag. 3H ) a , le premier, à ce que je crois, donné le vrai sens de ces lettres par alpha oméga Dei signum. Celle interprétation , qni semblait avoir été devinée par Lelcwel , a été adoptée par M. Morin et semble très naturelle.

4709. * lïDTfLPbINVSVieR. Dauphin dans le champ. *iGPSiGRONO- POL\ Croix.

BILL. : 0,95. (Mi., n» 5.) Coll. Parot.

4770. * UALPblRVS VI6P. Même type. * tGPSiGROPOPOL. Croix. BILL.

Coll. G. Vallier, â Grenoble. — Pl. CV, n» 9.

1771. * : DALPbS VIGP. Môme type. * • GPS: GRONOP. Croix cantonnée an ï' d'un annelet.

BILL. :0,73. (MA., pl. 23, n* 2.) Coll. Morin. — Pl. CV, n* 10.

Ces pièces sont placées par M. Morin à la lin du xur siècle, et par conséquent au règne de Humberl Ier de la Tour (1280 — 1307). Il se fonde, et avec raison, sur l'analogie de leur fabrique avec celle d'autres monnaies que nous allons voir en téte de la série delphinale.

4772. * GiDALPh2i VIENS. Môme type. * SCS V1NCENCI. Croix fleuronnéc.

BILL. : 0,65. (IbiA., pl. 5, n« 6.) Coll. Morin. — Pl. CV, n4 11.

4773. * G5DALPbS:VIENS. Même type. H- * SGS t VING6NGI ï. Croix simple.

BILL. Denier: 1,08.

Coll. Emilicn Dumas, à Sommière^.

4774. * GVIGO I IYKL... VIEN. Le prince tenant un sceptre, assis entre quatre dauphins dont les deux plus grands sont affrontés et coupent la légende, les deux petits adossés, fi. * STTNYVS VN1GENGIVS. Croix fleuronnée; une croix termine la légende.

AR. Carlin : 1,65. (IbiA., n» 7.) Coll. Morin. — Pl. CV, n« 12.

*775. * GVIGO ■ WCLPSk VIEI€. Même type. ty. * S7ÇNTVS VINGENGIVS. Même type.

BILL. Carlin.

Coll. H. Baudot, a Dijon.

4776. * GVIGO-DTLPbS-VIErC. Même type. * SXNTVS VINdENGI.

Même type.

AR. Carlin.

Musée de Genève. — Pl. CV, n» 13.

Par les raisons développées plas liant, et par d'autres qu'il faudra chercher dan» l'ouvrage de M. Morin , ces pièces ne peuvent être données à d'autre prince qu'a Guigues VIII (1319—1333).

J'ai déjà dit que l'opinion de M. Morin, tendant à établir que les monnaies de celle deuxième période étaient le produit d'un monnayage commun entre les évoques de Grenoble et les dauphins, n'avait plus besoin d'être prouvée.

Lolhaire, fils de Louis-le-Déhonnaire, divisa, quelques jours avant sa mort, arrivée en 835, ses états entre ses trois fils. Par suite de ce partage, Louis, l'aîné, eut le litre d'empereur et le royaume d'Italie ; Lolhaire , le second , le royaume d'Auslrasie, qui plus tard fut appelé la Lorraine; Charles, le troisième, la Provence, c'est-à-dire le pays entre la Durancc, les Alpes, la Méditerranée et le Rhône, avec le duché de Lyon, la partie de la Viennoise située sur la rive gauche du Rhône , depuis le lac Léman jusqu'à l'embouchure de la Durance , enfin le Vivarais et le comté d'Uzès. Cette assez large fraction de territoire reçut le titre de royaume de Provence. Après la mort de Charles , arrivée en 863 , il y eut un interrègne de quinze à seize ans. Bozon , créé , en 876, duc de Lorobardie par Charles-le-Chauve, fut établi par lui avec le titre et les honneurs de la royauté dans les états de Provence, en 877, et n'en fui reconnu roi qu'en 879, dans une assemblée d'évéques. Le royaume de Provence parait avoir fini dans la personne de Hugues , que Louis-l'Aveugle avait créé comte de Provence. Pourtant, en 947, aprôs la mort de Hugues, Charles-Constantin, fils de Louisl'Aveugle, fut rétabli dans le comté de Vienne; mais il n'a pas porté le titre de roi. En lui finit celle dynastie.

Si je range les espèces des rois de Provence parmi les monnaies féodales, ce n'est pas sans motif. La formation de ce royaume fut la suite du mouvement de dissolution qui s'opérait dans toutes les parties de l'empire. C'était un état transitoire, placé sur la limite du royaume carlovingieo et du régime féodal.

Les monnaies que nous avons viennenl a l'appui de ces données historiques. Frappées avec le type royal immobilisé , qui ne larde pas a se modifier, elles donnent par leur prompte dégénérescence la preuve des révolutions survenues dans le royaume de Provence, dont les possesseurs ne purent jouir paisiblement. Ces observations sont particulièrement applicables aux monnaies sorties de l'atelier de Vienne , ou qui du moins portent inscrit le nom de cette ville. S'il en est autrement à Arles, c'est que, ainsi que nous allons le voir, il est douteux que les rois de Provence aient pu y monnayer. Ce sujet comporterait un développement plus considérable. Je ne puis que l'indiquer et faire connaître les monnaies qui sont la preuve écrite de celte phase particulière de notre histoire.

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