ABBAYE DE SAINT-MÉDARD
6500. * CRATIA fc- REX. Monogramme de Charles par tin K. * SCI SE- BASTIAN M. Croix.
AR. Denier : 1,74. (Conb., Cotai, n* 638.) Coll. Dassy.
6501. * S-CI MEbARbI MONT. Croix. f$. * GRACIA ql REX. Monogramme de Carloman.
AR. Denier. (Duby, pl. 16, na 3.)
6502. Lettres liées et ne paraissant avoir aucun sens des deux côtés; an droit, un $ attaché à deux croiseltcs ; deux S et quatre points au fl. ; un S aux 1*' et 4*, un point aux 2* et 3*.
BILL. Denier. ( Revue num., 1859, pl. 21, n" 2.) Pl. CLI, n» 18.
6503. * ObO AIIIAI REX en légende rétrograde. Dans le champ , deux * et deux O formant la croix. * 20VOYIIISS. Croix cantonnée d'un oméga? au 3».
BILL. Denier. (Revue num., 1859, pl. 21, n» lw.) Pl. CLI, n» 19.
J'ai déjà fait observer que c'est sur la foi de M. de Longpérier que je donnais ces deux dernières pièces à l'abbaye de Sainl-Médard de Soissons. A la rigueur, on peut voir d'un côté les éléments du mot SVESSIO. Les lettres liées sont aussi un indice qui donne quelque poids à celte attribution. Le type seul est inexplicable. Toutefois ce ne peut être un obstacle suffisant, et le temps peut nous apporter des pièces intermédiaires qui nous édifieront complètement. C'est au xr siècle que ces deniers doivent être placés.
6504. *N*2Y*C...*... Croix. S). ... I S*e« A*... Etendard; au-dessous, une rosace à quatre folioles.
AR. Denier.
Coll. Bretagne. — Pl. CLI, n» 20.
L'attribution à Henri I", donnée par M. Bretagne, ne me parait pas bien certaine. Dans tous les cas, c'est bien à Saint-Médard que ce denier appartient, et c'est probablement le point de départ du type de l'étendard.
6505. SIGNVM 2EBSTN. Etendard; au-dessous, une croisette. SCI ME- DARDI CAPAT. TÔte informe, de profil à droite.
AR. Denier : 1,08. (Mém. des antiq. de Picardie, tom. 8.) Coll. Gagarine. — Pl. CLI, n» 21.
J'ai entendu élever des doutes sur l'authenticité de ce denier, qui est le prototype de ceux qui vont suivre. C'est mal à propos qu'il a été suspecté.
6506. ESBESfcEBESq en légende rétrograde. Même ijpe. k. SCI MEbARql CAPAT. Même type.
AR. Denier.
Coll. Charvet.
6507. Variélé avec CAP VT.
AR. Denier : 1,06.
Coll. Charvet.
6508. Variélé : qSC MED...
AR. Denier.
Coll. Charvet.
6509. Variélé : SCI MEDoql...
AR. Denier.
Coll. Charvet.
6510. Variélé : SCI MEÏJVR CAPVT.
AR. Denier.
Coll. Charvet. — Pl. CLI, n° 22.
65H. Variélé : SCI MEPDI CAPAT.
AR. Denier.
Coll. Charvet.
6512. Variélé : SCI MSV3R CAPT.
AR. Obole : 0,50.
Coll. Charvet. — Pl. CLI , n» 23.
6513. Variété : SCI MEDARqI CAPAT.
AR. Denier : 1,19. (B. Fillon, Etud. ttum., pl. 2, n- 10 et 11.) Coll. B. Fillon. -Pl. CLI,n« 24.
Ces deniers et oboles proviennent, pour la presque totalité, d'une découverte faite à Château-Thierry il y a peu d'années. H. deLongpérier (Revue, 1859, pag. 154) déclare virtuellement qu'ils sont tous de fabrique moderne. Je ne partage pas celle opinion. Je crois que le savant académicien a un peu légèrement avancé son assertion, et qu'il n'a pas étudié assez attentivement les produits de ce dépôt. Dans lous les cas, il est seul de son avis. Il suffit de jeler un coup d'oeil sur la fabrique de ces pièces et de remarquer les nombreuses variétés de coin qu'elles présentent, pour voir que leur authenticité est incontestable. Indépendamment de cet examen , qui offre une preuve convaincante , il y a à faire une autre observation qui est une objection sans réplique à l'allégation de M. de Longpérier. MM. Mallel et Rigollot, dans leur Mémoire sur «ne découverte de monnaies picardes, produisent (n* 78) un de ces deniers avec les légendes et le type identiques. Or, la découverte dont les numismalisles amiénois rendent
rouiple remontait au moins à l'année 1840; eC l'on ne viendra pas suspecter l'authenticité de la pièce qu'ils ont publiée, pas plus que Ton ne pourra supposer que la fabrication des pièces contrefaites remonte à cette époque.
Je profiterai de l'occasion , pour répondre à un grave reproche qui m'a été sourdement fait. On a prétendu que, dans mon ouvrage, j'avais publié des pièces radicalement fausses. J'oppose un formel démenti à celte perfide Insinuation , et je mets au défi qui que ce soit de prouver que j'ai donné une seule pièce dont l'authenticité puisse même être suspectée. J'ai indiqué les cabinets dont chaque monnaie fait partie. Que l'on veuille bien examiner celles que Ton incrimine , et j'ai la conviction bien entière que l'accusation formulée contre moi tombera d'elle-même.
J'ai toutefois une restriction à faire. Lorsque je tire les monnaies que je publie de quelque recueil , de la Revue par exemple , et que les provenances ne sont pas indiquées , je ne puis que me couvrir de la responsabilité des auteurs. M. de Longpéricr ne fait pas connaître de quelle collection sont tirées les deux pièces de Saint -Médanl qu'il a publiées dans la Revue de 1859. Je n'ai pas vu les originaux , et, dans ce cas , je ne puis rien affirmer. Ce n'est pas que je veuille dire que l'on doive élever des doutes sur leur authenticité ; je veux seulement donner un exemple de ma manière de procéder, et décliner, dans tout cas identique, une responsabilité qui ne m'appartient pas. En pareille matière , et lorsque l'on travaille sérieusement, on ne saurait trop s'entourer de garanties.
Je dois encore faire une déclaration de principes. Je ne suis pas imbu d'une confiance aveugle qui accepte tout sans contrôle , de même que je repousse un scepticisme craintif tendant à suspecter de prime abord toute monnaie qui sort de la loi commune et surtout qui détruit un système depuis longtemps établi. Je connais quelques amateurs qui, empoisonnant à plaisir leurs innocentes joies, poussent le soupçon jusqu'à la manie et trouvent partout des pièces fausses. Selon moi , il n'y a pas autant d'officines de contrefacteurs qu'on se l'imagine, surtout quand il s'agit de monnaies féodales françaises. Si , à Poitiers et en Normandie , on contrefait des monnaies, c'est presque ostensiblement, et les coins de ces deux pays sont tellement reconnaissables , qu'il n'y a qu'un œil peu exercé qui puisse s'y laisser tromper. Au surplus , il y a un principe qui a été posé depuis longtemps au sujet des médailles antiques : toutes les fois qu'une pièce importante ou d'une extrême rareté se présente, on doit la soumettre à un sévère examen. J'ai appliqué ce procédé aux monnaies françaises.
6514. * SCS (un trait au-dessus du C ) M€Ï>ARI>VS. Croix cantonnée d'an croissant aux 1" et 4«, et d'un annelel aux 2e et 3e. SCS SCBAST1AN. Main teuant un étendard ; deux croisetles dans le champ. BILL. Denier : 0,87. (Revu», 1811. pl. 22. n* 3; Poey d'Avant, n» 1830.) Pl. CLI . n» 25.
6515. Variété : la légende du 1$. est rétrograde. BILL. Denier.
Cab. de France. — Pl. CLI, n« 26.
6516. Mêmes légendes non rétrogrades. Au droit, croix cantonnée d'un croissant aux 1" et 4'. Crosse entre deux étendards.
BILL. Denier : 1,03. (Poby d'Avant, n4 1831.)
6517. * S<S MCDXRbVS. Croix cantonnée d'un croissant aux 2» et 3*. ft. S seBTrSVITrN'. Même type.
BILL. Denier. (Dubv, pl. 16, n» 1er.)
6518. Même légende. Croix cantonnée d'un croissant aux 1" et 4'. fi . S*rS€BTS- TI7CN ' en légende rétrograde.
BILL. Denier. (Jbid., n»2.) Pl. CLI, n° 27.