JEAN. H
6561. * IOrTXNNES. Croix cantonnée d'une croiselte aux 1er et 4e, et d'un point aux »• cl 3«. fi. * 7CBB7TS CORBGie. Crosse entre l'alpha et l'oméga.
BILL. Denier. (Dubv, pl. 15, d'après M. de Boze.) Pl. CLII, n» 20.
On n'a pas retrouvé celle pièce, dont le dessin est sans doute assez inexact.
GOTZO. 1184-1187.
65f>2. * GOSSO XBB7TS. Crosse entre deux "K surmontés chacun d'un croissanl. ft. * CORB€ie. Croix patiée, cantonnée d'an annelet double aux 1" et 4% et dp quatre globules aux 2* et 3*.
BILL. Denier. (Lelewel, pl. 8, n° 33.)
Coll. Gcnlil-Descamps, à Lille. — Pl. CLII, n* 21.
6F>fi3. * IOSER 7CB7CS. Même type. n). Mûmes légende et type. BILL. Denier : 1,09.
Coll. Gentil -Descamps, à Lille. — Pl. CLII, n» 22.
Il est assez extraordinaire de voir un abbé inscrivant son nom de deux manières différentes sur ses monnaies. Ici pourtant on ne peut pas douter que ces deniers appartiennent à un seul personnage. Les auteurs l'appellent Gotxo ou Jo$ctu. Sur ces monnaies, il prend le nom de Gosso ou loser.
•>5i»4. *ABASH... Crosse entre deux poignards ; sous l'un , l'alpha; sous l'autre, l'oméga. %. * CORB€I€. Croix cantonnée aux 1" et 4« de deux croissants adossés et attachés au centre de la croix par un filet, au 2* d'un oméga et au 3» de l'alpha également attachés.
BILL. Denier. (B. Fillon, Catal. Rousseau, n" 916.) Coll. Rousseau. — Pl. CLII, n» 23.
J'avais cru d'abord devoir donner ce denier à Hugues I" {1 1 78). M. Fillon l'attribue ;^ Hugues II (1221); peut-être a-t-il raison, car le type primitif est plus dégénéré que sur les monnaies précédentes. Sur les deniers de Josque, l'alpha et l'oméga ne sont plus que deux A ; ici , on ne voit plus que deux espèces de poignards.
BARONME DE PÉQUIGNY.
Les barons de Péquigny sont connus depuis le xi* siècle. Ils se distinguèrent par de fréquentes et pieuses libéralités en faveur de l'église d'Amiens, dont, de toute ancienneté, ils furent les vidâmes.
Pour établir que ces barons ont possédé le droit de faire battre monnaie, nous n'avons que l'affirmation de dom Carpentier, qui , dans son Supplément au glossaire de thicange, verbo Moneia, cite une charte de 1300 donnée par Garnier de Borrenc, abbé de Corbie, portant qu'entre autres privilèges les barons de Péquigny avaient celui de faire monnaie propre et de faire le courre en leurs terres et en leurs fiefs. Aucune de ces espèces n'a été retrouvée.
QUENTOVIC.
Les géographes onl à l'envï recherché quel était remplacement de la ville de Quenlovic. Cela paraîtrait, au premier coup d'œil, nous importer 3ssez peu. On verra cependant que cet emplacement n'est pas indifférent, et qu'il peut en ressortir des conséquences assez graves. Quoi qu'il en soit, on parait ôlrc d'accord pour mettre Quenlovic a l'embouchure de la Canchc (Quantia, d'où Quanliœ ricus), sur la rive droite et non loin d'Elaples. A quelle époque fut-elle ruinée? Cela ne nous intéresse guère; toutefois il ne faut pas admettre que ce fut a la lin de la seconde race, comme Duchalais l'avance dans le Dictionnaire encycl. de l'hisl. de France. Les monnaies nous apprennent que cette ruine eut lieu un peu plus tard.
Le port de Quentovic fut un des plus importants, et son atelier monétaire un des plus actifs de la France. A ce dernier sujet, on a fait une observation curieuse. Dans l'édil de Pistes (8G4), l'atelier de Quentovic est mentionné comme un de ceux où l'on pourra continuer de battre monnaie , attendu que le droit de monnayage appartient à cette ville, de haute antiquité. Ce qu'il y a de remarquable , c'est que cette officine est la seule sur laquelle l'édit s'exprime de cette manière.
Ce n'est qu'avec une extrême défiance que j'aborde la numismatique de Quenlovic. J'aurais volontiers désiré la passer sous silence ; mais on aurait eu le droit de m'en faire des reproches , car elle se rattache par plus d'un point au sujet que je traite. Comment une série aussi intéressante n'a-t-elle pas été l'objet d'une monographie? Elle le méritait à plus d'un titre. Le mutisme des auteurs est au contraire presque complet, et je n'ai rien pour me guider. On a seulement publié quelques pièces du commencement de la deuxième race ; mais on n'a rien dit , que je sache , sur celles qui ont succédé, et qui cependant sont dignes d'appeler l'attention. Une seule fraction de cette numismatique a occupé les érudits, c'est la série des monnaies des Roit de la mer, pirates normands ou danois, qui a été mise en lumière par la magnifique découverte de Cucrdale. Malheureusement, et malgré les travaux dont elles ont été l'objet , on est loin d'être d'accord au sujet de ces monnaies.
Je suis loin de prétendre édaircir tous les doutes. Je me contenterai de faire connaître les pièces elles-mêmes , en les classant suivant l'ordre qu'elles me semblent occuper. Après avoir présenlé quelques-unes des idées déjà formulées, j'émettrai celles qu'elles me suggèrent ; et si plusieurs semblent hasardées, on me les pardonnera, puisque je marche à lâlons. Il appartient aux numismalistes du pays d'apporter un jour complet sur celte matière ; eux seuls peuvent suppléer à mon insuffisance. Je défriche le sol, j'y dépose quelques semences ; qu'ils fassent la récolte.
Pour jeter un peu plus de clarté dans ce grave sujet , je diviserai les monnaies en deux catégories. La première comprendra les pièces carlovingiennes, en les faisant III 46
suivre de toutes celles qui sont au type français. Dans la seconde, je rangerai celle* qui ont été frappées par les rois pirates ; elles ont le style et le type anglais.
Première catégorie.
PEPIN ou CHARLEMAGNE.
6565. QVAN VVIC en deux lignes séparées par un trait. RX F dans le champ, avec un trait abréviatif.
AR. Denier. (Revue, 1837, pl. 8, n* 6.)