COMTÉ DE BOULOGNE
Vers la fin dn ix* siècle, Helgaud, comie de Ponthieu, délacha une partie de se» domaines en faveur d'Hernequin, neveu de Baudouin-le-Chauve , comte de Flandre, en loi donnant en mariage Berlhe, sa fille. Ce démembrement forma le comté de Boulogne. Il pas» successivement dans la maison de Flandre et dans celle de Damroarlin. Au xiir siècle, ce n'était plus qu'un arrière-fief de la couronne de France. A la fin du même siècle, il entra dans la maison d'Auvergne.
La numismatique des comtes de Boulogne a été étudiée avec soin , ce qui me dispensera d'entrer dans des développements qui seraient surabondants, pour fixer les attributions. M. Hermand lui a consacré un chapitre dans son Histoire monétaire de F Artois. MM. Marmin et Descbamps-de-Pas ont, à diverses reprises, inséré dans la Bévue numismatique des articles où toutes les questions sont débattues et vidées. Le dernier surtout s'en est occupé d'une manière toute particulière, et, profilant des progrès de la science , il a pu successivement relever ce que ses premières assertions avaient d'erroné ou de trop absolu. On peut donc avoir toute confiance dans ses dernières opinions, passées ainsi au crible de la critique. Aussi suivrai-je sa classification, qui me parait rationnelle.
Les monnaies de Boulogne n'ont point de type qui leur soit propre , ou du moins il a varié pendant toute la durée du monnayage. M. Hermand a voulu prouver que l'on y trouvait à la fois une influence anglaise et byzantine. Quant à la première, elle est visible sur quelques pièces et s'explique facilement par les fréquents rapports que les comtes de Boulogne avaient avec l'Angleterre , où ils avaient d'ailleurs des possessions importantes. L'influence byzantine me parait moins reconnaissable.
Toutes les monnaies des comtes de Boulogne sont fort rares, à l'exception de celles au type parisis de Benaud de Dammartin , qui pourtant ne sont pas tout à fait communes. Quelques variétés de deniers de ce prince sont fort rares.