COMTES D'ARTOIS
Baudouin IV, 963.
Baudouin V, 1036.
Baudouin VI, 1067.
Robert I", 1070.
Robert II, 1093.
Baudouin V, 1 1 1 1 .
Chaules de Danemark, 1119.
Guillaume de Normandie ,1127.
Thierri d'Alsace, 1128.
Philippe d'Alsace , 1168.
Robert I", 1230.
ItOBRRT II, 1249.
Robert III, 1302-1332.
Maiiaut, 1332.
Jeanne et Philippe-le-Loxc, 1329.
PniLiPPE de Rouvre, 1347.
Marguerite, 13G1.
Louis de Hale, 1382.
Marguerite II, 1384.
Charles-Quint, 1506—1555.
Philippe II d'Espagne, 1555—1598.
Albert et Isabelle, 1598—1021.
Jeanne II et Philippe de Bourgogne, Philippe IV, 1621—1640.
6730. * qDATIA ï>— REX. Monogramme de Charles, fl. * ATREBATIS CI- VITAS. Croix.
BILL. Denier. (Hermand, ne 12.) Coll. Hermand. — Pl. CLVII, n» 1".
6131. * DTI - ITV qEX. Monogramme carolin. fi. * ATREB . Aw . CIV. Croix cantonnée d'une espace de croissant au 1", et d'un S an 4*. AR. Denier, (lbid., pl. 2, n* 20.) Pl. CLVII, n»2.
t.732. * CIbATIA D . REX. Même type. ft. * ATREBAS CIVI. Croix. AR. Denier. (Découverte de Cuerdale, pag. 53, n" 16.) Cab. de France.
(.733. * CIDATIA D-I REX. Même type. fi. * ATREB . AS CIVI. Croix. BILL. Denier.
Cab. de France. — Pl. CLVII, n* 3.
0734. Légende illisible. Même type. fi. * ATREB . AS CIVI. Croix.
AU. Denier : 1,30. (lbid., n- 21 ou 22; Poey d'Avant, n° 1858, ei pl. 22. n« 1".)
0735. * qDATIA I-PEX. Même type, h) * ATREB .AS CIVI. Croix. BILL. Denier. (Hbiimand, n* 21.)
Coll. Hermand. — Pl. CLVII , n» 4.
0736. Variété avec qRATIA ù PEX. Monogramme dégénéré. BILL. Denier.
Coll. Maxc. — Pl. CLVII , n« 5.
0737. * I qATIA H TEX. Monogramme dégénéré, fi. * ATREBAw CIVI.
Croix.
BILL. Denier.
Pl. CLVII, n'6.
6738. * LOTHARIV2I. Même type. f$. * ATREB . A . c«CI. Croix cantonnée
d'un V au I*.
Obole. 'Ibid., n° 23 bis.) Pl. CLVII, n° 7.
Ces pièces, même celles au nom du roi Loitiaire , sont incontestablement des monnaies comlales. Leur style appelle invinciblement cette attribution. Je n'ai vu nulle part le denier royal qui a servi de prototype. M. Conbrouse, dans son Catalogue, a (ait connaître quelques variétés que j'omets de décrire, parce qu'elles ne me sont pa> passées sous les yeux et que je craindrais les doubles emplois.
EUDES ou HTGIES-CAPET.
♦•739. *IRATIAD-I EX. Dans le champ, VGO en triangle, fl. * ATREBAS CIVI. Croix.
BILL. Denier : 1,40. (Revue belge, 2e série, tom. 4, pag. 417, vignette.) Coll. Bigant. — PL CLVII, n» 8.
6740. Même légende. Dans le champ, VOO. rç. Mêmes légende et type. BILL. Denier : 1,45. flbid.) Coll. de Coster. — Pl. CLVII , n* 9.
Ces curieux deniers ont été l'objet d'une longue controverse. Appartiennent-ils à Eudes ou à Hugues-Capet? Dans l'article précité de la Rev. belge, M. Bigant, après un examen attentif des deux exemplaires qui sont connus, opine pour Hugues-Capet. Je partage en partie son avis, et, tout en reconnaissant que, par leur style, ces pièces ne peuvent appartenir qu'à l'époque du règne de ce dernier prince, j'ajouterai que, par suite de l'extrême dégénérescence de l'empreinte , il y a lieu à donner, en tout cas, ces deux deniers aux comtes d'Artois.
Vers le milieu du xi' siècle, M. Hermand place quelques petits deniers muets; mais il hésite entre l'atelier d'Arras et celui de Saint-Omer. D'un autre côté, ces pièces ont été réclamées , au nom des comtes de Flandre , par les numismatistes de la Belgique. Tout en reconnaissant que la ressemblance des types puisse faire supposer que quelques-unes appartiennent réellement à l'Artois, le défaut de légende force à laisser la question indécise.
•'►741. * PHILIPVS. Dans le champ, X. * ARAS O.. Croix cantonnée d'un S aux 1" et 4°, et d'un fer de flèche aux 2* et 3°. AH. Petit denier. ( 1 1 i.i.ii \ m> , pl. 3, n" 31.) Coll. de Coster.
6742. Variété avec * PHILIPV2.
AR. Denier. (lbid., a" 32.)
Coll. de Gosier.
Je ferai observer que nous trouvons encore ici le grand A que nous avons vu tant de fois sur les monnaies de Philippe d'Alsace. Il y a nécessairement quelque conséquence à tirer do cette reproduction si habituelle.
6743. Ecusson armorié. ARAS. Croix fleurdelisée et fleuronnée. AR. Maille, (lbid., pl. 5, n' 62.)
Pl. CLVII, n° 10.
6744. Môme type, accompagné de globules, fl. Même légende. Croi\ composée de losanges aboulés.
AR. Maille, (lbid., n» 63.) Pl. CLVII, n» U.
6745. Mémo type. i^. Mémo légende. Croix fleurdelisée et fleuronnée. AR. Maille, (lbid., n«63 bis.)
Pl. CLVII, n° 12.
6746. Même type. i^. Même légende. Croix partie losangée et fleuronnée. AR. Maille. ( lbid., n» 64.)
Pl. CLVII, nM3.
Sur ces quatre pièces, Robert I" prend pour type les armes de l'Artois. Nous verrons Mahaut suivre cet exemple.
6747. * ROBGRT. Croix coupant par le milieu deux S tournés en regard. * V€DASfe. Croix formée de quatre nœuds et cantonnée de quatre S.
BILL. Petit denier. ( Hermand , pl. 5, n» 65.) Pl. CLVII, nM 4.
Ce denier a élé frappé soit à l'abbaye de Saint- Vaast, soit dans le territoire qui portait ce nom. Les numismatistes de la Belgique veulent, cl je crois que c'est à torl, l'enlever à l'Artois.
6748. * ROBeRYI. Croix cantonnée de quatre annelets. 3. * MONETAG. Croix pommelée ayant un annelcl à chacun de ses angles.
BILL. Pclit denier. (lbid., n* 66. ) Pl. CLVII , n* 15.
6749. * CGOSVM D6. Deux crosses el deux palmes. * ROBCRTI. Croix. Aux 1" et 4% irois points attachés à la croix; aux 2« el 3«, un 6 également suspendu.
BILL. Petit denier, flbid., n» 68.) Pl. CL VII, n° 16.
Ces deux dernières pièces ont aussi été refusées aux comtes d'Artois, pour les donner aux comtes de Flandre. Une assez vive discussion a été engagée à ce sujet. Je n'ai pas été convaincu par les arguments des adversaires de M. Hermand , qui a combattu vaillamment pro aris el forts. Il suffit, à mon avis, de rapprocher le type de la première de ces mailles avec celui de la précédente, pour se convaincre qu'elles appartiennent au même prince. Quant au type de la dernière, il est identique avec celui que nous allons trouver à Sainl-Omer. Il ne serait pas impossible qu'elle eût él»1 fabriquée dans cette ville; car, ainsi que l'établit M. Hermand, en faisant connaître un bail en date de 1212, Bertrand de Creuzc, monétaire du comte d'Artois, avait la liberté d'ouvrer ses monnaies dans toute ville de l'Artois qu'il lui plaisait de choisir, tant pour le profit du comte que pour le sien.
Ce bail nous donne aussi l'explication d'un fait remarquable, c'est l'augmentation du volume el du poids des deniers qui devaient courir dans la terre du comte d'Artois pour un denier parisis. C'est un argument presque décisif en faveur de leur origine artésienne.