FLANDRE
Mon intention n'est pas de décrire toutes les monnaies de la Flandre. Cela m'amènerait à ajouter un volume à mon ouvrage, et, pour cela, il me faudrait copier l'ouvrage de M. Gaillard sur les comtes de Flandre, la continuation de M. Deschamps de-Pas dans la Bévue, et le travail que va nous donner M. Robert sur les monnaies de Cambray. Je me bornerai seulement, à titre de renseignements, et pour la satisfaction de quelques amateurs, à faire connaître les monnaies des villes flamandes qui maintenant font partie de la France. Je ne me dissimule pas que cette manière d'opérer pourra m'attirer des observations de diverses sortes. On m'objectera que celte partie de mon travail est un hors d'oeuvre, et que j'aurais dû m'abstenir ou comprendre la Flandre en entier. Je répondrai que cette besogne, comme je viens de le faire observer, est déjà faite, et que d'ailleurs ma tâche a été assez lourde , pour que je ne recule pa> devant l'augmentation du fardeau. Quant au reproche d'avoir fractionné cette description, je répéterai, jusqu'à satiété , qu'il n'y a jamais désavantage à élargir son domaine.