‹ Monnaies féodales de FranceChapitre 27 sur 275 · THIBAUT · texte numérisé non relu

THIBAUT

4816. * TEVBAVÛVS V (l'V et le B liés). Bans le champ, R barré. R. * SCS MA/RICIS. Bans le champ, R.

AR. Benier. (Ibid., n* 3 ; Poey d'Avant, n» 1137, et pl. 17, n» 7.) Coll. Thibaud. — Pl. CM, n* G.

4817. * TEVBALbVS V. Môme type. u> * SCS MAVRICS. B3ns le champ, R. AR. Benier : 1,06. (Fillon, Etudes, pag. 83, vignette.)

MM. B. Fillon et Morin sont d'accord pour voir à l'avers de ces deniers le mol REX dégénéré, et au revers l'initiale du nom de Rodolphe III ; ce qui porte la date de l'émission de ces pièces tout à la On du x* siècle et de l'épiscopat de Thibaut. Elle* sont très rares.

4818. * SC . MAVRIC v Type effacé. * VIENNA CV. Croix. AR. Benier : 1,00. (Morin, pl. 18, n» 1".)

Musée de Grenoble. — Pl. CVI, n* 7.

1819. * SCI MAVRIC ■.• Type effacé, i,. * VIENNA CIV. Croix. AR. Denier : 1,00.

Coll. de Planta , à Monlélimart. — Pl. CVI , n» 8.

D'après M. Morin , qui n'a connu qu'une variété de ces deniers, il faudrait les regarder comme contemporains de Saint Thibaut. J'inclinerais à croire qu'ils lui sont un peu postérieurs. Ce qui me le ferait supposer, c'est que , quoi qu'il en dise , leur fabrique n'est point identiquement la même que celle des pièces signées par ce prélat, et que le poids est un peu inférieur. J'ai pu voir ces deux deniers en nature, et de cet examen naît ce léger dissentiment entre le numismaliste lyonnais et moi. M. Morin regrette que le champ du denier qu'il a vu soit effacé. En étudiant scrupuleusement les deux spécimens que je décris , j'ai été amené à établir que ce champ n'a jamais rien porté.

1820. S MAVRICIVS \ Croix. VRBS . VIGNNA. Monogramme de Henri.

AR. Denier : 1,25. (Dlby, pl. 9, n* 2; Fauris de Saint-Vincent, pl. 14, n" 5; San Qlintino, pl. 1", n' 13; Morin, pl. 1", n* 4; Poey. d'Avant, n' 1158, et pl. 17, n« 8; Monn. féod. fr. de la coll. Rousseau, n" 094.) Pl. CVI, n* 9.

1821. * . S . MAVRICIVS. Profil de Saint Maurice à gauche. * VRBS VICNNA.

AR. Denier : 1,30. (Fauris de Saint -Vincent, lbid., n° 4; Dtm, Ibid., n° 8 ; San Quintino, lbid., n» 12 ; Morin , Ibid., n° 5.) Pl. CVI , n* 10.

4822. Même légende. Petite tête. Môme AR. Denier.

Coll. de Clapiers, à Marseille, et Rousseau, à Paris. — Pl. CVI, n* 11.

C'est à l'épiscopal de Léger (1029—1069) que M. Morin place dune manière positive l'époque d'émission de ces deniers. Le premier doit fixer particulièrement l'attention , à cause du type insolite que l'on voit à son avers. On croit y trouver le monogramme de l'empereur Henri III , ce qui est d'accord avec le style de ces pièces et les place au second tiers du xr siècle. M. Morin pense, il est vrai, que l'on pourrait peutêtre reconnaître le monogramme de Conrad-le-Salique, et que ce serait un souvenir des services rendus par ce prince à l'église de Vienne. Si, comme je l'avançais dans ma Description et comme je le pense encore, nous devons conserver l'espoir de trouver des monnaies de Vienne contemporaines de ce dernier empereur et avec son monogramme, tout doute, en cas de celte découverte, serait levé. Il est naturel de le croire, puisque nous avons déjà les noms de Louis -l'Aveugle, do Rodolphe et de Henri.

Je ferai observer, à l'égard du n« 4822, que le dessin ne rend pas tout à fail la finesse remarquable du travail de l'original.

4823. S. M . VRBS VI€NNA. Busle à gauche. 4. PRIMA GALLIARVM. Monogramme du Christ.

BILL. Denier. (Duby, pl. 9, n° 1"; Morin. pl. in, n» 6.) Pl. CVI, n° 12.

Non retrouvé en nature.

Celle pièce ne nous est connue que par les dessins de MM. de Boze et Duby. Je regrette avec M. Morin qu'elle n'ait pas encore été retrouvée en nature. Si elle existait réellement, il faudrait, d'après mon collègue, voir, dans le chrisme qui y est inscrit, la preuve de l'agrandissement de la puissance des évêques de Vienne, qui substituèrent le type religieux au type impérial. Ce serait aussi la conséquence de leur attachement à la cour de Rome, dont ils suivirent toujours le parti. Il faut lire dans l'ouvrage de M. Morin les motifs développés à l'appui de cette thèse.

4824. * VRBS VIGNNA. Croix. 1$. * CAPVT GALLIG. Dans le champ, S M entre deux points ; au-dessous , un trait.

AR. Denier. (Lblewel, pl. 17, n' 8; Revue, 1847, pl. 6, n# 12; Poey d'Avant, n* 1139 ; Morin, pl. 2, n« 1»'; Motm. féod. fr. de h coll. Rousseau, n» 695.) Pl. CVI, n» 13.

La légende du revers est un acheminement vers celle encore plus ambitieuse qui va suivre : MAXIMA GALLIARVM. C'est toujours le résultat de la lutte de suprématie qui régnait entre les archevêques de Vienne et ceux de Lyon. Selon M. B. Fillon, celle pièce e«t antérieure même au n» 4821.

4825. * SES MAVRICIVS. Tête de profil à gauche. * MAXIMA. GALL. Croix cantonnée de quatre annelels.

BILL. Denier.

Coll. de Clapiers, à Marseille. — Pl. CVI, n» 14.

Ce denier, qui n'a pas été connu de M. Morin , a une certaine importance , en ce qu'il offre un point de suture avec les pièces qui vont suivre. Le nom de Saint Maurice y est inscrit en entier et le revers offre la légende des deniers les plus communs . dont rémission a été si prolongée. Le nom de la ville de Vienne est absent. Je crois que la date de cette pièce doit être placée au commencement du xn* siècle. C'est en vain que Ton voudrait se fonder sur la ressemblance delà tête avec celle qui se trouve sur le gros du xiv» siècle ; la finesse des caractères, la forme des lettres et surtout des L s'opposent invinciblement a ce qu'on la fasse descendre si bas.

4826. *S.M.VI6NNA. Tôte de profil à gauche. M7CXIMA GALL. Croix cantonnée de qualre besants.

BILL. Denier : 0,83 à 0,87. (Faijfus de Saint-Vincent, pl. 14, n« 3; Duby, pl. 9, n"4, 5, 6; Poey d'Avant, n° 1141 ei suivants; Mobin, pl. 2, n*2.) Pl. CVI, n* 15.

1827. * . c/j . M . VIGNNA. Mômes type et fl. BILL. Pied -fort : 4,40. (Morin , lbid., n» 3.) Cab. de France. — Pl. CVI, n» 16.

4828. * S . M . VIGNNA. Même type. R. MAXIMA GALL. Croix simple. BILL. Denier : 1,10. (Faukis de Saint-Vincent, lbid., n" 2 ; Dlby, lbid., n' 9 :

MoniN, lbid., n" 4.) Pl. CVI, n» 17.

Voici le type le plus habituel de Vienne, et qui y a été employé pendant plus de deux siècles. C'est une de* monnaies la plus commune de la suite féodale. On en connaît de nombreuses variétés de coin, qu'il serait aussi fastidieux qu'inutile de décrire et de reproduire. Duby en a dessiné plusieurs. C'est ce type qui, jouissant d'une grand*popularité , a été imité dans plusieurs lieux et quelquefois fort loin de son point de départ. On rencontre fréquemment de ces monnaies dans les enfouissements, à une grande distance de Vienne. C'est la conséquence de la grande faveur dont elles jouissaient. Leur cours avait lieu presque partout. Nous en jugeons par les nombreuses stipulations en monnaie viennoise, inscrites dans les chartes étrangères a la province d'où elles sont sorties.

4829. * . NOBILIS. Môme type. fl. . VICNNA. Croix cantonnée de quatre besants.

AH. Obole : 0,20. (Dlby, pl. 9, n» 7 ; Revue, 1841, pl. 21, n° 13; Poey d'Avant. n» 1 1 46 ; MotUN , pl. 2, n» 5 ; Monn. fiod. fr. de la coll. Rousseau , n* 698.) Pl. CVI, n« 18.

4830. Mêmes légende et type. Au même légende rétrograde. Croix cantonnée de quatre besants.

AR. Obole : 0,32. (Revue, 1844, pl. 5, n9 10; Poey d'Avant, n» 1145; Morin, lbid., n" 6.) Pl. CVI, n»19.

Duby a reproduit incomplètement une de ces oboles. Depuis quelques années on en a retrouvé un assez grand nombre. Leur présence au trésor de Rochegudc place leur émission , d'une manière certaine , à la fin du xn* siècle.

4831. Mêmes légendes et lypes. Croix non cantonnée. BILL. Obole : 0,-12. (Morin, Ibid., n« ".) Coll. Girard, à Vienne. — Pl. CYI , n° 20.

Se fondant sur le travail plus soigné de celte pièce, M. Morin émet l'opinion qu'elle >eml>le appartenir à la (in du xmc siècle. Je crois que c'est la faire descendre un peu bas ; car, pour cela , il faudrait admettre, ce qui n'est pas probable, que les oboles ;ï ce type ont été frappées pendant plus d'un siècle. Rien, dans la fabrique de celle pièce, n'accuse rapproche du xiv« siècle et n'offre de points de contact avec les jjros •lui vont suivre. Je serais plutôt tenté de mctlre cette obole en tête des pièces portant NOBILIS.

1832. * :S:MïVierc... ProDl de Saint Maurice à gauche. *:MAXIMA: GALLA. Croix cantonnée de quatre besants. AR. Denier : 0,85. (.Morin, pl. 3, n« 5.) Coll. Morin. — Pl. CYI, n"21.

4833. * :Sfl...MflVRICI(JletVliés). Même type. k. * : MflX . Jl :GALLl î (A cl Lliés). Même type. Croix pallée.

AR. Denier : 1,00. (Ibid., n* G.) Coll. Morin. - Pl. CVI, n» 22.

1834. * îSflPWS (fl et P liés) : Mfllf RICItfS:. Même type. ft. * : MJÏXIMS: G31LLIJ1RV :. Croix cantonnée du mol VI6P. AH. Gros : 1,05. (Ibid., n» 4.) Coll. Girard. -Pl. CVI, n" 23.

4835. fcSAnaTVSlmtfVRIGIVS. Têle imberbe de profil à gauche. »\. *I<PA- XIJTÎA I GXLLIARVfl?. Croix cantonnée de VI6P*. AR. Gros: 2,05. (Ibid., n*2.) Musée de Grenoble; coll. Comarmoiid, Parot. — Pl. CVI, n* 2t.

483G. tSANCTVS: MAVRIC:. Prolil imberbe. fl. * i M7TXIM7C GTTLLIi. Croix double coupanl la légende. Même canlonncmcnt. AR. Demi-gros : 1,20. (Ibid., n» 3.) Cab. Dassy; coll. Delorme, à Vienne, et Rousseau. — Pl. CVI , n» 25.

4837. Variété avec MTCVRIGVS:.

AR. Demi-gros.

Coll. Rousseau.

4838. Variété avec MAVRIGW AR. Demi-gros : 1,30.

Coll. Rousseau.

4839. Variété avec MXVRIdS:.

AR. Demi-gros.

Coll. Rousseau.

4840. *.SXNaTVS.MAVRIGIVS. Tête barbue de profil à gauche, dans un encadrement formé de quatre angles et de quatre arcs de cercle. ^. •ï'»MXXIMX • GTCLLnCRVfl?. Croix pattée, cantonnée de VIGR, dans un encadrement semblable à celui du droit.

AR. : 2,50. (Revue, 1837, pl. 12, n* 6; Morin, pl. 3, n» lw.) Coll. Morin. - Pl. CVI, n» 26.

4841. * SXNTVS MtfVRICIV. Même profil. * M7TXIMX GTLLITTR. Croix à pied , cantonnée de VICIT. Les légendes sont précédées el suivies, et les mou séparés par une croiselte ayant un point au-dessous.

AR. : 2,24. (Inéd. du cab. Dassy, n" 83; Morin , pl. 4, n* 1".) Coll. Morin el Dassy. — Pl. CVII , n« 1".

4842. * ïSTnrVSï MTVRIGIVS. Même type. fi. Mômes légende et type. AR. : 2,05. (Ibid ., pag. 25, n'21.)

Coll. Colson.

4843. * SÏNTVSi MTCVRICIV. Un croissant avec un point au centre, au commencement el à la fin de la légende. Même type. i<|. * M7CXIM7TtG7LLIXR. Même croissant au commencement et à la fin de la légende. Même type.

AR

Musée de Saint-Omer. — Pl. CVII, n« 2.

4844. *SS3mTVSSM7CVRIGIVSS. Même type. n\ * S MXXIMTïGXLLIX- RVM. Même type. Croix ordinaire.

AR. : 2,53. (Ibid., pl. 4, n» 2.) Coll. Morin et Girard. — Pl. CVII , n» 3.

4845. * I STCnWSimTCVRICIIVS. Même type. S). * I flRTXimX I GXLLIX- RVîR. Même type.

Coll. Bouillet. — Pl. CVII, n° 4.

C'est dans la première moitié du xtv siècle qu'il faut placer ces monnaies.

4846. *lSflttTVSiM3lVRiaiVS:. Même type. fi. * ; MflXQIMfitGflLLIfl-

RIM (sic). Croix fleuronnée, formée de Irois traits et cantonnée de VIBIT. AR. : 1,85. (Ibid., n» 3.) Coll. Morin et Rousseau. — Pl. CVII, n» 5.

La forme des 7C n'est pas loui à fait exacte dans la gravure. Du reste , celle forme lient le milieu entre 1TC barré et l'Jl gothique.

4847. Variété avec GflLLIflRVM.

AR. : 2,22. (Hevue, 1841, pl. 5, n° 2.)

4848. * :S7rNGYVS:M*VRIGV:. Même type. ^. * t M*XIM*:G7TLLI. Même type.

BILL. Çouble.

Coll. Charvct.

En rapprochant le style de ces gros de celui des pièces de Charles V, roi dauphin, M. Morin tire la conséquence que leur émission est postérieure à la moitié du xive siècle.

4849. * STVTCQTVS... RISIVS. Buste de face, dans un encadrement de huit arcs de cercle. . 7CXIM7C GTCLLIXR... Croix fleuronnée.

AR. : 0,92. (Ibid., n« 4.) Coll. veuve Mermet.à Vienne. — Pl. CVII, n°6.

Ce curieux demi-gros, dont un seul exemplaire est connu, offre une analogie remarquable avec les monnaies de Louis II de Poitiers , comte de Valentinois , que j'ai ci-dessus décrites (n°* 4740 et 4741). M. Morin , égaré par une lecture erronée et que j'ai rectifiée , y voit une pièce d'Aimar VI et y compare le demi-gros viennois. Celte erreur n'a aucune conséquence , puisque Louis succéda à Aimar et que , par le fait , celte pièce a toujours sa véritable place au dernier quart du xiv* siècle. M. Morin établit d'ailleurs que le monnayage des archevêques de Vienne a duré jusqu'à l'année 1378.

On devra avoir recours à l'ouvrage de M. Morin, si l'on veut obtenir des renseignements plus étendus sur la monnaie de Vienne. Il a pu entrer dans des développement* qui m'étaient interdits.

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