MARQUIS DE FOS-DI-NOVO
525'j. M . MAD . MALAS . MARCH . FOS. Buste; au-dessous, 16-68. fi. DNS ADIVTOR ET . REDEMPTOR MEVS. Ecu aux armes de Malespine(une épine lleurie) , l'aigle impériale tenant l'écu. AR. Douzième d'écu. (Mantelier, pag. 86, n° 98.)
5260. Mêmes légende et type. fi. BONITATIS VNCIARVM QVNQVE. Même type.
AR. Douzième d'écu. (Ibid., n" 99.)
MOI. Mêmes légende el type. fi. BONITATIS VNCIARVM SEX. 16-68. Môme type-
AR. Douzième d'écu. ilbid., n» 100.)
5262. M M AD AL MAI MAR DI FOSD. Même type. ft. DNS ADIVTOR { A ) ET REDEM MEVS. Ecu aux trois lis; couronne à feuilles d'achc. 16-68. AR. Douzième d'écu. (Ibid., n° 101.1 Cab. de France.
On a placé sur ces pièces le portrait de Marie-Madeleine Malespinc, femme du marquis, afin d'avoir une tête qui simulât celle de la créatrice du type.
5203. MARCHION . PONSAN .ET. MARC. Même t>pe. BONITATIS VNCIARVM QVATOR. Môme type. Couronne fleurdelisée. 1G-G8. AR. Douzième d'écu. (Ibid., pl. 10, ne 8.) Cab. de France. — Pl. CXIX , n» 9.
••264. Variété avec QVATVOR et 1G-G9.
Coll. Voillcmicr.
5205. MARC . FOSD . BONITATIS. VNC . QVQ. Même lype. ft. INTER.SPI- NAS.CERVLEA. FLORENT. Même type. 10-69.
AU. Douzième d'écu. (Ibid., n° 103.) Cab. de France.
5260. Variété avec MARCH.
Musée de Sainl-Omer.
Ponzano et Marcello-Monte étaient deux fiefs voisins de Fos-dc-Noro.
5207. IVL.M.S.R.I.PRINC.SOVV.DOM. Même type. MELLIBAT. EX . LILIIS. Ecusson couronné; de chaque côté, 16-09. AR. Douzième d'écu.
Pl. CXIX , n* 10.
A qui appartient ce douzième d'écu , dont la légende semble indiquer un prime allemand? Les amateurs de monnaies étrangères le diront sans doute.
Si l'on me reprochait d'avoir donné toutes ces dernières monnaies , qui sont évidemment étrangères, je répondrais que j'ai cru utile pour mon sujet de rapprocher ces pièces de celles qui sont sorties de l'atelier de Mademoiselle, avec d'autant plus de raison , qu'elles ont été émises dans les mêmes circonstances et dans un but analogue.
En terminant la longue nomenclature des monnaies des princes de Dombcs, je doi> consigner une observation que j'aurais do faire plus tôt. Il s'agit du classement que j'ai adopté relativement aux pièces émises au commencement de chaque règne, avec le nom et le coin du prédécesseur. M. Manlelier a rangé les monnaies par règne, tandis que j'ai suivi le nom que je trouvais inscrit. Cet ordre ma semblé plus naturel, et n'embarrassera pas les numismatistes , puisque chaque fois que le fait s'est reproduit , je l'ai indiqué.
A ce sujet, je dois relever une assertion de M. B. Fillon, qui (Calai. Rousseuit , commentaire du n* 7-U) s'est encore malheureusement rencontré avec M. Sirand. Il voit dans la date une erreur monétaire on un souvenir donné par Gaston à sa femme Marie , tandis qu'il est évident que ce n'est que le résultat de l'emploi d'un ancien coin ulilisé pendant quelque temps.
BOURGOGNE-COMTÉ ou FRANCHE-COMTÉ.
L'enfantement du comté de Bourgogne fut très laborieux. Formé à différentes fois, démembré aussi souvent encore , il est impossible , à moins d'écrire son histoire , de le suivre dans toutes ses transformations. Je crois que c'est peu utile à mon sujet. Les possesseurs de la Haute-Bourgogne furent pendant longtemps trop peu puissants, leur pouvoir était trop mal établi , pour qu'ils aient en le temps de battre monnaie. Aussi n'en avons-nous aucune qui puisse leur être attribuée , du moins jusqu'à une certaine époque , c'est-à-dire jusqu'au milieu du xi' siècle. Nous ne savons pas ce que l'avenir nous réserve ; mais je crois que nous avons peu d'espoir de voir remplir ces lacunes, et que rien ne nous viendra d'antérieur à ce que nous avons. Aucun titre, aucun monument ne nous parle du monnayage des comtes de Bourgogne , avant que leur dynastie fût solidement assise. Les deux seules pièces que nous connaissons ne peuvent venir à notre secours et démontrer qu'il ait existé un monnayage antérieur, puisque leurs types n'offrent point de dégénérescence. MM. Planlet et Jeannez , dans leur Essai, dont je parlerai plus au long tout à l'heure, ne font connaître que trois monnaies carlovingiennes. Les deux premières, sorties de l'officine de Besançon , appartiennent sans conteste à Charles-lc-Chauvc , et sont par conséquent purement royales. Quant à la troisième, son type est tout à fait altéré, ce qui en fait évidemment une monnaie féodale; mais son attribution à Besançon me parait plus que problématique.
On pense que Hugues-leNoir fut le premier comte héréditaire de Bourgogne (915). Le comté subsista jusqu'en 1295, lorsque Othenin ou Olhon céda , par un traité dont les stipulations sont honteuses, tous ses biens à Philippe -le-Bel , roi de France. Pendant la période de près de quatre siècles qui s'écoula jusqu'à celle cession , nous n'avons, comme je l'ai déjà observé, que deux monnaies. D'où vient cette pénurie? De ce que les monnaies étrangères avaient cours dans la Bourgogne , et que particulièrement les deniers esletenants y étaient très répandus.
Par suite de partages et d'alliances, quelques maisons puissantes entrèrent en rivalité avec la maison de Bourgogne : ce sont celles de Vienne , de Chalon , de Chalon- Auxcrre, de Chalon-Arlay. Je parlerai de celles qui ont battu monnaie , en décrivant les rares pièces que nous en avons.
J'ai rapporté que le comté de Bourgogne était venu , en 1295, en la possession du roi de France. Il y resta trente-cinq ans seulement, puisqu'on 1330, après la morl de Jeanne de France, qui avait institué pour son héritière Jeanne, sa fille aînée , mariée à Eudes ,' duc de Bourgogne, celui-ci se trouva possesseur du comté. Nous
3 tods quelques monnaies frappées par les comtes-ducs à Auxonne. Je les joindrai aux monnaies des ducs.
Après la mort , arrivée en 1482, de Marie, fille de Charlcs-lc-Téméraire, le comté de Bourgogne fut dévolu au prince Maximilien, son mari, et entra par conséquent dans la maison d'Autriche. Leur fils, Philippe-le-Beau , prit possession du comté en 1494. Il épousa , Tannée suivante , Jeanne, infante d'Espagne. Cette princesse n'ayant pas eu d'enfants de ses deux maris, dont le dernier fut Philibert-le-Beau , duc de Savoie, Charles V, depuis Charles-Quint, devint possesseur de la Bourgogne, qui resta dans la maison d'Espagne jusqu'à sa réunion à la France en 1678, par suite des conquêtes de Louis XIV.
Sous les rois d'Espagne , on frappa en leur nom un assez grand nombre de monnaies en Franche-Comté. Leur atelier était établi à Dôle.
M. Plantcl, mon ami et collègue , dont nous avons à regretter la perte récente et si prématurée, et M. Jeannez, procureur impérial à Lons-le-Saulnier, ont publié, en 1855, un Essai sur tes monnaies du comté de Bourgogne, dans lequel tontes les questions historiques et numismatiques sont traitées et élucidées avec soin. Cet ouvrage, dont le titre est trop modeste, comprend toutes les monnaies frappées dans la Franche-Comté. J'ai déjà fait usage de ce travail dans le résumé qui précède , et je m'en servirai pour tous les monnayages. On ne peut pas prendre de meilleur guide , et l'on devra y recourir toutes les fois que l'on aura le désir d'étendre ses recherches.
COMTKS DE BOURGOGNE.
Hugues-le-Noir , 915—951.
Letalde, 951—...
Alberic , ...—975.
Letalde II, 975—979.
Alberic II , 979—995.
Otton ou Othe -Guillaume, 995—1027.
Renaud I", 1027— 1057.
Guillaume I" le Grand, 1057—1087.
Renaud II, 1087—1097.
Guillaume II l'Allemand, 1097-1102.
Guillaume III l'Enfant, 1102—1127.
Renaud III, 1127—1148.
BÉATRtX , 1148—1190.
Otton II, 1190-1200.
Béatrix II et Otuon III, 1200—1234.
Othon IV le Jeune, 1234—1248.
Agnès de Méranie et Hugues, 1248—
Otton V, dit Ottenin, 1279—1303.
Robert-l'Enfant, 1303—1315.
Jeanne I" et Philippe-le-Long , 1315—
Jkanne II et Eudes IV, 1330—1347.
Philippe de Rouvre, 1347—1361.
Marguerite de France, 1361—1382.
Louis de Malb, 1382—1384.
Philippe II le Hardi, 1384—1404.
Jean -sans-Peur, 1404—1419.
Phiuppe-le-Bon , 1419—1467.
Cbarles-le-Téméraire , 1467—1477.
Marie, 1477-1482.
Marguerite d'Autriche, 1482—1493.
PmUPPE-LE-BEAO , 1493— 1506.
Marguerite d'Autriche de nouveau,
Charles -Quint, 1530.
RAINAUD I". 1027-1057.
5268. * LEÛONIS VIL. Dans le champ, E barré el O. Q. * RAINALUVS. Croix.
AR. Denier : 1,20. (Revue, 1843, pag. 19), vignette; Plantet et Jeanivez, pl. 4, n" 1".) Coll. de Vesvrolte. — Pl. CXIX, n» 13.
L'altribnlion de celte rare pièce , dont un seul exemplaire est connu, ne soulève pas de difficultés; c'est bien à Rainaud I" qu'elle appartient. L'observation faite par MM. Planlcl et Jcannez, au sujet du type de l'avers, ne me semble pas heureuse. Selon eux, le mot EO, que Ton voit dans le champ, peut être une abréviation de Corne», la barre transversale placée sur l'E pouvant simuler un M. J'objecterai que le C finissant la légende circulaire indique déjà le mot Cornes, qui ne peut pas être mis deux fois. D'ailleurs ce type n'est pas nouveau ; nous l'avons déjà trouvé sur quelques pièces du Duché de France , alors qu'il ne pouvait pas avoir la signification que l'on voudrait lui donner ici.
5269. * MONETA. Croix. fij. * IVLEUONIS. Dans le champ, BE avec un trait au-dessous.
AR. : 1,14. (Poey d'Avant, n° 1438, et pl. 20, n«4; Plantet el Jeannez, pl. 4, n» 2.) Cab. de France. - Pl. CXIX , n« 14.
Me fondant sur les lettres BE inscrites au champ de ce denier, el qui me semblaient devoir être expliquées par Burgundie ou Benediclio, enfin sur le mot Monela, qui indique toujours une monnaie épiscopale , j'avais (Description, pag. 306) fait de cette pièce le produit du monnayage des archevêques de Besancon. MM. Plantet et Jeannez sont d'un avis contraire , et la donncDt à Guillaume ICT ou plutôt à Rainaud II , comtes de Bourgogne. Dans l'état de la question , il est difficile de rien décider. Il faut attendre que quelques monnaies nouvelles viennent remplir les nombreuses lacunes qui existent , et nous permettent de raisonner d'après des arguments plus sérieux.
RAINAUD II? 1087-1097.